1ere Anniversaire de L’Ambassade avec Yass, Alexandre Destrez (Piano), Anna Korbinska (Saxophone) & Vince Michaelson @ L’Ambassade – Limoges 15/03/2014

Posted in Clubbing on avril 11th, 2014 by LPR

LPR’s Limousin Review

Il arrive parfois, que sur un coup de tête, on décide de participer à un évènement musical que l’on n’avait pas prévu.
C’est ce qui fait tout le charme de l’improvisation, qui plus est, lorsque cela créée une virée à travers ce beau pays qu’est la France.
Ma destination, Limoges.
L’un de mes fiefs puisque c’est ici qu’est diffusée, en Fm, l’émission de radio que j’ai souhaité mettre en place, il y a des années de cela.
Je préviens d’ailleurs le « patron » de cette radio, Lord J, lui indiquant ma venue dans cette ville du Limousin, pour une soirée Soulful à deux pas de chez lui.

Yass, dj et producteur émérite de la scène House vient fêter, avec son équipe de musiciens, le premier anniversaire d’un lieu nocturne Limougeaud, l’Ambassade.
Au départ, je pensais que c’était le club de Lyon, du même nom, qui s’était exporté dans une autre région. Mais il n’en est rien, c’est le même nom mais pas le même endroit.

Avant de me mettre en jambe, je me mets à table autour de la découverte d’un plateau de viandes et d’une boisson locale. La bonne adresse à retenir à Limoges, c’est le Geyracois et c’est à deux pas de l’Ambassade.

Très proche de la gare des Bénédictins, l’Ambassade est accueillante par ses grandes baies vitrées donnant sur cette petite rue pavée des Tanneries.
C’est à la base un bar/brasserie/restaurant qui se transforme la nuit en mode club.
Il est très spacieux, offrant une scène surélevée, une piste de danse, au-devant de plusieurs allées de tables basses et de fauteuils plantés au sol, se terminant par la présence d’un long bar.
En mode clubbing, le lieu est plongé dans le noir, éclairé seulement par des lumières rougeâtres de serpentins fluos accrochés au plafond et de quelques spots.

Avançant timidement vers Yass, une fois entré dans l’endroit, les retrouvailles se firent chaleureuses pour autant.
Il est vrai que ma rencontre avec lui tient de mes premières review en 2006 et que je ne l’avais pas revu depuis le dernier Soulful Meeting en 2012.
Il m’invite à le rejoindre à sa table et assure les présentations de ces musiciens, qui ne sont que les biens nommés Alexandre Destrez et Anna Korbinska.
Pour ce premier, il est connu dans la sphère House pour avoir posé son piano sur nombre de morceaux labellisés Saint Germain et collaborant avec Shazz, Martin Solveig ou Dj Gregory.
Pour la seconde, c’est la découverte d’une saxophoniste que j’ai certainement entendu aux détours des morceaux de Wax Tailor.
Nous échangeons sur la musique, sur la vie, les requins du milieu, les bonnes surprises, Miami, le savoir faire des musiciens, le tout au gré de quelques sons House et soulful mixé par un dj caché par un ordinateur blanc étincelant géré par Foreman Haze.

Mais voici le temps de mettre tout ce beau monde sur scène.
Tel un chef d’orchestre, Yass lance les morceaux et Alexandre et Anna posent par dessus leurs pianos et saxophones.
Parfois de manière coordonnée et écrite comme sur les morceaux de Saint Germain ou de Rive Gauche, (le propre groupe d’Alexandre Destrez incluant également Anna Korbinska), parfois totalement improvisé au gré de la sélection du mix de Yass.
Nous avons tout de même droit aux classiques de Saint Germain « So Flute », « Rose Rouge » ou encore «Latin Note », mais dans des versions encore jamais entendus jusqu’à présent.
Plus dynamique, avec un sample vocal d’une voix féminine très jazz années 40 en interlude du « Rose Rouge », je ne sais pas d’où Yass sort ces versions.

Un peu plus de 45 minutes plus tard, les deux musiciens se retirent de la scène.
Yass reste seul, poursuivant l’aventure House music, alors que votre serviteur avait réalisé quelques déhanchés lors de ce live de qualité.
Cependant, je fus bien seul pendant des dizaines de minutes. En effet, personne n’est venu danser et s’amuser à mes côtés, durant ce live jazzy mâtiné d’électroniques.
Pire, des personnes indiquaient clairement que cela n’était pas une musique faite pour danser.
D’après elles, c’est clairement mieux 50 mètres plus loin, puisqu’ils diffusent les tubes du moment.
Avalant la fin de leurs verres, elles sont parties alors que j’essayais de ravaler ma colère d’entendre qu’elles préféraient entendre le formatage radiophonique plutôt que le créateur « Alexoutai » ici présent.
J’essaye de passer outre cet évènement en me rafraichissant.

A mon retour, je me fais aborder par la personne qui était accroché derrière un ordinateur portable gérant le jeu de lumières, près de Yass.
« Bonjour, tu ne me reconnais pas ? » me dit la personne.
En effet, derrière des lunettes nouvellement positionnées sur son visage, dans une pièce à la lumière tamisée, je n’avais pas reconnu Vince Michaelson.
Il est en fait dj résident du lieu, même si je le connaissais en tant que dj et animateur sur la radio de Limoges dans laquelle je mixe aussi, Emergence Fm.
Nous échangeons quelques mots puis il prend place derrière les platines,  à la suite de la première partie assuré par Yass et ses musiciens.
Les styles électroniques sont plus larges en ce début de deuxième set, mais je ne pourrais le vérifier sur la longueur. Car la fatigue est déjà aux portes de mes yeux tombants, en ce tout début de passage à la journée suivante.
Je laisse par conséquent tout ce beau monde mener sa soirée comme bon lui semble.

Les voyages forment peut-être la jeunesse (mais pas seulement), ils permettent aussi de voir un évènement dans la même veine, sous un angle différent.
L’Ambassade est une très belle structure, bien agencée, dans un cadre spacieux et agréable.
Il y était organisé une soirée house avec un dj, producteur, remixeur, reconnu sur la scène internationale. Des musiciens de renoms étaient présents pour une soirée de qualité, aux sonorités soulful, indiqués dès le flyer mis à l’entrée et dans la communication sur les réseaux sociaux.
Pourtant, la clientèle n’y était pas.
J’ai fais des dizaines de review avec des avis très proche, trop peut-être, pour que cela ne soit pas anodin.
Il y a des structures et établissements en France pour accueillir des évènements électroniques de qualité. Des organisateurs créent des soirées aux plateaux cohérents, afin que des artistes investis et passionnés puissent s’exprimer dans des lieux gérés par des personnes jouant le jeu.
Mais d’une manière générale, le public n’est pas ouvert à ces initiatives au partage de la culture alternative. Tout ce paragraphe est à mettre avec des exceptions (pas de structures, organisateurs ou patrons de clubs véreux, grand public ouvert).
Cette review se termine par un ras le bol, de côtoyer de façon régulière, dans des lieux et endroits différents, un public inadapté, fermé ou non respectueux d’un évènement musical, dans lequel ils sont venus de leur plein gré.
Je reprends pourtant cette conclusion, avec quelques modifications a apporté, puisque étant parti tôt de la soirée et ayant eu d’autres retours depuis, j’ai crû comprendre que la soirée a bien pris…même si c’était tardivement et après mon départ.
Comme quoi une soirée se déroule bien sur la longueur et que lutter contre sa fatigue aurait permis d’avoir un avis évolué et différent.
Méa culpa pour ne pas avoir vu Mathilde M. aux vestiaires et d’avoir ajouté à postériori Foreman Haze confondu avec Vince Michaelson pour la première partie.

LPR pour Universdj.com, le site précurseur à la base de toutes ces reviews soulful

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Flash Forward avec Aril Brikha (Live), Vince Watson, Fabrice Lig & Globul @ Rockerill – Charleroi (Belgique) 15/02/2014

Posted in Clubbing on février 18th, 2014 by LPR

LPR’s D3 sounds in Charleroi review

Pile un an après la dernière réalisée, pour une soirée House à Paris au Rex club, voici une nouvelle review façon LPR.
Cependant, c’est dans un nouveau lieu, dans un autre pays, pour un autre type de son, que je vais partager avec vous cette aventure musicale.

Dès mon apprentissage des musiques électroniques et de ses différentes variantes, il y a plus de 15 ans, j’ai toujours accroché sur la Techno.
Lorsque je vis sur la toile, courant Janvier, le plateau Fabrice Lig, Aril Brikha en Live et Terrence Parker, il fallait que j’en sois, quitte à faire une virée chez les voisins Belges en un week-end.

Le jour J, me voilà parti vers le plat pays, direction la ville de Charleroi.
Un arrêt s’impose entre deux, dans une restauration Turque proche de Valenciennes, pour ne pas danser dans quelques heures le ventre vide.
Tout en avalant quelques aliments gras et épicées, une télévision projette des images animées dans le lieu, avec des sonorités électroniques.
Une chaîne musicale diffuse en continue des clips, dont la sélection à cette heure-ci, est basée sur les tubes du moment.
Pourtant la sélection s’agrémente d’un Bob funky, invitant des rappeurs d’époque, puis de l’homme à la contradiction physique gras et mince entouré de la chanteuse Macy Gray, des Chemical Brothers et enfin des Punks idiots, réalisant eux-mêmes le clip de leur morceau « Fresh »,  avec le retour de l’homme à la tête de chien.
En pleine digestion autour d’un thé à l’hibiscus, je me retrouve à discuter clubbing et organisation de soirées avec le patron du lieu.
En effet, il souhaite mettre en place des soirées mix dans son restaurant, situé dans une petite ville du Nord Pas de Calais et me demande conseil lorsqu’il apprit que j’étais dj.

L’ayant conseillé au mieux, me voici reparti pour une heure de route, passant ce temps à écouter avec plaisir la radio sur laquelle je mixe en Fm, aux alentours de la ville de Mons.

Charleroi est une ville de 205 000 habitants ayant une activité industrielle riche entre autres dans la sidérurgie, les constructions électriques et mécaniques.
Et la destination de ma venue dans cette ville est le Rockerill.

Ce lieu est une ancienne usine de forges appartenant au groupe Cockerill.
Alors que l’usine était à l’abandon, des artistes ont remis en état la friche industrielle en 2005, pour en faire un lieu de culture alternative, renommé Rockerill.
L’ensemble est situé dans une partie de la ville totalement industrialisée, où la culture de la rue, comme le graff, a pris ses quartiers, avec une fresque de près de 500 mètres de long en bordure de route.
Le décor est bétonné, des cheminées à grandes hauteurs crachent leurs fumées en grandes pompes, il n’y a pas d’habitations, ni de centres de consommations, juste des usines et des industries de productions.
Je suis pourtant en Belgique, mais l’ensemble de ce que je vois et des sonorités que je vais y écouter dans quelques minutes me fait clairement penser à la ville de Detroit, l’endroit sur la planète où a été originellement créée la Techno.
Et lorsque j’arrêtais le véhicule motorisé, dans une enfilade de voitures stationnées les unes derrière les autres, le long d’une route déserte, j’eu un relent d’excitation à l’idée de vivre une soirée désirée, avec une grande liberté, sans besoin de passeport et de fichage ADN pour la vivre.

Alors que j’étais en train de taper du poing, dans une porte en fer avec le logo du lieu, pour que l’on m’ouvre, un couple de personne m’alerte que l’entrée se fait un peu plus loin.
Cela était sympathique de leur part car j’aurais pu rester longtemps derrière une porte qui ne s’ouvrirait qu’en fin de soirée (c’est ce que j’apprendrais plus tard).

En rentrant dans le lieu, je passais par une première pièce qui se nomme « La Cathédrale ».
On y trouve des exosquelettes de fer représentant, suivant l’interprétation, des animaux plus ou moins existants, dans un noir maîtrisé par quelques lumières bleutées et verdâtres.
Puis, l’entrée sur le site se fait par un contrôle et la vente de billet qui suit est réalisée dans l’enceinte des Forges.
Cet espace tout en longueur est baigné dans le rouge sang de plusieurs lumières, qu’elles soient sous formes de guirlandes électriques ou de spots.
Un rail de chemin de fer est encore présent au sol, servant certainement aux déplacements de wagonnets du temps des forges.
Il y a même une représentation de cochon, à l’halo de lumière endiablée, qui est accrochée sur un pan de mur, avec en dessous l’indication « Les Forges» en lettres de fer forgé.
Déjà dans cette salle, il est possible d’entendre le son de la soirée grâce à des enceintes posées tel un mini mur de sons de free, où un feu de cheminée et quelques réchauffeurs à gaz donnent suffisamment chaud dans ces locaux qui font penser à un squat.
D’ailleurs, il est possible d’y manger et de boire, tout en faisant un brin de causette, le tout en retrait de la salle où tout se passe, le Rockerill.
C’est ici qu’à lieu ce soir, la soirée Flash Forward, organisée par le résident local, Fabrice Lig.
J’ai déjà rencontré par le passé, ce mathématicien reconverti à la techno de Detroit, dans la capitale Française, pour la soirée RU Detroit avec les copains Maxx T et Kriss Kortz.
Nous avions échangés quelques mots dans les coulisses taguées du feu Triptyque, c’était en 2006.
Depuis, le Carolorégien a sorti un bon nombre de maxis sur des labels comme Motech ou Subject Detroit, seul ou entouré de Ken Ishii ou Titonton Durante par exemple.

Ma venue à Charleroi me permettrait de revoir Fabrice Lig mais aussi d’entendre pour la première fois le producteur Suédois Aril Brikha dans l’exercice du live.
Je découvrais une fois sur place un changement dans la programmation de la soirée car Terrence Parker ne pouvait être présent, il était remplacé au pied levé par Vince Watson.
Comme de par hasard, je venais d’acheter 3 jours plus tôt l’album The Emotion Sequence de ce dernier en vinyl.

Je franchis enfin le pas de porte de la dernière pièce mise à disposition ce soir-là, « Le Rockerill », pour partager cette soirée sous le signe de Detroit et de la Techno mélodique de ces acteurs nocturnes.
Je me retrouve dans une coursive qui surplombe une scène et un dancefloor posés en contrebas.
A ma gauche, la régie son et lumière, à ma droite les toilettes surveillés par monsieur pipi (nous sommes en Belgique, ne l’oublions pas).
Une branche de cette coursive en forme de T se termine par un espace détente aux multiples tables rondes de petit format et de banquettes basse.
Mais la principale attraction, à vivre et à entendre, se passe en dessous.
Il n’y a plus qu’à descendre un escalier étincelant de lumières blanches et me voilà dans la foule des danseurs.

Je fais face à un dj que je ne connaissais pas, entourés par trois platines CDJ 2000, dernier modèle démocratisés de la gamme Pioneer.
Il s’agit en fait de Globul, programmateur et résident du Rockerill en personne, dj passionné depuis plus de 20 ans par les musiques électroniques au sens large.
Je découvrais son travail au fur et à mesure de ces enchaînements et de l’activité sonore et visuel qu’il y avait autour de moi et derrière lui.
Car dans son dos, il y avait un écran aux formes découpées et tranchées à la serpe, sur lequel était projeté des images, des formes et des couleurs en tous sens.
C’était l’œuvre du collectif Dirty Monitor (ce que j’appris plus tard car sur le flyer, il n’y avait pas l’indication qu’ils s’occupaient en fait des visuels).
Autour de moi, des dizaines de jeunes gens enthousiastes, quelques tables de comptoir arrondis pour pouvoir « normalement » poser des verres et… des dizaines de cigarettes. La Belgique ne connait pas la protection des non-fumeurs !
Au fond à gauche, il y a aussi un bar toujours rempli de gens, attendant leurs consommations devant une représentation de Claude François passé à la moulinette Street Art.

Je deviens d’un seul coup plus enthousiaste à l’écoute d’un des morceaux du set de Globul, qui correspondait à si méprendre à la bande de Mad Mike, dont la référence m’échappe.
La soirée électronique aux sonorités de Detroit est lancée !
Vince Watson, au crâne luisant légendaire, prend possession de la scène surélevée afin de nous dynamiser tout cela.
Pendant près de deux heures, l’Ecossais va nous amener dans diverses mouvances électroniques.
Il y a de la techno tribal aux percussions percussives, des nappes et des mélodies planantes, certainement de son cru pour un certain nombre et aussi de la House, avec le très lourd et hypnotique « Sandcastles » de Jerome Sydenham et Dennis Ferrer.
Nous avons même droit à un passage très latino avec des voix et instruments très Brésiliens parsemés de ci de là, autour d’une rythmique technoïde.

Aux alentours de 2h30, avec une franche accolade et embrassade de respect et de complicité entre Vince et Aril, voici le moment pour ce dernier de se mettre en mode live.
Autour d’un Akaï Launch Pad et d’un Code 2 de chez Livid Instruments, le tout raccordé à une Xone 92, Aril Brikha joue avec les pistes préparées dans le logiciel Ableton Live, parfait pour l’exercice.
A l’intérieur du Rockerill, nous avons le plaisir d’entendre, de voir et de danser sur les morceaux du producteur Suédois, aux origines Iraniennes, tel « Palma », « For Mother » ou le classique « Groove La Chord », sorti à l’origine sur le label de Derrick May, Fragile Records.
D’ailleurs, petite anecdote, j’ai connu Aril Brikha par la House et non par la Techno directement, grâce aux compilations Body & Soul, du nom de la soirée de François Kevorkian, Joe Claussel et Danny Krivitt à New York.
Ce morceau transgenre, deep dans les atmosphères mais à l’énergie Techno, se place dans les sets de nombreux artistes aux références pourtant différentes.
Mais c’est surtout sur le couple « Winter » et « Berghain », tous deux sortis sur le label Kompakt, que l’ambiance devient survoltée.
Dans mon cœur, la nappe de « Berghain » résonne, s’insère et j’en ressors totalement touché.
Le rythme est ralenti, j’entends des voix, une rythmique plus années 80 et une basse bondissante proche de la cold wave, des sons de claviers plutôt discret mais portant bien la patte Aril.
Ce remix est en fait pour Sailor & I « Tough Love », qui diffère de l’ensemble des travaux musicaux d’Aril Brikha et c’est tant mieux. Superbe découverte.
Quelques morceaux plus loin, le live se termine une première fois et quelques applaudissements retentissent de façon timide.
Mais avec l’accord de Fabrice Lig, en pleine préparation de son matériel, Aril reprit pendant quelques minutes son live.

D’ailleurs, pour vivre cette expérience de la meilleure façon possible, je m’étais installé sur la coursive, à la hauteur de la scène.
Cela m’a permis d’analyser, de vivre et de danser sur le live dans sa plus grande intégralité possible.
Techniquement, Aril utilisait beaucoup le contrôleur code 2 afin de gérer les allers et venues des sons, leurs dynamiques et les effets tandis que le launch pad servait quant à lui, pour la structuration, les envois des différentes couches sonores et la sélection des clips des différents morceaux.
Le Suédois usait, parfois beaucoup, d’un procédé en créant une montée par un gros effet d’écho, pour relancer le morceau après un break. Il y a eu parfois quelques maladresses, par des sons joués trop fort ou des coupures un peu brutales, mais après tout, c’est du live et avec ces aléas.
Et grâce aux Wumm ou à Logan Dataspirit, je sais bien ce que c’est que le Live et toute la difficulté que cela comprend.
Du haut de mon perchoir, je dansais jusqu’à plus soif sur ces sonorités qui touchent mon esprit, mon corps et jusqu’à mon âme.
Cependant, à force de danser autour de cadavres de verres et de bouteilles rangés de façon anarchique, le pauvre Fabrice Lig s’est pris quelques centilitres de bières sur le crâne par ma faute (d’ailleurs, je m’en excuse au passage).
Enfin, pas totalement de ma faute, car en Belgique, comme dans beaucoup d’autres endroits d’ailleurs, l’alcool, le respect et la responsabilité ne font pas toujours bon ménage.
L’alcool peut engendrer l’euphorie, comme ces jeunes gens au premier rang, qui saluaient avec enthousiasme le travail d’Aril Brikha. Tandis que plus loin, on en verrait d’autres qui posaient leurs manteaux presque sur les platines, prêts à faire bouger la planche de bois accueillant les platines, juste pour se faire remarquer, jettent leurs verres partout sans gêne ou déversent de l’alcool par terre, sous couvert d’énervement.
Je peux parcourir des kilomètres afin de vivre une bonne soirée, sans autre objectif que celui-ci. C’est mon optique personnelle et je ne peux juger du reste de la situation. Mais à partir du moment où, il y a un manque de respect envers autrui, je trouve cela dommage.
Pour autant, il faut féliciter le Rockerill, pour la mise en place d’un stand de prévention. Il permet de sensibiliser le public sur la consommation et les conséquences de la prise de divers psychotropes (alcools, drogues), les rapports sexuels à risque et les dangers d’exposition à fort volume.
C’est surprenant de voir ce genre de stand, hors des free parties et autres festivals, afin d’informer de façon précise et sans tabous, les clubbers.
C’est un fait bien trop rare, pour ne pas le laisser sous silence et féliciter cette initiative, qui devrait se démocratiser.

Près d’une heure trente plus tard, Aril Brikha arrête ses machines lumineuses et passe le relai à Fabrice Lig, qui terminera la soirée autour d’un écran avec une pomme et d’un contrôleur.
C’est après quelques enchaînements, que je quitte cette soirée Flash Forward au Rockerill, vers 4h30.
Je laisse le dj, producteur et remixeur Belge terminer cette soirée à coups de sonorités filtrées, diverses et variées en mode Techno, pour rejoindre un lit douillet pendant quelques heures.

LPR, ravi de cette soirée qui l’a fait voyager, dans tous les sens du terme, dans des contrées électroniques, chez les voisins précurseurs dans ces musiques. This is « The Sound Of Belgium » (voir le film de Jozef Devillé)

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Tribute To Olivier Oxo (ex Soulful Meeting) @ La Vague – Six Fours Les Plages 14 au 17/08/2013

Posted in Clubbing, Festival on septembre 27th, 2013 by admin
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Fete de la musique @ La Vague – Six Fours Les Plages 21/06/2013

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Soulful Vibe avec Timothee Milton, Jerk House Connection & Tuxxl @ La Vague – Six Fours Les Plages 08/05/2013

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Anniversaire Tata So @ La Vague – Six Fours Les Plages 16/02/2013

Posted in Clubbing, Divers on septembre 27th, 2013 by admin
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Legends avec Kerri Chandler, Joe Claussel, Jerome Syndeham & Dj Deep @ Rex Club – Paris 03/02/2013

Posted in Clubbing on février 22nd, 2013 by LPR

LPR (normally) Legend’s (if…) Review

Sortir un dimanche soir ?
Pourquoi faire !

Cette idée peut paraître saugrenue en introduction d’une nouvelle review, qui traite d’une de mes nouvelles envolées nocturnes et pourtant.
Oui, pourtant, cela vaut le coup d’oeil car ce sont les soirées Legends qui reprennent du poil du dancefloor dans l’antre du Rex Club.
Et c’est bien evidemment avec le charismatique mais discret Dj Deep que le flambeau est repris un dimanche soir de Février pour les 25 ans du Rex Club en cette année 2013.
A cette occasion, Dj Deep ramène quelques uns de ses « amis » : Kerri Chandler, Joe Claussel et Jerome Sydenham.
Tous se connaissent, se respectent et ont même travaillé ensemble autour du label de Jerome Sydenham Ibadan Records.

Forcément, une soirée comme celle-ci ne se loupe pas, mais il faut pour cela penser à prendre son lundi pour l’assurer et la vivre pleinement.
La chose faite, il n’y a plus qu’a vivre la soirée….et se motiver d’abord pour sortir un dimanche soir et s’éloigner d’une couette attirante.

Une fois arrivé tout près du Rex Club, je retrouve Kya des Wumm et Dj Matt de That’s House attendant devant la façade rougeatre.
Je me joins à eux dans l’attente d’une ouverture de porte nous permettant d’aller au plus près de ce moment de partage musical.
Mais au moment d’être aux portes de l’accession à cela, un des videurs nous indique : « – Désolé, cela ne va pas être possible pour ce soir. »
Un échange court se crée pour comprendre ce refus, justifié seulement par la « parole » du physionomiste.
Dépité, nous nous mettons sur un coin en attendant de « digérer » ce refus ou de trouver un « stratagème » pour pouvoir rentrer.
Et pendant ce temps là, toutes les personnes ayant achetées une place en prévente rentrent de façon massive.
Nous y croisons quelques connaissances de Matt, entre autre Mialy, et peut-être que cela a joué par la suite.
Sans abandonner, nous rentrons enfin tous les trois dans le temple de l’électronique Parisien de qualité.

J’ai des souvenirs assez lointains du Rex Club, par des soirées technoïdes (Laurent Garnier All Night Long, Maxx T Live) mais plus trop en house.
L’arrivée se fait toujours dans son long couloir qui amène, en croisant le bar rosée de lumière sur la droite, à la piste centrale.
Pour l’occasion, le dj booth est décalé sur la droite de la dite cabine officielle, sur une estrade aménagée.
Joe Claussel y joue déjà de bons morceaux dynamiques, moins soulful qu’aux Body & Soul, mais à la sélection impeccable.
Quelques filtreries plus loin, le ton de la soirée est donné et les clubbe(use)rs passionné(e)s ou amateur(trice)s se mettent dans l’ambiance des Legends.
Autant, on retrouve les fidèles Jean-Mark ou Fukiflex en avertis, autant on trouve pléiades d’artistes, amis, venus soutenir les acteurs de cette Legends.
Outre Deep, Jerome et Kerri derrière Joe, nous pouvons voir Dj Gregory, Julien Jabre ou encore Djul’z. Que du beau monde pour une excellente soirée qui s’annonce.

L’ambiance s’installe et les premiers relais aux platines s’effectuent.
Il était certain que cette soirée ne serait pas cadrée dans le sens très carré.
Les ping pong seraient à coups sûr légion et les bonnes vibes seraient la bonne attitude de la Legends.

Kerri Chandler prend possession des platines et commence à tenir le pavé de la danse avec son savoir faire.
Jerome Sydenham le relaie.
Mais alors que Kerri abordait plusieurs styles de House, Jerome se contente d’être précis dans ses mixes de pseudos tech house, d’un minimalisme qui n’est ni house, ni tech, dans une veine dite « de Berlin ».
On aurait dit que Kerri comprenait que le public perdait pied dans le set de Mr Ibadan (qui a pourtant sorti plusieurs maxis de Ten City pour rappel) et s’incluait dans la partie de ping pong avec Jerome.
Cela donne un morceau soulful/disco/Kerri Chandlerien mixé avec 3 morceaux de beat aux kilomètres de Jerome….où comment casser une ambiance !

Je commence à décrocher de plus en plus et ne comprend pas pourquoi cette déviance.
Kerri est tout sourire pourtant, à essayer de donner une énergie en courant partout des platines à la table, de son ordinateur portable  à l’envoi d’effets pour compléter le travail de Jerome.
Mais plus que sur le visage de Deep, c’est sur l’attitude de Joe, assis sur le banc des remplaçants avec une mine renfrognée et blasée, que l’on comprend que cette soirée part en vrille.
Pour tous ceux et celles qui ont fait le déplacement pour cette soirée spécifique, un dimanche soir, dans le froid d’hiver de Février, ce que l’on voit et entend tous, est incompréhensible.

Sauf pour une partie du public, la décroche est palpable sur les visages de ceux et celles qui savent pourquoi ils étaient venus ici, ce soir là.
Mais après l’expérience quelques semaines plus tôt d’une autre soirée house dans un autre lieu, un constat commence à s’opérer sur pourtant deux publics différents cotoyés.
La fameuse partie du public dont je parlais juste avant était du même acabit que la soirée précédente : jeune, fonçant sans respect dans les masses de clubbers et sans excuses aucunes, aux comportements individualistes identifiables (verres jonchant le sol et trouvant cela normal, n’accepte pas les remarques).
Je ne reconnais pas ou plus l’esprit de la Dance Music tant prôné par nos ainés, les initiateurs de la disco du Loft ou du Paradise Garage, de l’attitude de la house des Warehouse ou des clubs New Yorkais, la réceptivité et la communion des soirées Cheers à La Coupole ou les débuts du Djoon.
Je suis mal à l’aise par rapport à la réalité de la culture clubbing actuelle et de ce qui s’est fait par le passé, de ce que je souhaite et de ce que j’ai même vécu.

Qu’est-ce qu’il s’est passé pour qu’aucune démarche ne soit faite pour replacer la soirée Legends comme la soirée exceptionnelle qu’elle devait être ?
Y’a t’il eu des directives ?
Des communiqués d’artistes ont prouvés le contraire les jours suivants.
Y’a t’il eu des adaptations des acteurs aux clubbers ?
Des exemples par le passé l’ont prouvé musicalement mais sans preuve véritables au Showcase par exemple il y a quelques mois de cela.

Pourtant, ce sont des potes, dans un endroit qui est « comme à la maison » (dixit Laurent Garnier), un dimanche soir, sans contraintes.
L’incompréhension s’installe et ne se détache plus de moi pour expliquer ce que je vis.
Cela va même jusqu’à ce qu’un « petit frère » de 18/20 ans m’aborde pour me demander des drogues pour tenir le coup.

Après plusieurs tentatives pour essayer de tenir plus longuement dans cette soirée, je me décide à la quitter véritablement avant 4h.

Le cumul de ressentis de cette review n’est certes pas très positives (refus d’accès à la soirée au début, une partie du public peu respectueux, musicalement incohérent), mais c’est aussi la réalité des choses dans l’actualité.
Je suis complètement déphasé par rapport à ce que je veux et ce qu’il y a en actualité et dépité de cette vision du clubbing « moderne ».
Kerri, c’est un peu toi qui as tenu la soirée par ton entrain et ton dynamisme, quitte à trop en faire. Mais il est impossible de juger aucun des artistes de ce soir qui ont tous apportés, de près ou de très loin dans le temps, beaucoup à la scène house et à la Dance Music de façon générale.

LPR qui ne finira pas cette review par la polémique (qui n’en est pas une) et qui va se réfugier dans les DVD Maestro ou le futur Back In The House qui montre ce qu’est la House Music (sa base,  les valeurs de respects et de partage).

 

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My Love Is Underground Label Night seconde édition avec Underground Paris, Brawther, Anil Aras, Tristan Da Cunha, Inner Sense, Slikk Tim, Deepah & Nino @ Batofar – Paris 25/01/2013

Posted in Clubbing on février 21st, 2013 by LPR

 

 

LPR « I’m coming back » review

En ce vendredi 25 Janvier au soir, me voilà de nouveau le temps d’une nuit…clubber.
Etonnant peut-être, mais c’est pour participer et profiter d’une soirée, au concept sonore que j’apprécie beaucoup.
Cette soirée est celle du label Français My Love Is Underground, spécialisée dans le son House, un peu brut et « à l’ancienne », puisque c’est ce qu’il se faisait beaucoup dans les années 90. Ce label est géré par Jérémy Underground Paris, un activiste de ce mouvement pour prôner ces sonorités anciennes, mises à l’actualité en 2013.

Après l’introduction du label et du concept, me voici en direction du bateau phare, la fameuse péniche du côté de Bercy, pour vivre cet événement.
Le Batofar m’évoque de très bons souvenirs, comme les soirées Stalwart avec Richard Earnshaw et Rork ou Frankie Feliciano et Arnold Jarvis pour la Sweet & Deep (nostalgie quand tu nous tiens).

Peu après 24h, je lutte contre les bourrasques de vents glacials pour parvenir jusqu’à la passerelle du bateau.
Je suis très enthousiaste en lâchant un billet à la demoiselle à l’entrée, pour vivre cet événement qui m’émoustillait depuis quelques jours.
Et pour cause, j’aime la House façon 90’s, dite RAW et j’aime certaines sorties du label My Love Is Underground.
J’ai plus ou moins toujours loupés ces soirées où les vidéos m’amenaient à me dire que le public était connaisseur et réagissait au quart de tour.

Après une nouvelle visite du propriétaire (depuis le temps), les premiers émois et les pas de danses commencent à s’enchaîner sur les mixes d’Inner Sense.
A l’avant du bateau, dans la cale, des platines vinyls sont posées sur une table dans un endroit étriqué.
Un dj de couleur ébène y joue quelques disques devant peu de personnes et…quelques poissons barbotant dans un long cylindre de verre.
C’est étrange de faire un deuxième espace dans un endroit aussi petit et inadapté pour la danse.
Je pense que ce sont les platines qui sont passés de la terrasse (animation musicale de 19h à 0h) à la cale…mais cela n’a pas duré longtemps.

Dans la salle principale, c’est un batofar atteint de nouvelles technologies (écrans à LED, nouvelle génération de lumières) qui essayent d’amener les clubbers dans l’état d’esprit de la fête.
Sur une longue table sont alignées deux platines vinyls, deux platines cd’s et une table de mixage en toute simplicité.
Tout autour de celle-ci, Underground Paris, Brawther, Inner Sense et Tristan Da Cunha enchaînent les disques à la méthode « nocturnal ping pong ».
Et un sosie de Roger Sanchez aux dents diamantés s’agite autour de tout ce beau monde, micro à la main, pour haranguer la foule.

Tout le début musical de cette soirée My Love Is Underground est intéressant et différent des vidéos que j’avais vu des éditions précédentes.
Plus varié, amorçant des atmosphères différentes du côté « classique » de toutes les vidéos, ce début de soirée ne ressemble pas aux éditions précédentes (d’après seulement les vidéos et avis de personnes).
J’y entends par exemple Blue 6 “Do ya like it” ou encore MK featuring Alana “Changes” (MK & MAW Dub).
Et c’est une bonne surprise pour moi d’entendre cela, afin de ne pas lasser le public avec un seul style toute la nuit.

La soirée suit son cours et je m’attarde quelques instants à regarder le public, son ambiance, son enthousiasme.
Il est très jeune (à moins que ce ne soit moi qui soit devenu très vieux à ne plus sortir), tellement jeune qu’il parait à peine majeur (homme ou femme) et peu respectueux : bousculade sans cesse et sans excuses, verres renversés sur les gens ou laissés « exprès » à l’abandon pour faire déplacer le petit personnel au lieu de prendre ses responsabilités (c’est comme avec ces saloperies de journaux gratuits abandonnés dans le métro).
Il a l’air peu enclin à la découverte musicale et n’est pas très réceptif aux motivations faites par Slikk Tim (l’homme au micro).
Et là, c’est une surprise plutôt négative qui en ressort et qui me vient à l’esprit : est-ce que My Love Is Underground n’aurait pas monté un buzz sur la soirée pour attirer des gens qui ne sont là…que pour être là ?

Cela n’est juste qu’une sensation que cela me donne en ne voyant qu’une partie de gens qui ont l’air vraiment intéressés, sincères dans la démarche et connaisseur.
Je ne dis pas qu’il n’y en a pas et je ne dis pas qu’il y a tromperie sur la marchandise mais j’ai cette sensation que tous n’ont pas la même passion, investissement et respect que j’ai pour cette musique, ce mouvement aussi poussé que les acteurs de cette soirée par exemple.
Ces acteurs, que l’on voit durant la soirée, partagent une complicité, une sincérité, en manifestant leurs attachements physique à cette passion qui rassemble, créée par des êtres humains.
Lors de mes pérégrinations en oiseau de nuit, je passe en principe beaucoup de temps avec l’humain au travers des rencontres et des échanges.
Mais n’étant plus sorti depuis de nombreux mois, je sais citer des personnes que je croise durant cette soirée mais que je n’aborde pas (serais-je finalement timide ?).
Je pourrais dire que j’ai croisé Izmo/Brawther, Jérémy « Underground Paris », Inner Sense (normal, ce sont les principaux acteurs de la soirée), Nick V, Jean Mark.
Finalement, je n’interpelle que Deepah (un ingé son de qualité pour la cause musicale, connu depuis les années Cheers) et l’un des « frères » de My Love Is Underground, connu comme un fournisseur de plaques de qualité dans la sphère Discogs.

Tandis que la soirée avance, mes jambes flanchent et la fatigue m’entraîne à l’idée du sommeil ; il n’est pourtant que 3h30. Alors que je déclare forfait, j’ai une sensation du coup de déception.
Car, j’ai bien eu la surprise d’un son différent durant les heures de ma présence certes, mais en étant venu au Batofar avec des attentes.
J’aurais souhaité entendre que des sons à la façon RAW comme dans les vidéos…au risque d’être en saturation.
Saloperie d’attente !!!

LPR remis en mode clubber le temps d’un soir mais ne se sent pas en phase avec ce que deviens le clubbing.

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Soulful Vibe avec ADN @ La Vague – Six Fours les Plages 10/2012

Posted in Clubbing on octobre 26th, 2012 by admin
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Soulful Vibe avec Jerk House Connection & Tuxxl @ La Vague – Six Fours les Plages 09/2012

Posted in Clubbing on octobre 26th, 2012 by admin
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