Weather Festival 2014 – Ile De France 06-07-08-09/06/2014

Posted in Festival on juin 11th, 2014 by LPR

LPR’s in legally free party

C’est un sacré évènement qui arrive en Ile de France, ce week-end de 3 jours de Juin, grâce au petit Jésus.
Le Weather Festival, 2ème édition du même nom, revient pour 4 jours de sons intégralement dédié aux musiques électroniques et le tout en communion, dans 3 lieux différents.
Je n’ai pas pu participer à la première édition en 2013. Après quelques recherches, j’ai vu qu’il y avait eu certaines critiques sur le choix des lieux et des désagréments de place et de chaleur dans ceux-ci.
Cette année, le Weather est devenu le Time Warp Français : un plateau Underground, aux artistes pointus, organisés sur des lieux originaux et surprenants.
Cet évènement d’envergure internationale, à deux pas de chez soi, est une aubaine pour sortir à nouveau avec plaisir et enthousiasme.
Il est organisé par l’agence Surpr!ze dont je ne connaissais que la renommée de l’organisation des soirées Concrete.
Première aventure, première mésaventure pour acheter les places du festival via un site marchand.
Si vous n’avez pas de carte bleue, que vous n’avez pas de numéro de téléphone portable et que vous êtes contre le fichage, vous devrez appeler un numéro lié à la banque pour confirmer votre achat, même durant la nuit.
Tout cela pour avoir un billet électronique à tarif préférentiel à imprimer par ses propres moyens, c’est la dernière fois pour moi !

Vendredi 6 Juin 2014, Institut du monde Arabe (Paris)

Premier jour du festival se déroulant en soirée de fin de semaine, lançant ce week-end de fatigue et de joies sur des rythmes répétitifs.
Les festivités se déroulent sur le parvis de l’institut du monde Arabe, symbole de la culture des peuples arabiques à Paris, au-devant de l’imposante bâtisse de verre stylisée, entourée pour l’occasion par une rame de train de l’orient express et sa locomotive à vapeur.
A 19h30, une pauvre saucisse dans un pain au lait est avalée, attendant patiemment Mount Kimbie.
Dominic Maker et Kai Campos montent sur scène à 20 heures, avec un batteur en son fond.
Ce groupe, signant l’an dernier son deuxième album sur le label Warp, m’était totalement inconnu.
Je découvre deux beatmakers, également bassiste et guitariste de façon alternée.
La construction de leurs morceaux était souvent formée par une introduction mélodieuse, avec des sons lancés à l’aide d’un sampler, pour des morceaux lents à teneur pop mâtinée d’électronique.
Ce n’est que vers la fin de leur concert que les trois derniers morceaux se révèlent plus dansants et carrément explosifs. Mount Kimbie gratte, chante, tape sur des boutons en rythme et connaît le principe de progression dans leurs concerts, c’est une belle découverte.

Pendant la pause entre deux concerts, je laisse dériver mon regard autour de moi. J’y vois des tee-shirts siglés électroniques (Underground Resistance, Warp, Body & Soul), Pop ou même Rock.
Il y a un grand nombre de personnes très jeunes (16 à 20 ans), des trentenaires, des quadragénaires et même des quinquas.
Toute cette populace se compresse un peu plus devant la scène à la nuit tombée lorsque Tony Allen (batteur de légende pour Fela Kuti, héros de l’Afrobeat) entre entouré de Moritz Von Oswald et Max Loderbauer.
Moritz Von Oswald serait un dieu vivant, prôné depuis des années, par tout un tas de journalistes spécialisés dans le domaine. Je ne l’avais jamais vu avant et je n’avais pas développé de culte autour de lui. Pourtant, je suis un grand amateur de Dub Techno, que j’ai connu plus tard par le biais d’artistes tel que Deepchord.
Pendant près de 45 minutes, des nappes et des sons synthétiques étaient développés, suivant le ressenti et l’humeur de Moritz et Max, derrière des machines analogiques câblées. Le jeu de batterie discret et trop faible de Tony s’agrémente autour de ces pistes répétitives et évolutives propre à la Dub Techno.
Sauf que ce soir, la transe ne prend pas sur la longueur même si c’est l’un des maîtres du genre.

UR : deux lettres pour indiquer seulement un acte de résistance à l’oppresseur, de rébellion collective et participative à ce monde inégalitaire rempli d’injustice.
Les derniers artistes de cette première soirée du Weather viennent de Detroit, sont noirs et ont su se rassembler autour de la passion de la musique, pour en faire un acte politique et revendicatif. Et avant tout pour manger et vivre dans la Motor City.
Ce soir, Underground Resistance vient à Paris sous la forme Live du label, Timeline.
Dj Konspircay, le dj au centre de la scène envoie Dj Technic “Gabryelle”, de la house en provenance du label Code Red de Dj Spen.
S’ensuivent quelques enchaînements à la vitesse du calage numérique et l’ajout de quelques percussions à ses côtés. Ensuite, le saxophoniste DeSean Jones souffle de temps à autres dans son instrument de laiton.
Les claviers de Jon Dixon apparaissent également mais toujours en complément du mix de Dj Konspiracy.
Ce n’est qu’à l’apparition de « Jupiter Jazz », que l’ensemble des membres se rassemble autour de ce morceau produit par Mad Mike, de façon live.
Puis, vient une nouvelle orchestration de «  Timeline », le morceau qui a donné le nom au groupe.
Mon départ se fait à la fin de « Journey Of The Dragons », me mettant en apesanteur dans ce lieu qui prône le respect des peuples et des religions, auprès d’un public hétéroclite, même si je n’arrive pas à oublier ce concert mémorable d’UR, vécu en 2005, au Cabaret Sauvage.

Mount Kimbie (Live)

The Moritz Von Oswald Trio  (Live)

Timeline (Live)

Samedi 7 Juin 2014, Parc des Expositions (Le Bourget)

Le programme du jour est lourd : 22 heures de sons sur quatre scènes, 35 artistes, le tout dans le Parc des Expositions.
Première mission : ne pas confondre le Parc des Expositions de Villepinte et celui du Bourget (c’est ce qu’il m’est arrivé).
La deuxième : rester vivant malgré la manifestation étouffante de l’astre brillant.

Sur place, les cadavres de fers et de plastiques en tout genre entourent l’entrée.
La cause ? Des muscles engoncés dans des tenues marqués « sécurité » se permettent d’imposer la mise en poubelle de TOUT liquide et aliment.
Cet agissement n’est mentionné dans aucun texte de loi et n’est qu’un abus de pouvoir, certainement pour prétexte sécuritaire…tout comme les systèmes de vidéo surveillance anti liberté.

Dans le premier hall, l’excitation monte intérieurement (comme à I Love Techno à Gent) même si des gamins, eux, l’extériorisent à côté de vos oreilles.
Mes pieds arrivent dans un second hangar où le son tape fort. François X envoie quelque chose qui se rapprocherait…du bruit insupportable de basse saturée, du haut de son iceberg géant à la forme incongrue. Il me faut impérativement mettre des protections auditives pour vivre l’ensemble de cette journée !
Dans ce même hall, sur le côté, gît une autre scène, la bien nommée Hiver.
Elle est faite de grandes colonnes et d’une frise lumineuse tout autour des dj’s. Behzad & Amarou en bénéficie pendant leur set de techno énergique, au son plus clair que la scène précédente.

La visite du site se poursuit en prenant l’air.
Je suis sur le tarmac de l’aéroport du Bourget, avec des musiques électroniques qui bastonnent un public éparpillé, sur une grande superficie.
Les engins de morts, polluants, tueurs de femmes et d’hommes et les longs tubes à la conquête du pognon ne me font nullement rêver. J’ai pourtant les yeux qui brillent car ces musiques, qui étaient diabolisées 25 ans plus tôt, ont investi un lieu représentant le pouvoir et la technologie.
Il y a un air de free party à danser ici, même si c’est de façon cadrée.
Rien que de voir ces corps ondulés, ces gens rassemblés, la diversité sociale, ethnique et générationnelle m’émeut véritablement.
Cela fait 17 ans que je me suis impliqué dans le milieu de ces musiques et le résultat qui s’étend devant moi, en banlieue Parisienne, est magnifique à voir.
Rien que pour cela, le Weather Festival a réussi son pari !

Le premier artiste que je souhaitais véritablement voir, c’est Danilo Plessow alias Motor City Drum Ensemble (MCDE).
Il est situé sur la scène Eté et relève Hold Youth que j’ai loupé (j’aurais peut-être dû arriver plus tôt).
Danilo/MCDE commence ses deux heures de mixes en jouant des disques Funky et discoïde. Un certain nombre ont été utilisés dans la House à tendance samplée et filtrée. Je reconnais par exemple Alicia Myers « I Want To Thank You ».
J’entrecoupe ma participation d’avec MCDE quelques instants afin de me déplacer sur l’ensemble du site. Je découvre des commodités bien organisées, des cabanons vendant des tickets afin de rassasier sa soif aux différentes buvettes éparpillées et des roulottes servant des repas chauds, froids, salés et sucrés en tout petit nombre.
J’aperçois une soucoupe volante posée sur le sol, une structure aux formes géométriques sculptée par le collectif Parenthèse ainsi que des stands abritant des palettes de bois, sur lesquelles sont étendus des gens plus ou moins vêtus, étalés sur des matelas géants.
Lors de ce tour, une grande découverte est le Camion Bazar. C’est une camionnette bariolée arrangée en discomobile par le propriétaire de l’initiative, Romain Play.
Dj de surcroit, il emmène le cercle, crée devant lui en nombre restreint, dans une mouvance plus radicale dont la vision me donne tout de suite un rappel aux free parties.
Le son est bon et de proximité, une alternative aux autres scènes tel celle du Printemps où officie RPR Soundsystem. Quoi qu’avec son avion au fuselage métallique, la liberté est aussi présente dans cette Zone A Danser (et A Défendre contre les inutiles forces de l’ordre présentes à l’entrée) autour de cette dernière scène.

Après ce tour du propriétaire, je vis la fin du mix de Motor City Drum Ensemble autour d’un Blaze « Saturday », un passage de Chicago House puis retour au disco avec un appel aux fantômes du Paradise Garage, Sylvester « Over & Over ».
Des applaudissements s’entendent autour de moi, par un public comblé de la diversité de l’Allemand, avant de laisser place au live de Soundstream.
Un Allemand en remplace un autre pour l’exercice du live à base d’influences Funk, Deep et Groovy pour une House qui tourne à 120 BPM.
Soundstream utilise beaucoup de samples y compris ceux déjà usés sur d’autres disques House. On y trouve des copies actualisées du Two Tons Of Fun « Do You Wanna Boogie » ou de « Brazilian Love Affair » de George Duke. Quelques sonorités timides de claviers Raw House font leurs apparitions.
Son live est intéressant, sans être transcendant, parfois foutraque mais de bonne qualité.

Il est 21 heures et il se fait faim.
Cependant, le point le plus négatif du Weather est là !
Après deux heures d’attente, de déceptions, de courses et d’incompréhensions dans les files d’attentes des divers stands, mon repas du soir se limite…à deux gaufres industrielles, pour toute une soirée.
Je ne suis plus attentif à ce qu’y m’entoure, à part un brouhaha pendant ce temps subi.
Le set de Ricardo Villalobos ressemble à un pied saturé en continue. Je n’y entends aucune finesse, ni aucune recherche musicale au travers de mes bouchons d’oreilles.

A cause de ces évènements, je ne peux participer aux mixes de Manu Le Malin et Rodhad.
Je me rabats directement en face d’Adam Beyer, en étant éreinté et épuisé de cette course à la satisfaction du ventre. La scène Hiver se trouve aussi dynamique que la techno carrée et ultra efficace, mélangée avec fluidité par le dj et producteur Suédois, jusqu’à sa dernière vibration.

La suite se passe avec le niggaz Moodymann.
J’adore le concept qu’il développe autour de la diversité musicale et des découvertes qu’il diffuse au travers des enceintes. Et en plus, il prend le micro pour présenter les disques et raconter leurs histoires.
La dernière fois que j’ai vu cet artiste, c’était derrière un rideau blanc dans un club intimiste. Mais ce soir, il a ramené toute sa bande de potes avec lui dans le dj booth, constitué d’une jungle sauvage et d’un néon tordu formant le mot « Weather », jouant de la House, du Funk, de la Soul, des bizarreries et même du rap US.
Durant cette journée, aucun incident d’excès de psychotropes et de boissons n’est à déplorer aux alentours (pas comme dans des dizaines de festivals).
Une autogestion sécuritaire s’organise avec des milliers d’autres passionné(e)s, teuffeur(se)s ou curieu(ses)x des musiques électroniques, le tout en banlieue Parisienne.
La responsabilisation par contre ne s’exerce toujours pas sur la propreté. Des centaines de personnes abandonnent volontairement des verres plastifiés souples. Il est vrai que cela manquait de poubelles, suivant les endroits.
Cependant, un système de consigne aurait certainement été une alternative au ramassage systématique de ces déchets, par du personnel de nettoyage.
Etant « trop vieux pour ces conneries », je ne tiens pas plus longuement et suis obligé d’abandonner le site.

Camion Bazar

Motor City Drum Ensemble

Sounstream (Live)

Ricardo Villalobos

Adam Beyer

Moodymann

Lundi 9 Juin 2014, Ile Seguin (Boulogne Billancourt)

Dernier jour du festival et dernier lieu abordé, l’île Seguin.

Bastion syndical pour la défense de l’emploi dans l’industrie automobile, ce lieu reste chargé d’histoire.
Lorsque je passe le pont pour m’y rendre, les actes de résistances et de luttes organisées ici, à travers le temps, s’insèrent en moi.
J’en frissonne même, lorsque je vois cet amas de ferrailles tiraillés et usés par le temps.
C’est par cette porte, encore debout pour la mémoire, que près de 30 000 ouvriers passaient en étant exploités quotidiennement, par la grande bourgeoisie collaborationniste.
Danser ici est un symbole de la résistance au système consumériste et starisé qui existe dans le milieu de la nuit.

Malgré une arrivée quelque peu tardive, 3 scènes m’attendent encore avec des sonorités dansantes.
Une scène extérieure est plantée et deux chapiteaux toilés sont tendus, sur un terrain boueux par endroit.
L’ensemble du contexte me fait encore plus fortement penser à une Free.
La répartition des scènes se fait par style ou par nationalité des artistes : une scène House, une scène Techno et une scène dédiée aux Anglais.
Sur la première, j’y ai loupé les danses réalisées par l’équipe du Juste Debout et entraîné par Tijo Aimé, quelques heures plus tôt.
Les 3 Chairs prennent la suite.
Le collectif en provenance de la cité de Detroit comprend Kenny Dixon Jr. (alias Moodymann), Marcellus Pittman, Rick Wilhite et Theo Parrish.
A eux quatre, ils assurent 6 heures de musiques en commun, se complétant, se chevauchant et cassant les frontières des styles et des genres.
Il y a de la chaleur, des B-Boys et B-girls, des gens hauts en couleurs, des torses nus et des petits canards plantés sur un chapeau de paille, le tout dans une ambiance assombrie baignée dans la House.
A tour de rôle, le quatuor enchaîne les disques, encadré par deux Moody bitches dont Suga Shonuff.

J’emprunte un couloir sur le côté de cette scène et je me retrouve au milieu du deuxième chapiteau qui accueille la scène techno.
Le collectif Bloc, prônant et développant la techno sur Paris, s’empare des dernières heures de la petite scène.
Anetha se poste derrière la table de mixage chauffé par son compatriote Exal.
Hochant de façon régulière sa tête aux cheveux tirés en arrière, elle joue la carte de l’énergie et de la finesse des enchaînements de vinyls à consonance techno.

L’expérience, vécue deux jours plus tôt au niveau alimentaire, m’a fait tirer une leçon.
J’arrive à obtenir un repas à base de viande Auvergnate de qualité, à prix abordable.
Le londonien Blawan s’occupe activement de la scène extérieure.
La digestion s’effectue rapidement à force de danser sur une techno sombre, hypnotique et transcendantale. C’est une belle découverte et un coup de cœur pour ce producteur, qui a tout de même signé sur le mythique label Belge R&S.

Un dernier tour sur toutes les scènes, le temps d’apercevoir des dj’s soutenant l’évènement (Cloudmaster Weed, Nick V) et c’est la fin du Weather Festival version 2014, à la tombée de la nuit.
Au bilan, une sacrée initiative en forme de pied de nez à un pays qui n’a pas une forte culture musicale alternative.
Un certain nombre se sont plaints que Paris n’appartenait plus à la carte du clubbing mondial. Le Weather est l’évènement revanchard qui prouve le contraire et fait sortir le monde de la nuit hors de Paris et ceci à grande ampleur.
Même s’il y a des défauts, l’initiative d’un tel projet est à féliciter. Des organisateurs couillus ont réussi là où d’autres se sont cassés les dents.
Mais d’autres organisateur(trice)s continuent dans l’ombre à promouvoir les musiques électroniques de tout bord, pour toutes personnes voulant faire la démarche de s’écarter du conditionnement médiatique.
Et cette réussite vient du fait qu’un grand nombre de ces participant(e)s étaient présents pendant ces 4 jours.

LPR qui se dit que tout n’est pas perdu pour la cause et la défense des musiques électroniques, même après des années d’existence.

3 Chairs

Anetha

Blawan

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Tribute To Olivier Oxo (ex Soulful Meeting) @ La Vague – Six Fours Les Plages 14 au 17/08/2013

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Radio Tongues 2013 avec Mike & Tess, Dj Mrik, Arthur Pujol & pleins d’autres dj’s @ RGA Fm – 10/08/2013

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BBQ Summer sessions avec Mike & Tess, Luke Skywalker, Sam Sixty Sam, Tuxxl & Lydia Scarfo (Live) @ Top Fm – 31/07/2013

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Fete de la musique @ La Vague – Six Fours Les Plages 21/06/2013

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Winter Souful Meeting 2013 @ El Latino Loco – Les Arcs 2000 20-21/01/2013

Posted in Festival on janvier 22nd, 2013 by admin

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Winter Soulful Meeting 2012 @ Yes Club – Prague 30/11/2012 et 01/12/2012

Posted in Festival on janvier 5th, 2013 by admin

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Summer Soulful Meeting @ La Vague – Six Fours Les Plages 13-14-15/08/2012

Posted in Festival on août 20th, 2012 by admin


LPR Return’s review

Après avoir consacré beaucoup de temps à différentes activités musicales et extra musicales, me voici de retour à l’un de mes premiers amours : l’écriture.
Les fameuses reviews, autrement dit « Revues » (de soirées, de festivals ou d’évènements) sont de retour, toujours à la sauce LPR.

Universdj, le site le plus soulful, avec son forum sympathique (même s’il vient de se faire hacker), organise pour la 6ème fois, le Soulful Meeting.
Ce festival rassemble des passionnés, des dj’s amateurs, des audiophiles ou des curieux, avec des dj’s à la renommée internationale.
Pendant 3 jours, tout ce petit monde va se retrouver autour des platines du bar/club/restaurant La Vague à Six Fours Les Plages et les galets de sa Brutal Beach.
Toujours parrainé par Yass et Dj Rork, le festival voit se rajouter dans la liste des partenaires, la Webradio Parisienne Beatwinus spécialisée dans les musiques Soulful, ainsi que une radio de la région RGA Fm.

En introduction à cette review, je tiens à indiquer que celle-ci sera traité de mon point de vue qu’à partir du mardi et que des évènements seront relatés par différents acteur(trice)s ou spectacteur(trice)s qui m’ont fait part de leurs ressentis. Ceux-ci complèteront la review dans mes moments d’absences.

Une nouvelle édition du festival peut commencer parfois par une complication.
C’est ce qui arrive lorsque la nouvelle LPRtomobile fait des siennes et me fait arriver tard dans la nuit de lundi.
Au lieu de participer au premier soir de l’évènement, je consacre quelques (longs) instants à la découverte de mon colocataire de chambrée, Olivier Gopheller.
Débarqué de sa Belgique natale, le Bruxellois me fait part des premiers traits de sa personnalité musicale et personnelle autour d’une petite douceur sucrée et fraiche de la région.
Nous nous accordons un temps de repos, avant de vivre nos premières émotions le lendemain (du moins dans quelques heures).

Mardi 14 Août

La première surprise de ce mardi est un évènement, qui plus est même, un sacré évènement : la venue de Dj Floy au Soulful Meeting.
Oui, oui, vous avez bien lu !
Le monsieur « Grippe A » (seul cas en France cette année là) ou le monsieur « J’ai mal au doigt à cause du vide ordure » est enfin avec nous. Miracle !

Réceptionné en bonne compagnie et sous surveillance, le quatuor Franco-Belge débarque à La Vague.
Pour certains, c’est la découverte, pour d’autres le terrain est déjà connu et les marques se retrouvent.
C’est un Ivan Something Magic, en pleins déhanchements, qui fait face à notre entrée.
Il mouille déjà le maillot le garçon et toujours aussi appréciable.
Les bonjours, les bises et les bribes de discussions s’amorcent avec certains alors que d’autres s’adonnent aux joies de la baignade en méditerranée.

Je retrouve avec grand plaisir Mike Sans Tess, Tuxxl dit Le Platiniste, Dj Kik (la base d’Universdj), Dj Kam, Didier (le paparazzi officiel des évènements Soulful), Bool et Therry (en fait la Jerk House Connection), Carole (la jeune femme aux yeux turquoises) et Deeper Eric (le dj à la structuration Soulful).
Un bon son house tourne depuis quelques temps, même s’il est très dommage que l’on ne peut pas l’entendre convenablement en étant installé sur la plage.
Mais pourquoi diable, une enceinte ou deux n’ont-elles pas été sortie du bar pour diffuser de la House Soulful à l’extérieur en direction de la plage ?
Et je dirais même plus : pourquoi les dj’s ne peuvent ils pas mixer à même la plage, sous des parasols, comme sur certaines photos visualisées quelques jours plus tôt ?
C’est une partie de ma réflexion au moment même où je pose mes fesses autour du Soulbag Crew presque complet (Miss Moon, Olivier Oxo, Harlem B), ainsi que Sam Sixty Sam, trouvés par hasard sur les galets.

La chaleur gagnant nos corps et nos motivations, nous décidons la petite bande, Olivier Gopheller et moi-même, de poursuivre ces discussions immergé aux ¾ dans l’eau salée, avec même en tête des idées conceptuelles qui peuvent faire du chemin.
Comme installer des platines sur une plateforme, flottant sur l’eau, le dj mixant en pleine mer. Un concept à suivre donc.

Les sets de Jerome M, Yan Gordo et Dofre s’enchainent avant que le collectif Housadiction, en la présence de Dj Floy et de votre serviteur, débarque pour deux heures de musiques soulful d’affilée.
Est-ce que c’est une coïncidence ou non, mais nous avons été programmé l’un derrière l’autre, comme la diffusion de nos émissions respectives sur une radio sur laquelle nous sommes tous les deux résidents. Mystère…
Dj Floy mixe du néo disco, de la House aux airs disco, de la Soulful House à la sauce disco. Bref, des influences disco quelques soient le style adoptés avec de très bonnes références tel que le « Golden Era » de David Morales avec la voix de Moloko, Roisin Murphy.

C’est sous l’œil de caméra et d’appareil photo que je seconde mon acolyte, pour une session en vinyl dans un lieu presque vide.
A peine le premier disque calé et lancé, qu’il y a déjà une remarque qui tombe : « Désolé que cela tombe sur toi, mais est-ce que tu peux jouer plus deep, ça c’est trop club ! ».
Le « ça » en question était Voices Of Life « The World Is Love » en version Mousse T Kinda Dope Remix.
Je ne savais pas que cela était trop club, car il y a une voix envoutante dans les chanteuses à voix (Sharon Pass), un piano accrocheur de cœur et une rythmique qui effectivement peut faire danser.
Il est 20h, c’est le début de soirée et c’est une occasion de passer une étape dans la journée pour faire danser les gens. C’est un peu le principe même de la Dance Music.
Qu’importe, je continue mon mix, quoi qu’il en coûte, j’ai choisi ma route et mes disques vinyls. Donc cela est et restera une session Soulful, comme le nom du festival.
D’ailleurs plus tard, j’aurais un avis sur les sets de Dj Floy et le mien, qui auraient été les plus représentatifs des musiques Soulful et en phase avec le nom et le concept du festival « Soulful Meeting ».
Il est vrai que je n’ai pas lésiné pas dans cette session sur la House Soulful avec : Reel People « Can’t Stop » (Dennis Ferrer Mix), Mariah Carey « Always Be My Baby »  (le remix de David Morales sur lequel Didier est en transe en train de chanter le morceau tout comme moi) ou encore l’ultra classieux Key To Life « Find Our Way » (Jazz Path Mix).  Yass, au passage, me tape la bise au moment où il tique sur un des morceaux (Romanthony presents Naida « It’s On 2Nite »).

Dans ce set uniquement en vinyl, je fais pour autant deux entorses à ce format là avec deux cd’s.
Le premier est le morceau que certains ont appelés l’hymne du Soulful Meeting, puisqu’il s’appelle « Soulful Meeting Theme ».
Produit par le collectif Housadiction, le morceau est effectivement un hommage au festival que nous aimons.
Le deuxième morceau diffusé en cd est une exclusivité, puisque c’est le prochain morceau du collectif Housadiction (encore ?) remixé par Serious Man. A sortir prochainement.

Après un ou deux calages manqués (j’ai la franchise de le dire), je termine avec Funky Chocolate « Deep Moods ».
C’est Bruno ADN qui reprend la session en vinyl, avec un peu de mix, un peu de House, un peu de bizarrerie musicale et un peu de sélection.

Tout en avalant une brochette de poulet, j’entends une analyse assez poussée d’une curieuse sensible, qui amène au débat sur ce qu’est être dj et ce qu’est un mix.

Après le repas, un moment de détente autour d’un verre sur les galets est bien sympathique, surtout lorsque l’on est entourés de personnes cool et ouvertes.
On croise des fidèles tels que la bande de Grenoble/Lyon avec les Jean Phi, Jibi Martinez (et son jumeau en plus grand) et même de nouvelles têtes.
C’est aussi cela le Soulful Meeting, des rencontres, de la musique, un bon esprit et de bonnes vibrations.
Cela ne m’empêche pas d’entendre pour autant l’ensemble du set court du Soulbag Crew (1h30 à 3, c’est serré).
Mes oreilles accrochent sur le quart d’heure old school, quelques petites choses deep mais je décroche parfois à certains moments.

La nuit suit son court et bat son plein avec Djinxx alors que je retrouve quelqu’un que je n’avais pas vu depuis longtemps.
La fin de la nuit s’annonce et avant de partir, je tape la bise à Dj Rork en plein mix, avec des edits de folie réalisés par ses soins.
Le covoiturage Franco-Belge peut aller maintenant se coucher.

Mercredi 15 Août

Au matin, lorsque les yeux s’ouvrent, mercredi avait déjà pointé son nez et annonçait la dernière journée du festival.
Le quatuor se retrouve à midi (enfin 14h, nous sommes dans le sud) pour festoyer convenablement, parler, débattre de la musique et de la vie.

Ensuite tous à La Vague et tous à l’eau.

J’ai croisé Dofre (je suis désolé, on ne s’est pas vu plus que cela, navré), Nicolas Vautier (en plein bronzage) ainsi que des habitués du festival.
C’est fou le nombre de dj’s au kilomètre carré lors du festival, qui plus est, en tout simplicité.

Alors que la veille, une personne m’avait regardé avec un peu d’insistance pendant mon set, au moment de la diffusion du « Soulful Meeting Theme », j’en ai déduis que c’était Expanded People, le patron du label Expanded Records, qui accueille le morceau.
Et pour preuve, il m’appelle pour que l’on discute un peu aujourd’hui.
C’est bien la première fois que je discute contrats, projets, artistes, avec un patron de label.
Il y a un peu de Miami finalement dans ce Soulful Meeting.

Encore quelques minutes la tête sous l’eau et c’est déjà le départ pour quelques uns.
Je raccompagne notre Dj Floy national et son double au féminin et commence la séance des « Au Revoir ». C’est vraiment une chose que je n’aime pas faire, surtout dans les moments que l’on apprécie.
Il est attachant ce Dj Floy, mine de rien, on a du mal à s’en séparer !

De retour à La Vague, Olivier Gopheller et moi-même se posons la question « Mais où allons nous manger » ?
Pendant la réflexion, je crois entendre la voix de Lady Bird en Live, alors que je croyais qu’elle avait chanté avec le producteur Anglais Andy Compton, de The Rurals, le lundi.
Bizarre !
Finalement, nous optons pour une tablée non prévue et organisée à l’arrache (Full) de tapas, de poulets, et de frites sur un confortable U de transats.
C’est une tablée multi régionale (Clermont Ferrand/Nîmes/Paris/Grenoble) et même internationale avec un Bruxellois et un futur Chinois.
Le débat est long et enrichissant, parlant du festival, de son organisation, des bons moments (ces rencontres musicales et humaines) et des moins bons (Dj Kam arrêté en plein mix) et même de son avenir.

La discussion amène déjà à cet état d’esprit, vous savez celui où l’on est prêt à dire que l’on a passé de bons moments, que l’on aime tout le monde et que l’on a pas envie que cela s’arrête.
Mais heureusement, nous rencontrons les mystérieux Dj pervers et Dj Goldorak, avec qui on rigole jusqu’à en avoir mal au ventre. A suivre sur Mozinor Mi Amor.
Enfin, comme Dj Rork est dans le secret des dieux,’il nous indique, presque sous forme de conclusion, quelques nouvelles sur le futur album des Daft Punk.
Merci à lui pour nous avoir fais partager sa source.

Il est 1h15, je me dis que c’est l’heure à laquelle il faudrait rentrer dormir, en vue d’un long périple qui m’attend le lendemain.
Pourtant, c’est seulement à ce moment là que je commence à dire « au revoir », à l’ensemble des personnes que j’ai vu, reconnu, découvert ou avec qui je n’ai échangé que quelques mots.
Et en fait cela me prend presque…1h30 à le faire. Je crois bien que je ne veux pas partir d’ici !

Le lendemain, je conduis Olivier Gopheller à la gare de Toulon.
Une découverte humaine, intéressante, des points de vue enrichissants et différents dans la méthode, ainsi qu’une musicalité à toute épreuve, voici comment j’ai pu percevoir et apprécier le Bruxellois pendant ces quelques jours.
Allez, la prochaine fois, il descend de sa contrée avec le Marocain le plus soulful de Belgique, U-Ness. Promis !

En partant, j’ai cette drôle d’impression : un mélange de nostalgie et de regret.
J’ai découvert des personnalités, j’en ai approfondi quelques autres, j’ai passé des bons moments et c’est dommage que cela s’arrête.
Mais je sais qu’il y en aura d’autres et différents.
Je regrette du coup de pas avoir être présent le lundi car j’y ai loupé Jayffe (désolé, je me rattraperais un jour en allant à Strasbourg voir comment est la soulful), Lydia Scarfo (on devait se voir et discuter longuement, ce n’est que partie remise) et Dj Céline (j’aurais bien donné suite à la discussion de l’an dernier).
C’est pour cela que j’ai eu une pensée pour eux, une pensée à tous ceux et celles qui ont participé, organisé, soutenu de près ou de loin le festival (merci à toi Dj Zeus, mais un jour il faudra que tu viennes), qui en est à sa 6ème édition.
Je sais que les occasions ne manqueront pas pour se voir les uns et les autres et même de créer ces occasions pour les partager plus rapidement.

La scène soulful continuera à s’épanouir tant que des passionné(e)s, des résistant(e)s, des  amateur(trice)s continueront de partager, de respecter, de soutenir, quelque soit la forme, l’ensemble des acteur(trice)s, des collectifs, des initiatives autour de la matière première qui nous réuni, la musique.

LPR, un simple passionné et humain avant tout.

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Winter Soulful Meeting 2011 @ Yes Club – Prague 25-26/11/2011

Posted in Festival on décembre 4th, 2011 by admin

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Soulful Meeting 2011 @ La Vague – Six Fours Les Plages 12-13-14-15/08/2011

Posted in Festival on août 30th, 2011 by admin

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