Legends avec Kerri Chandler, Joe Claussel, Jerome Syndeham & Dj Deep @ Rex Club – Paris 03/02/2013

Posted in Clubbing on février 22nd, 2013 by LPR

LPR (normally) Legend’s (if…) Review

Sortir un dimanche soir ?
Pourquoi faire !

Cette idée peut paraître saugrenue en introduction d’une nouvelle review, qui traite d’une de mes nouvelles envolées nocturnes et pourtant.
Oui, pourtant, cela vaut le coup d’oeil car ce sont les soirées Legends qui reprennent du poil du dancefloor dans l’antre du Rex Club.
Et c’est bien evidemment avec le charismatique mais discret Dj Deep que le flambeau est repris un dimanche soir de Février pour les 25 ans du Rex Club en cette année 2013.
A cette occasion, Dj Deep ramène quelques uns de ses « amis » : Kerri Chandler, Joe Claussel et Jerome Sydenham.
Tous se connaissent, se respectent et ont même travaillé ensemble autour du label de Jerome Sydenham Ibadan Records.

Forcément, une soirée comme celle-ci ne se loupe pas, mais il faut pour cela penser à prendre son lundi pour l’assurer et la vivre pleinement.
La chose faite, il n’y a plus qu’a vivre la soirée….et se motiver d’abord pour sortir un dimanche soir et s’éloigner d’une couette attirante.

Une fois arrivé tout près du Rex Club, je retrouve Kya des Wumm et Dj Matt de That’s House attendant devant la façade rougeatre.
Je me joins à eux dans l’attente d’une ouverture de porte nous permettant d’aller au plus près de ce moment de partage musical.
Mais au moment d’être aux portes de l’accession à cela, un des videurs nous indique : « - Désolé, cela ne va pas être possible pour ce soir. »
Un échange court se crée pour comprendre ce refus, justifié seulement par la « parole » du physionomiste.
Dépité, nous nous mettons sur un coin en attendant de « digérer » ce refus ou de trouver un « stratagème » pour pouvoir rentrer.
Et pendant ce temps là, toutes les personnes ayant achetées une place en prévente rentrent de façon massive.
Nous y croisons quelques connaissances de Matt, entre autre Mialy, et peut-être que cela a joué par la suite.
Sans abandonner, nous rentrons enfin tous les trois dans le temple de l’électronique Parisien de qualité.

J’ai des souvenirs assez lointain du Rex Club, par des soirées technoïdes (Laurent Garnier All Night Long, Maxx T Live) mais plus trop en house.
L’arrivée se fait toujours dans son long couloir qui amène, en croisant le bar rosée de lumière sur la droite, à la piste centrale.
Pour l’occasion, le dj booth est décalé sur la droite de la dite cabine officielle, sur une estrade aménagée.
Joe Claussel y joue déjà de bons morceaux dynamiques, moins soulful qu’aux Body & Soul, mais à la sélection impeccable.
Quelques filtreries plus loin, le ton de la soirée est donné et les clubbe(use)rs passionné(e)s ou amateur(trice)s se mettent dans l’ambiance des Legends.
Autant, on retrouve les fidèles Jean-Mark ou Fukiflex en avertis, autant on trouve pléiades d’artistes, amis, venus soutenir les acteurs de cette Legends.
Outre Deep, Jerome et Kerri derrière Joe, nous pouvons voir Dj Gregory, Julien Jabre ou encore Djul’z. Que du beau monde pour une excellente soirée qui s’annonce.

L’ambiance s’installe et les premiers relais aux platines s’effectuent.
Il était certain que cette soirée ne serait pas cadré dans le sens très carré.
Les ping pong seraient à coups sûr légion et les bonnes vibes seraient la bonne attitude de la Legends.

Kerri Chandler prend possession des platines et commence à tenir le pavé de la danse avec son savoir faire.
Jerome Sydenham le relaie.
Mais alors que Kerri abordait plusieurs styles de House, Jerome se contente d’être précis dans ses mixes de pseudos tech house, d’un minimalisme qui n’est ni house, ni tech, dans une veine dite « de Berlin ».
On aurait dit que Kerri comprenait que le public perdait pied dans le set de Mr Ibadan (qui a pourtant sorti plusieurs maxis de Ten City pour rappel) et s’incluait dans la partie de ping pong avec Jerome.
Cela donne un morceau soulful/disco/Kerri Chandlerien mixé avec 3 morceaux de beat aux kilomètres de Jerome….où comment casser une ambiance !

Je commence à décrocher de plus en plus et ne comprend pas pourquoi cette déviance.
Kerri est tout sourire pourtant, à essayer de donner une énergie en courant partout des platines à la table, de son ordinateur portable  à l’envoi d’effets pour compléter le travail de Jerome.
Mais plus que sur le visage de Deep, c’est sur l’attitude de Joe, assis sur le banc des remplaçants avec une mine renfrognée et blasée, que l’on comprend que cette soirée part en vrille.
Pour tous ceux et celles qui ont fait le déplacement pour cette soirée spécifique, un dimanche soir, dans le froid d’hiver de Février, ce que l’on voit et entend tous, est incompréhensible.

Sauf pour une partie du public, la décroche est palpable sur les visages de ceux et celles qui savent pourquoi ils étaient venus ici, ce soir là.
Mais après l’expérience quelques semaines plus tôt d’une autre soirée house dans un autre lieu, un constat commence à s’opérer sur pourtant deux publics différents cotoyés.
La fameuse partie du public dont je parlais juste avant était du même acabit que la soirée précédente : jeune, fonçant sans respect dans les masses de clubbers et sans excuses aucunes, aux comportements individualistes identifiables (verres jonchant le sol et trouvant cela normal, n’accepte pas les remarques).
Je ne reconnais pas ou plus l’esprit de la Dance Music tant prôné par nos ainés, les initiateurs de la disco du Loft ou du Paradise Garage, de l’attitude de la house des Warehouse ou des clubs New Yorkais, la réceptivité et la communion des soirées Cheers à La Coupole ou les débuts du Djoon.
Je suis mal à l’aise par rapport à la réalité de la culture clubbing actuelle et de ce qui s’est fait par le passé, de ce que je souhaite et de ce que j’ai même vécu.

Qu’est-ce qu’il s’est passé pour qu’aucune démarche ne soit faite pour replacer la soirée Legends comme la soirée exceptionnelle qu’elle devait être ?
Y’a t’il eu des directives ?
Des communiqués d’artistes ont prouvés le contraire les jours suivants.
Y’a t’il eu des adaptations des acteurs aux clubbers ?
Des exemples par le passé l’ont prouvés musicalement mais sans preuve véritables au Showcase par exemple il y a quelques mois de cela.

Pourtant, ce sont des potes, dans un endroit qui est « comme à la maison » (dixit Lauren Garnier), un dimanche soir, sans contraintes.
L’incompréhension s’installe et ne se détache plus de moi pour expliquer ce que je vis.
Cela va même jusqu’à ce qu’un « petit frère » de 18/20 ans m’aborde pour me demander des drogues pour tenir le coup.

Après plusieurs tentatives pour essayer de tenir plus longuement dans cette soirée, je me décide à la quitter véritablement avant 4h.

Le cumul de ressentis de cette review n’est certes pas très positives (refus d’accès à la soirée au début, une partie du public peu respectueux, musicalement incohérent), mais c’est aussi la réalité des choses dans l’actualité.
Je suis complètement déphasé par rapport à ce que je veux et ce qu’il y a en actualité et dépité de cette vision du clubbing « moderne ».
Kerri, c’est un peu toi qui a tenu la soirée par ton entrain et ton dynamisme, quitte à trop en faire. Mais il est impossible de juger aucun des artistes de ce soir qui ont tous apportés, de près ou de très loin dans le temps, beaucoup à la scène house et à la Dance Music de façon générale.

LPR qui ne finira pas cette review par la polémique (qui n’en est pas une) et qui va se réfugier dans les DVD Maestro ou le futur Back In The House qui montre ce qu’est la House Music (sa base,  les valeurs de respects et de partage).

 

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My Love Is Underground Label Night seconde édition avec Underground Paris, Brawther, Anil Aras, Tristan Da Cunha, Inner Sense, Slikk Tim, Deepah & Nino @ Batofar – Paris 25/01/2013

Posted in Clubbing on février 21st, 2013 by LPR

 

 

LPR « I’m coming back » review

En ce vendredi 25 Janvier au soir, me voilà de nouveau le temps d’une nuit…clubber.
Etonnant peut-être, mais c’est pour participer et profiter d’une soirée, au concept sonore que j’apprécie beaucoup.
Cette soirée est celle du label Français My Love Is Underground, spécialisée dans le son House, un peu brut et « à l’ancienne », puisque c’est ce qu’il se faisait beaucoup dans les années 90. Ce label est géré par Jérémy Underground Paris, un activiste de ce mouvement pour prôner ces sonorités anciennes, mises à l’actualité en 2013.

Après l’introduction du label et du concept, me voici en direction du bateau phare, la fameuse péniche du côté de Bercy, pour vivre cet événement.
Le Batofar m’évoque de très bons souvenirs, comme les soirées Stalwart avec Richard Earnshaw et Rork ou Frankie Feliciano et Arnold Jarvis pour la Sweet & Deep (nostalgie quand tu nous tiens).

Peu après 24h, je lutte contre les bourrasques de vents glacials pour parvenir jusqu’à la passerelle du bateau.
Je suis très enthousiaste en lâchant un billet à la demoiselle à l’entrée, pour vivre cet événement qui m’émoustillait depuis quelques jours.
Et pour cause, j’aime la House façon 90’s, dite RAW et j’aime certaines sorties du label My Love Is Underground.
J’ai plus ou moins toujours loupés ces soirées où les vidéos m’amenaient à me dire que le public était connaisseur et réagissait au quart de tour.

Après une nouvelle visite du propriétaire (depuis le temps), les premiers émois et les pas de danses commencent à s’enchaîner sur les mixes d’Inner Sense.
A l’avant du bateau, dans la cale, des platines vinyls sont posées sur une table dans un endroit étriqué.
Un dj de couleur ébène y joue quelques disques devant peu de personnes et…quelques poissons barbotant dans un long cylindre de verre.
C’est étrange de faire un deuxième espace dans un endroit aussi petit et inadapté pour la danse.
Je pense que ce sont les platines qui sont passés de la terrasse (animation musicale de 19h à 0h) à la cale…mais cela n’a pas duré longtemps.

Dans la salle principale, c’est un batofar atteint de nouvelles technologies (écrans à LED, nouvelle génération de lumières) qui essayent d’amener les clubbers dans l’état d’esprit de la fête.
Sur une longue table sont alignées deux platines vinyls, deux platines cd’s et une table de mixage en toute simplicité.
Tout autour de celle-ci, Underground Paris, Brawther, Inner Sense et Tristan Da Cunha enchaînent les disques à la méthode « nocturnal ping pong ».
Et un sosie de Roger Sanchez aux dents diamantés s’agite autour de tout ce beau monde, micro à la main, pour haranguer la foule.

Tout le début musical de cette soirée My Love Is Underground est intéressant et différent des vidéos que j’avais vu des éditions précédentes.
Plus varié, amorçant des atmosphères différentes du côté « classique » de toutes les vidéos, ce début de soirée ne ressemble pas aux éditions précédentes (d’après seulement les vidéos et avis de personnes).
J’y entends par exemple Blue 6 “Do ya like it” ou encore MK featuring Alana “Changes” (MK & MAW Dub).
Et c’est une bonne surprise pour moi d’entendre cela, afin de ne pas lasser le public avec un seul style toute la nuit.

La soirée suit son cours et je m’attarde quelques instants à regarder le public, son ambiance, son enthousiasme.
Il est très jeune (à moins que ce ne soit moi qui soit devenu très vieux à ne plus sortir), tellement jeune qu’il parait à peine majeur (homme ou femme) et peu respectueux : bousculade sans cesse et sans excuses, verres renversés sur les gens ou laissés « exprès » à l’abandon pour faire déplacer le petit personnel au lieu de prendre ses responsabilités (c’est comme avec ces saloperies de journaux gratuits abandonnés dans le métro).
Il a l’air peu enclin à la découverte musicale et n’est pas très réceptif aux motivations faites par Slikk Tim (l’homme au micro).
Et là, c’est une surprise plutôt négative qui en ressort et qui me vient à l’esprit : est-ce que My Love Is Underground n’aurait pas monté un buzz sur la soirée pour attirer des gens qui ne sont là…que pour être là ?

Cela n’est juste qu’une sensation que cela me donne en ne voyant qu’une partie de gens qui ont l’air vraiment intéressés, sincères dans la démarche et connaisseur.
Je ne dis pas qu’il n’y en a pas et je ne dis pas qu’il y a tromperie sur la marchandise mais j’ai cette sensation que tous n’ont pas la même passion, investissement et respect que j’ai pour cette musique, ce mouvement aussi poussé que les acteurs de cette soirée par exemple.
Ces acteurs, que l’on voit durant la soirée, partagent une complicité, une sincérité, en manifestant leurs attachements physique à cette passion qui rassemble, créée par des êtres humains.
Lors de mes pérégrinations en oiseau de nuit, je passe en principe beaucoup de temps avec l’humain au travers des rencontres et des échanges.
Mais n’étant plus sorti depuis de nombreux mois, je sais citer des personnes que je croise durant cette soirée mais que je n’aborde pas (serais-je finalement timide ?).
Je pourrais dire que j’ai croisé Izmo/Brawther, Jérémy « Underground Paris », Inner Sense (normal, ce sont les principaux acteurs de la soirée), Nick V, Jean Mark.
Finalement, je n’interpelle que Deepah (un ingé son de qualité pour la cause musicale, connu depuis les années Cheers) et l’un des « frères » de My Love Is Underground, connu comme un fournisseur de plaques de qualité dans la sphère Discogs.

Tandis que la soirée avance, mes jambes flanchent et la fatigue m’entraîne à l’idée du sommeil ; il n’est pourtant que 3h30. Alors que je déclare forfait, j’ai une sensation du coup de déception.
Car, j’ai bien eu la surprise d’un son différent durant les heures de ma présence certes, mais en étant venu au Batofar avec des attentes.
J’aurais souhaité entendre que des sons à la façon RAW comme dans les vidéos…au risque d’être en saturation.
Saloperie d’attente !!!

LPR remis en mode clubber le temps d’un soir mais ne se sent pas en phase avec ce que deviens le clubbing.

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Winter Souful Meeting 2013 @ El Latino Loco – Les Arcs 2000 20-21/01/2013

Posted in Festival on janvier 22nd, 2013 by admin

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Winter Soulful Meeting 2012 @ Yes Club – Prague 30/11/2012 et 01/12/2012

Posted in Festival on janvier 5th, 2013 by admin

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Soulful Vibe avec ADN @ La Vague – Six Fours les Plages October 2012

Posted in Clubbing on octobre 26th, 2012 by admin
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Soulful Vibe avec Jerk House Connection & Tuxxl @ La Vague – Six Fours les Plages September 2012

Posted in Clubbing on octobre 26th, 2012 by admin
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Summer Soulful Meeting @ La Vague – Six Fours Les Plages 13-14-15/08/2012

Posted in Festival on août 20th, 2012 by admin


LPR Return’s review

Après avoir consacré beaucoup de temps à différentes activités musicales et extra musicales, me voici de retour à l’un de mes premiers amours : l’écriture.
Les fameuses reviews, autrement dit « Revues » (de soirées, de festivals ou d’évènements) sont de retour, toujours à la sauce LPR.

Universdj, le site le plus soulful, avec son forum sympathique (même s’il vient de se faire hacké), organise pour la 6ème fois, le Soulful Meeting.
Ce festival rassemble des passionnés, des dj’s amateurs, des audiophiles ou des curieux, avec des dj’s à la renommée internationale.
Pendant 3 jours, tout ce petit monde va se retrouver autour des platines du bar/club/restaurant La Vague à Six Fours Les Plages et les galets de sa Brutal Beach.
Toujours parrainé par Yass et Dj Rork, le festival voit se rajouter dans la liste des partenaires, la Webradio Parisienne Beatwinus spécialisée dans les musiques Soulful, ainsi que une radio de la région RGA Fm.

En introduction à cette review, je tiens à indiquer que celle-ci sera traité de mon point de vue qu’à partir du mardi et que des évènements seront relatés par différents acteur(trice)s ou spectacteur(trice)s qui m’ont fait part de leurs ressentis. Ceux-ci complèteront la review dans mes moments d’absences.

Une nouvelle édition du festival peut commencer parfois par une complication.
C’est ce qui arrive lorsque la nouvelle LPRtomobile fait des siennes et me fait arriver tard dans la nuit de lundi.
Au lieu de participer au premier soir de l’évènement, je consacre quelques (longs) instants à la découverte de mon colocataire de chambrée, Olivier Gopheller.
Débarqué de sa Belgique natale, le Bruxellois me fait part des premiers traits de sa personnalité musicale et personnelle autour d’une petite douceur sucrée et fraiche de la région.
Nous nous accordons un temps de repos, avant de vivre nos premières émotions le lendemain (du moins dans quelques heures).

Mardi 14 Août

La première surprise de ce mardi est un évènement, qui plus est même, un sacré évènement : la venue de Dj Floy au Soulful Meeting.
Oui, oui, vous avez bien lu !
Le monsieur « Grippe A » (seul cas en France cette année là) ou le monsieur « J’ai mal au doigt à cause du vide ordure » est enfin avec nous. Miracle !

Réceptionné en bonne compagnie et sous surveillance, le quatuor Franco-Belge débarque à La Vague.
Pour certains, c’est la découverte, pour d’autres le terrain est déjà connu et les marques se retrouvent.
C’est un Ivan Something Magic, en pleins déhanchements, qui fait face à notre entrée.
Il mouille déjà le maillot le garçon et toujours aussi appréciable.
Les bonjours, les bises et les bribes de discussions s’amorcent avec certains alors que d’autres s’adonnent aux joies de la baignade en méditerranée.

Je retrouve avec grand plaisir Mike Sans Tess, Tuxxl dit Le Platiniste, Dj Kik (la base d’Universdj), Dj Kam, Didier (le paparazzi officiel des évènements Soulful), Bool et Therry (en fait la Jerk House Connection), Carole (la jeune femme aux yeux turquoises) et Deeper Eric (le dj à la structuration Soulful).
Un bon son house tourne depuis quelques temps, même s’il est très dommage que l’on ne peut pas l’entendre convenablement en étant installé sur la plage.
Mais pourquoi diable, une enceinte ou deux n’ont-elles pas été sortie du bar pour diffuser de la House Soulful à l’extérieur en direction de la plage ?
Et je dirais même plus : pourquoi les dj’s ne peuvent ils pas mixer à même la plage, sous des parasols, comme sur certaines photos visualisées quelques jours plus tôt ?
C’est une partie de ma réflexion au moment même où je pose mes fesses autour du Soulbag Crew presque complet (Miss Moon, Olivier Oxo, Harlem B), ainsi que Sam Sixty Sam, trouvés par hasard sur les galets.

La chaleur gagnant nos corps et nos motivations, nous décidons la petite bande, Olivier Gopheller et moi-même, de poursuivre ces discussions immergé aux ¾ dans l’eau salée, avec même en tête des idées conceptuelles qui peuvent faire du chemin.
Comme installer des platines sur une plateforme, flottant sur l’eau, le dj mixant en pleine mer. Un concept à suivre donc.

Les sets de Jerome M, Yan Gordo et Dofre s’enchainent avant que le collectif Housadiction, en la présence de Dj Floy et de votre serviteur, débarque pour deux heures de musiques soulful d’affilée.
Est-ce que c’est une coïncidence ou non, mais nous avons été programmé l’un derrière l’autre, comme la diffusion de nos émissions respectives sur une radio sur laquelle nous sommes tous les deux résidents. Mystère…
Dj Floy mixe du néo disco, de la House aux airs disco, de la Soulful House à la sauce disco. Bref, des influences disco quelques soient le style adoptés avec de très bonnes références tel que le « Golden Era » de David Morales avec la voix de Moloko, Roisin Murphy.

C’est sous l’œil de caméra et d’appareil photo que je seconde mon acolyte, pour une session en vinyl dans un lieu presque vide.
A peine le premier disque calé et lancé, qu’il y a déjà une remarque qui tombe : « Désolé que cela tombe sur toi, mais est-ce que tu peux jouer plus deep, ça c’est trop club ! ».
Le « ça » en question était Voices Of Life « The World Is Love » en version Mousse T Kinda Dope Remix.
Je ne savais pas que cela était trop club, car il y a une voix envoutante dans les chanteuses à voix (Sharon Pass), un piano accrocheur de cœur et une rythmique qui effectivement peut faire danser.
Il est 20h, c’est le début de soirée et c’est une occasion de passer une étape dans la journée pour faire danser les gens. C’est un peu le principe même de la Dance Music.
Qu’importe, je continue mon mix, quoi qu’il en coûte, j’ai choisi ma route et mes disques vinyls. Donc cela est et restera une session Soulful, comme le nom du festival.
D’ailleurs plus tard, j’aurais un avis sur les sets de Dj Floy et le mien, qui auraient été les plus représentatifs des musiques Soulful et en phase avec le nom et le concept du festival « Soulful Meeting ».
Il est vrai que je ne  lésiné pas dans cette session sur la House Soulful avec  : Reel People « Can’t Stop » (Dennis Ferrer Mix), Mariah Carey « Always Be My Baby »  (le remix de David Morales sur lequel Didier est en transe en train de chanter le morceau tout comme moi) ou encore l’ultra classieux Key To Life « Find Our Way (Jazz Path Mix).  Yass, au passage, me tape la bise au moment où il tique sur un des morceaux (Romanthony presents Naida ‘It’s On 2Nite »).

Dans ce set uniquement en vinyl, je fais pour autant deux entorses à ce format là avec deux cd’s.
Le premier est le morceau que certains ont appelés l’hymne du Soulful Meeting, puisqu’il s’appelle « Soulful Meeting Theme ».
Produit par le collectif Housadiction, le morceau est effectivement un hommage au festival que nous aimons.
Le deuxième morceau diffusé en cd est une exclusivité, puisque c’est le prochain morceau du collectif Housadiction (encore ?) remixé par Serious Man. A sortir prochainement.

Après un ou deux calages manqués (j’ai la franchise de le dire), je termine avec Funky Chocolate « Deep Moods ».
C’est Bruno ADN qui reprend la session en vinyl, avec un peu de mix, un peu de House, un peu de bizarrerie musicale et un peu de sélection.

Tout en avalant une brochette de poulet, j’entends une analyse assez poussée d’une curieuse sensible, qui amène au débat sur ce qu’est être dj et ce qu’est un mix.

Après le repas, un moment de détente autour d’un verre sur les galets est bien sympathique, surtout lorsque l’on est entourés de personnes cool et ouvertes.
On croise des fidèles tels que la bande de Grenoble/Lyon avec les Jean Phi, Jibi Martinez (et son jumeau en plus grand) et même de nouvelles têtes.
C’est aussi cela le Soulful Meeting, des rencontres, de la musique, un bon esprit et de bonnes vibrations.
Cela ne m’empêche pas d’entendre pour autant l’ensemble du set court du Soulbag Crew (1h30 à 3, c’est serré).
Mes oreilles accrochent sur le quart d’heure old school, quelques petites choses deep mais je décroche parfois à certains moments.

La nuit suit son court et bat son plein avec Djinxx alors que je retrouve quelqu’un que je n’avais pas vu depuis longtemps.
La fin de la nuit s’annonce et avant de partir, je tape la bise à Dj Rork en plein mix, avec des edits de folie réalisés par ses soins.
Le covoiturage Franco-Belge peut aller maintenant se coucher.

Mercredi 15 Août

Au matin, lorsque les yeux s’ouvrent, mercredi avait déjà pointé son nez et annonçait la dernière journée du festival.
Le quatuor se retrouve à midi (enfin 14h, nous sommes dans le sud) pour festoyer convenablement, parler, débattre de la musique et de la vie.

Ensuite tous à La Vague et tous à l’eau.

J’ai croisé Dofre (je suis désolé, on ne s’est pas vu plus que cela, navré), Nicolas Vautier (en plein bronzage) ainsi que des habitués du festival.
C’est fou le nombre de dj’s au kilomètre carré lors du festival, qui plus est, en tout simplicité.

Alors que la veille, une personne m’avait regardé avec un peu d’insistance pendant mon set, au moment de la diffusion du « Soulful Meeting Theme », j’en ai déduis que c’était Expanded People, le patron du label qui Expanded Records, qui accueille le morceau.
Et pour preuve, il m’appelle pour que l’on discute un peu aujourd’hui.
C’est bien la première fois que je discute contrats, projets, artistes, avec un patron de label.
Il y a un peu de Miami finalement dans ce Soulful Meeting.

Encore quelques minutes la tête sous l’eau et c’est déjà le départ pour quelques uns.
Je raccompagne notre Dj Floy national et son double au féminin et commence la séance des « Au Revoir ». C’est vraiment une chose que je n’aime pas faire, surtout dans les moments que l’on apprécie.
Il est attachant ce Dj Floy, mine de rien, on a du mal à s’en séparer !

De retour à La Vague, Olivier Gopheller et moi-même se posons la question « Mais où allons nous manger » ?
Pendant la réflexion, je crois entendre la voix de Lady Bird en Live, alors que je croyais qu’elle avait chanté avec le producteur Anglais Andy Compton, de The Rurals, le lundi.
Bizarre !
Finalement, nous optons pour une tablée non prévue et organisée à l’arrache (Full) de tapas, de poulets, et de frites sur un confortable U de transats.
C’est une tablée multi régionale (Clermont Ferrand/Nîmes/Paris/Grenoble) et même internationale avec un Bruxellois et un futur Chinois.
Le débat est long et enrichissant, parlant du festival, de son organisation, des bons moments (ces rencontres musicales et humaines) et des moins bons (Dj Kam arrêté en plein mix) et même de son avenir.

La discussion amène déjà à cet état d’esprit, vous savez celui où l’on est prêt à dire que l’on a passé de bons moments, que l’on aime tout le monde et que l’on a pas envie que cela s’arrête.
Mais heureusement, nous rencontrons les mystérieux Dj pervers et Dj Goldorak, avec qui on rigole jusqu’à en avoir mal au ventre. A suivre sur Mozinor Mi Amor.
Enfin, comme Dj Rork est dans le secret des dieux,’il nous indique, presque sous forme de conclusion, quelques nouvelles sur le futur album des Daft Punk.
Merci à lui pour nous avoir fais partager sa source.

Il est 1h15, je me dis que c’est l’heure à laquelle il faudrait rentrer dormir, en vue d’un long périple qui m’attend le lendemain.
Pourtant, c’est seulement à ce moment là que je commence à dire « au revoir », à l’ensemble des personnes que j’ai vu, reconnu, découvert ou avec qui je n’ai échangé que quelques mots.
Et en fait cela me prend presque…1h30 à le faire. Je crois bien que je ne veux pas partir d’ici !

Le lendemain, je conduis Olivier Gopheller à la gare de Toulon.
Une découverte humaine, intéressante, des points de vue enrichissants et différents dans la méthode, ainsi qu’une musicalité à toute épreuve, voici comment j’ai pu percevoir et apprécier le Bruxellois pendant ces quelques jours.
Allez, la prochaine fois, il descend de sa contrée avec le Marocain le plus soulful de Belgique, U-Ness. Promis !

En partant, j’ai cette drôle d’impression : un mélange de nostalgie et de regret.
J’ai découvert des personnalités, j’en ai approfondi quelques autres, j’ai passé des bons moments et c’est dommage que cela s’arrête.
Mais je sais qu’il y en aura d’autres et différents.
Je regrette du coup de pas avoir être présent le lundi car j’y ai loupé Jayffe (désolé, je me rattraperais un jour en allant à Strasbourg voir comment est la soulful), Lydia Scarfo (on devait se voir et discuter longuement, ce n’est que partie remise) et Dj Céline (j’aurais bien donné suite à la discussion de l’an dernier).
C’est pour cela que j’ai eu une pensée pour eux, une pensée à tous ceux et celles qui ont participé, organisé, soutenu de près ou de loin le festival (merci à toi Dj Zeus, mais un jour il faudra que tu viennes), qui en est à sa 6ème édition.
Je sais que les occasions ne manqueront pas pour se voir les uns et les autres et même de créer ces occasions pour les partager plus rapidement.

La scène soulful continuera à s’épanouir tant que des passionné(e)s, des résistant(e)s, des  amateur(trice)s continueront de partager, de respecter, de soutenir, quelque soit la forme, l’ensemble des acteur(trice)s, des collectifs, des initiatives autour de la matière première qui nous réuni, la musique.

LPR, un simple passionné et humain avant tout.

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Soulful Vibe Universdj vs Jerk House Connection @ La Vague – Six Fours les Plages 21/07/2012

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TuXxL & Simon @ Top FM – 05/07/2012

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Pure House avec TuXxL, Mike & Tess, Dabeul Di, Luke Skywalker, David Vandamme, Simon & Carole @ Top Fm – 23/05/2012

Posted in Radioshow on août 19th, 2012 by admin
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