Winter Souful Meeting 2013 @ El Latino Loco – Les Arcs 2000 20-21/01/2013

Posted in Festival on janvier 22nd, 2013 by admin

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Winter Soulful Meeting 2012 @ Yes Club – Prague 30/11/2012 et 01/12/2012

Posted in Festival on janvier 5th, 2013 by admin

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Summer Soulful Meeting @ La Vague – Six Fours Les Plages 13-14-15/08/2012

Posted in Festival on août 20th, 2012 by admin


LPR Return’s review

Après avoir consacré beaucoup de temps à différentes activités musicales et extra musicales, me voici de retour à l’un de mes premiers amours : l’écriture.
Les fameuses reviews, autrement dit « Revues » (de soirées, de festivals ou d’évènements) sont de retour, toujours à la sauce LPR.

Universdj, le site le plus soulful, avec son forum sympathique (même s’il vient de se faire hacké), organise pour la 6ème fois, le Soulful Meeting.
Ce festival rassemble des passionnés, des dj’s amateurs, des audiophiles ou des curieux, avec des dj’s à la renommée internationale.
Pendant 3 jours, tout ce petit monde va se retrouver autour des platines du bar/club/restaurant La Vague à Six Fours Les Plages et les galets de sa Brutal Beach.
Toujours parrainé par Yass et Dj Rork, le festival voit se rajouter dans la liste des partenaires, la Webradio Parisienne Beatwinus spécialisée dans les musiques Soulful, ainsi que une radio de la région RGA Fm.

En introduction à cette review, je tiens à indiquer que celle-ci sera traité de mon point de vue qu’à partir du mardi et que des évènements seront relatés par différents acteur(trice)s ou spectacteur(trice)s qui m’ont fait part de leurs ressentis. Ceux-ci complèteront la review dans mes moments d’absences.

Une nouvelle édition du festival peut commencer parfois par une complication.
C’est ce qui arrive lorsque la nouvelle LPRtomobile fait des siennes et me fait arriver tard dans la nuit de lundi.
Au lieu de participer au premier soir de l’évènement, je consacre quelques (longs) instants à la découverte de mon colocataire de chambrée, Olivier Gopheller.
Débarqué de sa Belgique natale, le Bruxellois me fait part des premiers traits de sa personnalité musicale et personnelle autour d’une petite douceur sucrée et fraiche de la région.
Nous nous accordons un temps de repos, avant de vivre nos premières émotions le lendemain (du moins dans quelques heures).

Mardi 14 Août

La première surprise de ce mardi est un évènement, qui plus est même, un sacré évènement : la venue de Dj Floy au Soulful Meeting.
Oui, oui, vous avez bien lu !
Le monsieur « Grippe A » (seul cas en France cette année là) ou le monsieur « J’ai mal au doigt à cause du vide ordure » est enfin avec nous. Miracle !

Réceptionné en bonne compagnie et sous surveillance, le quatuor Franco-Belge débarque à La Vague.
Pour certains, c’est la découverte, pour d’autres le terrain est déjà connu et les marques se retrouvent.
C’est un Ivan Something Magic, en pleins déhanchements, qui fait face à notre entrée.
Il mouille déjà le maillot le garçon et toujours aussi appréciable.
Les bonjours, les bises et les bribes de discussions s’amorcent avec certains alors que d’autres s’adonnent aux joies de la baignade en méditerranée.

Je retrouve avec grand plaisir Mike Sans Tess, Tuxxl dit Le Platiniste, Dj Kik (la base d’Universdj), Dj Kam, Didier (le paparazzi officiel des évènements Soulful), Bool et Therry (en fait la Jerk House Connection), Carole (la jeune femme aux yeux turquoises) et Deeper Eric (le dj à la structuration Soulful).
Un bon son house tourne depuis quelques temps, même s’il est très dommage que l’on ne peut pas l’entendre convenablement en étant installé sur la plage.
Mais pourquoi diable, une enceinte ou deux n’ont-elles pas été sortie du bar pour diffuser de la House Soulful à l’extérieur en direction de la plage ?
Et je dirais même plus : pourquoi les dj’s ne peuvent ils pas mixer à même la plage, sous des parasols, comme sur certaines photos visualisées quelques jours plus tôt ?
C’est une partie de ma réflexion au moment même où je pose mes fesses autour du Soulbag Crew presque complet (Miss Moon, Olivier Oxo, Harlem B), ainsi que Sam Sixty Sam, trouvés par hasard sur les galets.

La chaleur gagnant nos corps et nos motivations, nous décidons la petite bande, Olivier Gopheller et moi-même, de poursuivre ces discussions immergé aux ¾ dans l’eau salée, avec même en tête des idées conceptuelles qui peuvent faire du chemin.
Comme installer des platines sur une plateforme, flottant sur l’eau, le dj mixant en pleine mer. Un concept à suivre donc.

Les sets de Jerome M, Yan Gordo et Dofre s’enchainent avant que le collectif Housadiction, en la présence de Dj Floy et de votre serviteur, débarque pour deux heures de musiques soulful d’affilée.
Est-ce que c’est une coïncidence ou non, mais nous avons été programmé l’un derrière l’autre, comme la diffusion de nos émissions respectives sur une radio sur laquelle nous sommes tous les deux résidents. Mystère…
Dj Floy mixe du néo disco, de la House aux airs disco, de la Soulful House à la sauce disco. Bref, des influences disco quelques soient le style adoptés avec de très bonnes références tel que le « Golden Era » de David Morales avec la voix de Moloko, Roisin Murphy.

C’est sous l’œil de caméra et d’appareil photo que je seconde mon acolyte, pour une session en vinyl dans un lieu presque vide.
A peine le premier disque calé et lancé, qu’il y a déjà une remarque qui tombe : « Désolé que cela tombe sur toi, mais est-ce que tu peux jouer plus deep, ça c’est trop club ! ».
Le « ça » en question était Voices Of Life « The World Is Love » en version Mousse T Kinda Dope Remix.
Je ne savais pas que cela était trop club, car il y a une voix envoutante dans les chanteuses à voix (Sharon Pass), un piano accrocheur de cœur et une rythmique qui effectivement peut faire danser.
Il est 20h, c’est le début de soirée et c’est une occasion de passer une étape dans la journée pour faire danser les gens. C’est un peu le principe même de la Dance Music.
Qu’importe, je continue mon mix, quoi qu’il en coûte, j’ai choisi ma route et mes disques vinyls. Donc cela est et restera une session Soulful, comme le nom du festival.
D’ailleurs plus tard, j’aurais un avis sur les sets de Dj Floy et le mien, qui auraient été les plus représentatifs des musiques Soulful et en phase avec le nom et le concept du festival « Soulful Meeting ».
Il est vrai que je ne  lésiné pas dans cette session sur la House Soulful avec  : Reel People « Can’t Stop » (Dennis Ferrer Mix), Mariah Carey « Always Be My Baby »  (le remix de David Morales sur lequel Didier est en transe en train de chanter le morceau tout comme moi) ou encore l’ultra classieux Key To Life « Find Our Way (Jazz Path Mix).  Yass, au passage, me tape la bise au moment où il tique sur un des morceaux (Romanthony presents Naida ‘It’s On 2Nite »).

Dans ce set uniquement en vinyl, je fais pour autant deux entorses à ce format là avec deux cd’s.
Le premier est le morceau que certains ont appelés l’hymne du Soulful Meeting, puisqu’il s’appelle « Soulful Meeting Theme ».
Produit par le collectif Housadiction, le morceau est effectivement un hommage au festival que nous aimons.
Le deuxième morceau diffusé en cd est une exclusivité, puisque c’est le prochain morceau du collectif Housadiction (encore ?) remixé par Serious Man. A sortir prochainement.

Après un ou deux calages manqués (j’ai la franchise de le dire), je termine avec Funky Chocolate « Deep Moods ».
C’est Bruno ADN qui reprend la session en vinyl, avec un peu de mix, un peu de House, un peu de bizarrerie musicale et un peu de sélection.

Tout en avalant une brochette de poulet, j’entends une analyse assez poussée d’une curieuse sensible, qui amène au débat sur ce qu’est être dj et ce qu’est un mix.

Après le repas, un moment de détente autour d’un verre sur les galets est bien sympathique, surtout lorsque l’on est entourés de personnes cool et ouvertes.
On croise des fidèles tels que la bande de Grenoble/Lyon avec les Jean Phi, Jibi Martinez (et son jumeau en plus grand) et même de nouvelles têtes.
C’est aussi cela le Soulful Meeting, des rencontres, de la musique, un bon esprit et de bonnes vibrations.
Cela ne m’empêche pas d’entendre pour autant l’ensemble du set court du Soulbag Crew (1h30 à 3, c’est serré).
Mes oreilles accrochent sur le quart d’heure old school, quelques petites choses deep mais je décroche parfois à certains moments.

La nuit suit son court et bat son plein avec Djinxx alors que je retrouve quelqu’un que je n’avais pas vu depuis longtemps.
La fin de la nuit s’annonce et avant de partir, je tape la bise à Dj Rork en plein mix, avec des edits de folie réalisés par ses soins.
Le covoiturage Franco-Belge peut aller maintenant se coucher.

Mercredi 15 Août

Au matin, lorsque les yeux s’ouvrent, mercredi avait déjà pointé son nez et annonçait la dernière journée du festival.
Le quatuor se retrouve à midi (enfin 14h, nous sommes dans le sud) pour festoyer convenablement, parler, débattre de la musique et de la vie.

Ensuite tous à La Vague et tous à l’eau.

J’ai croisé Dofre (je suis désolé, on ne s’est pas vu plus que cela, navré), Nicolas Vautier (en plein bronzage) ainsi que des habitués du festival.
C’est fou le nombre de dj’s au kilomètre carré lors du festival, qui plus est, en tout simplicité.

Alors que la veille, une personne m’avait regardé avec un peu d’insistance pendant mon set, au moment de la diffusion du « Soulful Meeting Theme », j’en ai déduis que c’était Expanded People, le patron du label qui Expanded Records, qui accueille le morceau.
Et pour preuve, il m’appelle pour que l’on discute un peu aujourd’hui.
C’est bien la première fois que je discute contrats, projets, artistes, avec un patron de label.
Il y a un peu de Miami finalement dans ce Soulful Meeting.

Encore quelques minutes la tête sous l’eau et c’est déjà le départ pour quelques uns.
Je raccompagne notre Dj Floy national et son double au féminin et commence la séance des « Au Revoir ». C’est vraiment une chose que je n’aime pas faire, surtout dans les moments que l’on apprécie.
Il est attachant ce Dj Floy, mine de rien, on a du mal à s’en séparer !

De retour à La Vague, Olivier Gopheller et moi-même se posons la question « Mais où allons nous manger » ?
Pendant la réflexion, je crois entendre la voix de Lady Bird en Live, alors que je croyais qu’elle avait chanté avec le producteur Anglais Andy Compton, de The Rurals, le lundi.
Bizarre !
Finalement, nous optons pour une tablée non prévue et organisée à l’arrache (Full) de tapas, de poulets, et de frites sur un confortable U de transats.
C’est une tablée multi régionale (Clermont Ferrand/Nîmes/Paris/Grenoble) et même internationale avec un Bruxellois et un futur Chinois.
Le débat est long et enrichissant, parlant du festival, de son organisation, des bons moments (ces rencontres musicales et humaines) et des moins bons (Dj Kam arrêté en plein mix) et même de son avenir.

La discussion amène déjà à cet état d’esprit, vous savez celui où l’on est prêt à dire que l’on a passé de bons moments, que l’on aime tout le monde et que l’on a pas envie que cela s’arrête.
Mais heureusement, nous rencontrons les mystérieux Dj pervers et Dj Goldorak, avec qui on rigole jusqu’à en avoir mal au ventre. A suivre sur Mozinor Mi Amor.
Enfin, comme Dj Rork est dans le secret des dieux,’il nous indique, presque sous forme de conclusion, quelques nouvelles sur le futur album des Daft Punk.
Merci à lui pour nous avoir fais partager sa source.

Il est 1h15, je me dis que c’est l’heure à laquelle il faudrait rentrer dormir, en vue d’un long périple qui m’attend le lendemain.
Pourtant, c’est seulement à ce moment là que je commence à dire « au revoir », à l’ensemble des personnes que j’ai vu, reconnu, découvert ou avec qui je n’ai échangé que quelques mots.
Et en fait cela me prend presque…1h30 à le faire. Je crois bien que je ne veux pas partir d’ici !

Le lendemain, je conduis Olivier Gopheller à la gare de Toulon.
Une découverte humaine, intéressante, des points de vue enrichissants et différents dans la méthode, ainsi qu’une musicalité à toute épreuve, voici comment j’ai pu percevoir et apprécier le Bruxellois pendant ces quelques jours.
Allez, la prochaine fois, il descend de sa contrée avec le Marocain le plus soulful de Belgique, U-Ness. Promis !

En partant, j’ai cette drôle d’impression : un mélange de nostalgie et de regret.
J’ai découvert des personnalités, j’en ai approfondi quelques autres, j’ai passé des bons moments et c’est dommage que cela s’arrête.
Mais je sais qu’il y en aura d’autres et différents.
Je regrette du coup de pas avoir être présent le lundi car j’y ai loupé Jayffe (désolé, je me rattraperais un jour en allant à Strasbourg voir comment est la soulful), Lydia Scarfo (on devait se voir et discuter longuement, ce n’est que partie remise) et Dj Céline (j’aurais bien donné suite à la discussion de l’an dernier).
C’est pour cela que j’ai eu une pensée pour eux, une pensée à tous ceux et celles qui ont participé, organisé, soutenu de près ou de loin le festival (merci à toi Dj Zeus, mais un jour il faudra que tu viennes), qui en est à sa 6ème édition.
Je sais que les occasions ne manqueront pas pour se voir les uns et les autres et même de créer ces occasions pour les partager plus rapidement.

La scène soulful continuera à s’épanouir tant que des passionné(e)s, des résistant(e)s, des  amateur(trice)s continueront de partager, de respecter, de soutenir, quelque soit la forme, l’ensemble des acteur(trice)s, des collectifs, des initiatives autour de la matière première qui nous réuni, la musique.

LPR, un simple passionné et humain avant tout.

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Winter Soulful Meeting 2011 @ Yes Club – Prague 25-26/11/2011

Posted in Festival on décembre 4th, 2011 by admin

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Soulful Meeting 2011 @ La Vague – Six Fours Les Plages 12-13-14-15/08/2011

Posted in Festival on août 30th, 2011 by admin

SM2011

Vidéos

Body & Soul avec Danny krivitt, Joe claussell & François Kevorkian @ Pisicine du Rhône – Lyon 15/05/2010

Posted in Clubbing, Festival on mai 26th, 2010 by admin

LPR WINTER’S BODY & SOUL ’10 REVIEW

Depuis 8 ans maintenant, la ville de Lyon accueille le festival des Nuits Sonores. Un festival à la pointe des musiques électroniques, investissant le centre ville de Lyon et ses structures parfois surprenantes. Pour la seconde fois, l’équipe de la Body & Soul revient dans l’antre de l’extraordinaire et surprenante piscine du Rhône à Lyon.

François Kevorkian, l’un des initiateurs du projet de cette fameuse soirée le dimanche après-midi à New York, est toujours accompagné des fidèles et emblématiques Danny Krivitt et Joe Claussell. A eux trois, ils vont soulfulisés la piscine Lyonnaise en bordure comme jamais.

Débarqué dans la ville grâce à un train à grande vitesse, je me retrouve pris en charge par les Wumm et Polem. Ce n’est qu’une petite partie de la bande Soulful la plus déjantée que je connaisse. Puisque l’autre partie est constituée de Psykokwak et Luka. Une restauration rapide est avalée par certains en écoutant une annonce de colis suspect sur les lignes de Tramway. On se demande si Lyon va devenir le nouveau Baghdad. Pour autant, cela ne nous empêche pas de nous diriger vers l’évènement musical de cette journée à petits pas.

La piscine du Rhône s’offre à nous, simples spectateurs, de cette piscine extérieure en bordure du fleuve traversant la ville de Lyon. Il faut dire, qu’elle possède une architecture particulièrement haute et intéressante. Cela avait été traduit en détails durant ma première venue dans son antre, il y a déjà quelques années maintenant.

La petite bande retrouve un Mr Eric emmitouflé dans un coupe vent, digne d’un navigateur venant de s’amarrer à la terre. Il est surtout très embêté puisqu’il lui manque des places pour d’autres personnes qui souhaitaient venir. Un bonjour enjoué et une présentation entre les différents membres (étonnant mais les Wumm et la moitié de l’équipe des Soirées Different de Poitiers ne se connaissaient pas encore) et nous voici à l’entrée de la piscine.

Cela fait du bien de revenir dans un cadre comme celui-ci. Je ne vais pas le cacher, j’aime cet endroit. Il est a l’air libre, tout en étant protégé des intempéries, dans un cadre architecturale plaisant à regarder. Elle ne devient plus seulement le lieu de rendez-vous pour mâles en manque de femmes objets par exemple. Je rappelle que cette piscine est en extérieur et n’est entretenu qu’en été. Par conséquent, l’évènement ressemble à s’y méprendre, à la transformation d’un lieu public en fêtes géantes, autrement dit les raves des années 1990 (voir la rave dans la piscine Molitor à Paris).

Un petit comité de gens se pressent dans le hall d’entrée, où circulent des verres, des discussions et des rencontres, avec un fond sonore aux accents latins. Les portes sont passés et revoici, 2 ans plus tard, le trio américain aux manettes de la journée / Soirée la plus soulful du festival Lyonnais.

La première particularité est de voir Joe Claussell en tenue « d’hiver ». Il a troqué sa djellaba contre un sweat à capuche et un bonnet de ski à la place de son éternel foulard autour de la tête. Danny Krivitt quand à lui, protège son crâne bien dégarni, pour ne pas attraper froid. La seconde particularité amène la compréhension de la première. Nous sommes au mois de Mai, le 15 et contrairement à la précédente édition, la température est de 13 degrés et le ciel est grisâtre, avec un risque d’averse. Cela n’a pas dégonflé les trois dj’s, prêt à nous faire plonger dans leurs contrées musicales à tendance électroniques mais également éclectique.

Le début est gentillet, avec une puissance de sons raisonnable servi par quelques percussions, marque de fabrique de Joe Claussell. La montée s’effectue tranquillement jusqu’à un certain Detroit Experiment « Think Twice » remixé par Henrik Schwarz. L’ambiance devient plus chaude, les gens commencent à lâcher quelques cris d’enthousiasme lorsque la machine Joe en mode filtre s’active. D’ailleurs, les enceintes crachent plus de décibels à ce moment là. Ce qui n’a pas apparemment plus aux organisateurs, ni aux enceintes. Il y a une coupure et les gens crient, ne comprenant pas trop bien ce qu’il se passe. Quelques instants plus tard, les murs vibrent à nouveau, face au jeu des filtres de Claussell, pour deux fois plus de « Think twice »!

Les corps se mouvent, se rassemblent, se réchauffent en se serrant les uns aux autres par le pouvoir de la musique. Les 3 Dj’s se réchauffent eux, comme ils le peuvent. Joe en se tournant vers le projecteur planté derrière lui et Danny tendant les mains vers les platines comme vers un bidon enflammé (c’est véridique, il y a des photos de ce cliché mythique où on croirait voir Danny et Joe en sans domicile fixe reconverti). François avait l’air un peu plus à l’aise dans son pays d’origine, qu’est la France.

Le programme de la journée avance et me voilà nez à nez avec des gens que j’apprécie. La petite bande entourant Jibi Martinez et Mr JP, ainsi que ces deux protagonistes fait plaisir à voir. Les nouvelles de chacun ainsi que de son actualité personnel et musical est partagé sur le fil, mais se terminant avec la promesse de se retrouver durant la journée pour en profiter plus longuement.

Musicalement, le son est afro et latino. Les percussions s’entremêlent, les voix vont et viennent au rythme des différents relais entre les trois dj’s. Ils pratiquent toujours l’art des mixes en ping pong. C’est toujours aussi bordélique, puisque l’un mixe, les autres non, mais cela finissaient toujours par beaucoup de vibes.

Alors que Joe fait son show, je pars faire mes explorations aux alentours. De fréquents arrêts aux toilettes pour me tremper (il fait chaud lorsque l’on danse coller) à de grandes discussions, il n’y a qu’un pas !

Je retrouve un Lord J complètement épuisé par le festival Lyonnais, mais toujours bien bavard (c’est dur d’en placer une, mais quel intéressant orateur). Avec un grand plaisir, je retombe nez à nez avec Something Magic, qui a déserté Paris pour s’installer à Lyon. Cela ne l’a pas pour autant changé, il danse toujours et aussi bien !

Un Orel1 et un Fukiflex aka Smoke in the city plus loin, je tombe sur Remi Ribe. Rencontré lors du premier Soulful Meeting, ce passionné progresse chaque jour durant à sa culture toujours plus grande, toujours plus jazzy et même nouvellement dans la production. Il est accompagné d’un producteur indépendant en Nu Jazz et musique de films. J’ai tout simplement accroché sur la discussion et les idées de ce producteur discret et pourtant durable (15 ans qu’il fait des albums).

Mais voilà, je ne résiste pas à l’appel de la musique. Je me mêle de nouveau dans la foule, à la recherche de bonnes vibrations, tout en le partageant avec d’autres passionnés. J’y retrouve les Wumm et Polem et ensemble, nous dansons sur un son un peu plus vocal, un peu plus disco pour mieux faire agiter les mains en l’air : Kenny Bobien « Oh landlord », Elements OF life « you brought the sunshine in my life » ou encore Teddy Pendergrass (repose en paix l’artiste) avec Harold Melvin et les Blue Notes pour « The Love I lost ». Mais cela donne chaud, j’en suis à la limite d’enlever le tee-shirt qui colle sur ma peau. C’est la conséquence lorsque l’on trémousse son corps en osmose avec d’autres.

Pour autant, je n’ai pas compris et ne comprends toujours pas ce que je viens de voir. Il est 19 heures, le temps est gris et il fait 15 degrés). Joe assure le spectacle derrière les filtres, tandis que le couple Danny et François s’occupent de la sélection. Le public réagit maintenant au quart de tour, prit par la force et la puissance de la musique. lancés dans leurs oreilles pour toucher leurs coeurs. Tout se passe bien et pourtant, je vois encore un évènement qui me choque, tout en paraissant invraisemblable. Dans la foule, je danse au milieu de centaines de personnes. Et à mes côtés, je vois une personne qui amène sa main droite à la hauteur de sa narine droite. Il renifle plusieurs fois de suite, en n’oubliant pas de vérifier qu’il ne reste plus aucune traces de poudre de couleur blanche.

Je sais bien que Joe peut paraître allumé puisqu’il se casse le cou à chacun de ses déhanchements mais cela méritait-il de prendre de la drogue dure pour être dans un état similaire ? Il y a une grande majorité du public qui d’après leurs réactions, n’avaient aucunement besoin de produits supplémentaires à la musique diffusée pour apprécier la prestation.

Lyon serait-il la nouvelle plaque tournante de la drogue dure en France ?

Je préfère me consacrer à l’évènement lui même et aux relations humaines en discutant avec les divers protagonistes, tandis que le son est plus dansant et plus contemporain. La preuve en est avec le tubesque « Hey hey » de Dennis Ferrer. Ce disque a fait réagir le public en le faisant chanter en choeur « Hey Hey !!!! » et le faire danser jusqu’a plus soif.

La nuit tombe sur la ville de Lyon et les classics arrivent. Leela James « Joy » remixé par Quentin Harris ou Mondo Grosso « Star suite » le remix de Blaze sont autant de disques dits « Classics » joués dans les soirées du collectif.

Mais tout l’intérêt de cette édition est qu’elle est différente de la précédente. C’est justement ce que j’en retiens puisqu’elle  est moins classique et beaucoup plus tapage. Certaines personnes n’ont pas accrochés sur le début avec les percussions peut être déjà trop entendu. Mais pour le reste, tout le monde est unanime sur les bonnes vibrations promulguées par le trio. Ils ont réussi à chauffer le public et se réchauffer eux au passage, avec un son actuel et éclectique. Et la nouveauté, c’est la profusion de lunettes anti ultra Violet lorsqu’il n’y a pas de soleil et surtout en pleine nuit. Victimes de la mode, tel est peut être ce nouveau phénomène ?

Malheureusement la fin approche. C’est Diana Ross qui nous indique qui est le « Boss » à savoir François K, qui prononce quelques mots en Anglais. Le public est encore chaud et en redemande mais il indique en Français qu’une venue prochaine du collectif est peut être possible à l’avenir…..Body & Soul troisième édition, à suivre…

La sortie est particulière. Je retrouve Mr Eric, parti quelques minutes avant, qui doit faire une autre soirée du festival. Quand à moi, je pars vers un bar de nuit où la petite bande entoure déjà Luka qui y fais un set. Mais des problèmes avec les dealers va gâcher la fin de soirée et faire en sorte d’ajouter une nouvelle ombre au tableau que je peignais de Lyon concernant la drogue.

Nous nous séparons Mr Eric et moi même, avec la promesse de nous revoir assez rapidement. Mais l’un et l’autre, nous repartons avec le vibe et des images pleins la tête, malgré des gens aux comportements étranges lorsqu’ils titubent ou hurlent en pleine rue (à cause de certains produits ?).

Est ce que la ville de Lyon va t’il devenir la nouvelle ville des vices? Peut être que ce n’est que le temps du festival. Je ne pourrais donner réponse à cette question. Mais pour autant, mon retour vers Paris s’effectuera après une nuit de sommeil bien mérité.

LPR qui reprend goût à la culture club, surtout lorsqu’il y a du partage dans les émotions, en découvrant la puissance des relations humaines autour d’un rassemblement musical.

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Soulful Meeting 2009@La Vague-Six Fours 14-15-16/08/09

Posted in Festival on août 14th, 2009 by admin

LPR SOULFUL VIBES IN THE MEETING OF 2009 REVIEW

Voici la review de cet évènement estival lié à Universdj pour sa troisième édition. Le festival des musiques Soulful, soutenu par des passionnés, se voit reconduire pour la seconde fois au Bar/Restaurant/Club La Vague à Six-Fours Les Plages.
Il s’étale durant les 3 jours du week-end du 15 août et avec je vais essayer de vous retranscrire les émotions vécues par des mots virtuels.

  • Vendredi 14 Août 2009

Voici le programme du premier jour du Souful Meeting 2009 et de ces festivités.
L’après-midi a été assuré par Anonyme Garden, pour sa première prestation au Soulful Meeting.
Le Dj, lié à l’équipe de Poitiers, s’est fait plaisir en mix, après sa visite l’an passé, en tant que touriste. Il ouvre le bal des Dj’s et des mixes Soulful à souhait en journée.
Stephane De Toulon a découvert depuis quelques temps la petite bande du Sunslice et de La Vague. Et depuis, le voici venu au festival pour l’édition 2009 en répondant présent à l’exercice du mix, juste après Anonyme Garden.

J’aurais déjà dû être arrivé lorsque les deux frères Seb et Thomas de Rouen ont commencé à mixer. Mais il n’en était rien puisque j’étais, en bonne compagnie, toujours sur la route en direction de l’évènement.
Pour autant, les frères se payent une tranche de Houseries relevé par l’habitué des après midis, l’acolyte Jibi Martinez.
La soirée commence et les deux équipes se préparent pour un combat à la recherche du vibe ultime. Universdj team avec Tuxxl, Mike & Tess et Mr Sam d’un côté. La représentation de l’association Sunslice se fait par les deux grandes pontes de la Jerk House connection, les biens nommés Dj Therry et Dj Bool.

J’arrive finalement au meeting dans un état de transpiration intense, aux alentours de 23h. C’est juste au moment où les Wumm, avec la chanteuse Marlène Rodrigues, finissent leurs mix & live sur une de leurs compositions “Still”.
Enfin, je retrouve toute la bande de fous furieux. Allant du Frank Savannah à un dj Kik en pleine forme, tout en passant par Yohan Esprada, les discussions s’organisent à même la plage.
Croyant avoir tout loupé, et surtout leur live, je m’excuse auprès des Wumm, de ma non présence. Heureusement, plus de peur que de mal, c’était du mix essentiellement…..ouf!!!

Mais à l’intérieur du bar, cela ne chôme pas. J’arrive au moment bouillonnant de la soirée, puisque Nicolas Vautier est déjà installé derrière les platines tandis que Rachel Claudio empoigne le micro pour amorcer la folie.
Et c’est parti pour une chevauchée efficace et endiablée. Nicolas utilise la technique du ressort (ou kangourou comme vous préférez) puisqu’il saute en rythme sur le parquet, jusqu’à en casser même un petit peu. Et la grande Rachel est magnifique en prêtresse de la soirée, avec une puissance vocale impressionnante, le tout en improvisation totale.
L’ambiance devient d’un seul coup explosive dans le bar. Il était plein et les gens qui y sont suivent la vibe que le duo maîtrise parfaitement. Jusqu’au point de faire crier la joie et faire briller les sourires de ces derniers.
Nous avons droit à un “Freedom” en version instrumentale lancé par Nico (pour les intimes) mais chanté en live par Rachel, ainsi qu’un hommage à Chaka Khan, “Any love” produit par Dj Mémé ! Ce n’est que du bonheur malgré le fait qu’un peu de trop de vocal, peut tuer le vocal.
Après 1h30 d’improvisation live et de complémentarité sur le mix, la constatation est flagrante. Nicolas Vautier et Rachel Claudio est un duo impeccable, dynamique et ultra efficace.
Mais autant se reposer un peu les oreilles pour les voix…

Et voilà que Bibi fait son arrivée pour ce qui pourrait être une émission de Better Days en live !!!
Il tient le dancefloor avec un programme musical des plus intéressant et varié. Il y met tout son savoir faire grâce en partie aux classics qu’il a joué durant une dizaine d’années sur une radio nationale en trois lettres et avec pour l’autre moitié de son set, des sons que seul Bibi mixe.
Il a même joué quelques sonorités Zouk…..avant de repartir sur de la house avec le “Voices in my mind”. Les gens dansent toujours tandis que mes yeux commencent à fatiguer. C’est tout naturellement que je me dirige vers l’hôtel pour me reposer, en m’éloignant de la Vague pour ce premier soir.
Une fois là bas, une surprise m’attend. Je vois une cascade (réalisée sans trucage) d’un Dj à la sortie d’une voiture en roulé boulé façon Starsky & Hutch sur le parc de stationnement de l’hôtel. Etrange vision que voilà, juste avant de se coucher.

JIBI MARTINEZ

SEB & THOMAS DE ROUEN

NICOLAS VAUTIER & RACHEL CLAUDIO Mix & Live

BIBI

  • Samedi 15 Août 2009

Un lever tardif, un petit déjeuner transformé en déjeuner, voici comment commence cette journée avant mon arrivée à la vague en début d’après-midi. Mais trop de chaleur m’amène à me jeter à l’eau pendant que le relais entre Stephane de Toulon et Anonyme Garden puis avec les deux frères de Rouen se pratique sans anicroches.
Aujourd’hui pour ces derniers, c’est un concentré de pure vibe latina mouvementés par ses percussions, ambiançant la Brutal Beach de Six-Fours les plages et ses occupants.
Jibi Martinez, quand à lui, discoise le lieu avec de bons morceaux à l’ancienne.

Après ma baignade, c’est à moi de prendre les platines pour un set vocalisant, comme je les affectionne.
Quelques clins d’oeils sont parsemés de ci, de là à Sir Esprada, le couple Floy/ Frank Savannah (ce dernier se tenait devant moi) ou le mystère autour de ce nom : Housadiction.
Yohan Esprada me suit, avec il faut le dire, grande conviction. Ayant la maîtrise de son engin futuriste via deux disques tournant sur un écran, il fait cracher les enceintes du bar.
Un set deep tech, hypnotique et pumping à 18h. Cela enthousiasme le Jedset en survibe, même si l’horaire et la qualité du set du Dj Normand aurait été plus adéquat en fin de soirée.

Après une douche bien méritée face à ce soleil de plomb, la (re)venue sur la plage de Six-Fours concorde avec la prestation en live du collectif Jerk House Connection.
Une chanteuse (jouant parfois d’un instrument en forme de clavier, dans lequel elle souffle également dedans comme une flûte), un guitariste et un claviériste/Ingénieur son/lanceur d’ambiance sont réunis sur une petite scène posée à même la plage.
Le petit trio nous fait découvrir, tout en douceur, le nouvel album de la Jerk House connection. Que cela soit des morceaux deep house ou carrément lounge, c’est vraiment agréable d’entendre de la musique Soulful devant un coucher de soleil au bord de la jolie mer méditerranée.
Par conséquent, le live peut s’écouter le fessier enfoncé sur un transat, un verre à la main et le regard posé sur cet horizon lointain. Mais pour ma part, je décide de danser à même les cailloux, quitte à en rendre les chaussures blanches (plutôt que le noir d’origine).
D’autant plus lorsqu’un deuxième chanteur, du nom d’Akram enfourche sa guitare autour du cou et nous joue en solo, une petite ballade à la nuit tombante. Pour la Jerk House, c’est enfin le signe de la reconnaissance en rapport à ce “Each & every day” de 6 ans d’âge.
La collaboration, entre le collectif de Six Fours et ce chanteur originaire d’un groupe arabo- électronique, se voit relifté par Rocco et Raw Artistic Soul sur le label parisien Antho. Le Soulful meeting est une occasion de découvrir cette voix (masculine et non féminine comme je l’aurais cru en version studio) boostant en live, la version instrumental du Rocco Deep mix.
Au break, il reprend même le texte du Modjo “Lady”.

Mais je ne peux l’entendre qu’au travers des baies vitrées du bar puisque j’aide l’acolyte Logan du collectif Rennais Dataspirit à débuter son live. C’est le premier live en public du producteur et qui plus est, lors de sa première venue au Soulful meeting.
Pour cet évènèment, il ne fait justement pas les choses à moitié. Environ 80% de son live est tout nouveau, tout frais sorti des machines, quelques semaines plus tôt.
Avec plus d’une heure de sonorités Loganesque, ce live est un concentré de house, d’électronica, d’ambient et de tech house. En clair, ce sont toutes les influences à coeur ouvert du producteur Rennais, nouvellement Parisien.
Des sons hypnotiques sur lesquels on danse….à l’heure du barbecue géant organisé à même la plage. C’est justement dommage d’avoir programmé son live à cette heure-ci, alors qu’il y avait un potentiel de programmation en pleine soirée.
Ces propres productions “Seven forty eight” ou “Electrical field”, autant que des remixes (comme celui pour M-Wood…..repose en paix) ont dynamités le bar et sa plage en version live grâce au logiciel Reason ! Cela en épate plus d’un tandis que d’autres sont pris par le charme.

Une passe d’arme mémorable se pratique avec un Jedset survolté sur les CDJ. D’ailleurs le respect entres les deux producteurs les amènent à se faire une accolade des plus amicales, un grand moment.
Le producteur parisien Jedset pratique l’art du mix depuis plus de 10 ans. On sent le second amiral du bateau Soulheat à l’aise dans cet exercice. Il enchaîne les morceaux vocaux, instrumentaux soulful, house et club mais toujours d’une façon énergique.
Au point qu’un évènement inattendu se passe dans le dos du dj (ah la magie des improvisations !).
Marlène Rodrigues, chanteuse collaborant avec le collectif WUMM, surbooste un instrumental du mystérieux collectif Housadiction. Encore plus étonnant, c’est l’improvisation, nus pieds de Rachel Claudio sur le parquet du club/restaurant, rétorquant à la voix de Marlène.
L’ambiance devient électrique, la sueur devient palpable mais les sourires se multiplient lorsque la soirée se poursuit en battle vocale. C’est la première de ce genre, à laquelle j’assiste et c’est le summum lorsqu’Akram vient également.
Les deux chanteurs expérimentés nous amènent très loin dans la vibe, tandis que Marlène, la petite nouvelle, arrive à suivre, tout en étant guidée par ses grands frères/soeurs d’un soir. La petite chanteuse prend du grade.
Cette battle n’amène pas de perdant mais un résultat hallucinant : les cris de joies, les sourires et les bonnes vibrations se multiplient à La Vague. Comme certains ont pu dire avec le recul, “les prestations vocales en improvisation étaient un grand moment. Tellement grand qu’ils mettaient encore la banane pendant des jours.”

La suite du programme de la soirée a été légèrement modifiée par la non présence de Dj Floy. Dj Bool et Dj Thery débutent un set en ping pong, soutenu par la bataille vocale des trois chanteurs.
Tant qu’Akram est présent, ils usent et abusent de sa présence, pour chanter le “tube” de ce meeting version 2009, “Each & everyday”, une fois de plus. Malgré leur court set, ils continuent l’exploration de la house vocale, tout en préparant l’arrivée du duo Nico et Rachel, pour la seconde soirée de ce week- end très….soulful.

Enfin, la nuit se fait prendre par un dj de qualité durable. Déjà plus de 15 ans qu’il sillonne le globe, Dj Rork, patron du label Stalwart, nous concocte un set très large : de New York des MAW à des clubs tracks plus récent tel gel abril sur Defected (autres buzz du meeting), il crée une ambiance qui amène à secouer le bassin en rythme.
Pendant ce temps là, à quelques mètres de là, à plus de minuit, une nouvelle danse est inventée : la water House dance et est pratiquée entre trois dj’s et producteurs passionnés en mer méditerranée .
“Bien bien bien profond, bien profond….yeah !!!!”

Alors que les vêtements sèchent sur les trois participants de ce nouveau mouvement, Rork n’amuse pas la galerie. Il continue sa mission de faire danser les gens toute la nuit durant.
Malheureusement trop d’émotions et de fatigue m’amène à retourner à l’hôtel vers 2h30. Mais la soirée n’est pas finie pour tout le monde, rassurez vous.

STEPHANE DE TOULON

ANONYME GARDEN

YOHAN ESPRADA

LOGAN DATASPIRIT Live

JED SET

DJ RORK

  • Dimanche 16 Août 2009

Au matin d’une dure journée de soleil et de sueur, un élan de motivation vient cogner à ma porte pour visiter la région. Hélas, la chaleur me rappelle à l’ordre et la motivation s’envole dans la douche froide prolongée.
L’après-midi s’ouvre de nouveau aux mixes et aux baignades certes ensoleillés mais ambiancées par les Dj’s.
A plus de 15 heures, je retrouve Seb et Thomas de Rouen menant un set enthousiasmant comme je les aime, différent de la veille.
Lorsque vient mon tour, je n’ai qu’une idée en tête : réanimer mon projet LPR SOULFUL SELECTION. Le principe est de faire une sélection de morceaux à l’esprit Soulful, sans pour autant être de la House. Puisque Frank Savannah a subi l’échec de la non réalisation de son film “Qu’est ce que la Soulful version 2009″ la vielle, je me suis dis : “Je vais leur faire écouter ce qu’est l’esprit Soulful”.
Et pour preuve, voici un “Pacifica” donnant le LA à un Sinatra, un cowboy de l’espace flirtant avec les libérateurs du jazz, tandis qu’un Saint Germain retrouve son gang du Kool pour une partie de “Summer madness”.
Je ne résiste pas au fait de rediriger la sélection vers un mix aux sphères House et deep, avec des amis, des voix, des instruments et du Soulheat pour ne pas changer.
L’arrivée de Jibi Martinez (ex-Grenoblois) à mes côtés indique la relève de la direction des platines. Ce dernier les bichonne avec un côté très deep, tandis que moi, je pique une tête dans l’eau toujours chaude mais bien plus fraîche que face à ce satané soleil.

A ma remontée de l’eau et après séchage, voici un petit nouveau rencontré mais non prévu au programme : Dj Kam.
Il est un peu tendu car c’est son premier mix en public. Mais il assure un très bon set vocal et garage, avec même du Kings Of Tomorrow de haute facture dans le genre.
Suit le normand Yohan Esprada, toujours aussi concentré sur sa musique énergique diffusée alors qu’il déclenche une énième coupure de courant. Un set résolument deep tech m’amène à enchaîner quelques pas sur le parquet mais rattrapé bien vite par la chaleur outrancière. Son set se termine par un “Rhodes Island” des plus prenants (en savoir plus, direction http://www.yohanesprada.com).
Pendant qu’une discussion passionnante avec Kya des Wumm s’installe, un Dj venu à la dernière minute, assure sa prestation en remplacement de Karltone : Polem.
Le passionné provenant de Besançon est investi dans la webradio Paris One et sur la radio Belge Vibration FM. Il a profité de ce week-end estival pour délivrer une partie de sa culture musicale avec un concentré de Kerri Chandler, un bouillon de Jovonn et beaucoup de vibes vocales Françaises et Américaines.

Le Soulful meeting est un évènement musical mais aussi et surtout la rencontre du public, des passionnés, des producteurs, humainement parlant.
Après avoir passé deux jours déjà, à découvrir le monde musical de Nicolas Vautier et sa technique façon Kangourou, je me décide enfin à l’aborder. Il faut dire que c’est une des seules personnes que je ne connais pas vraiment, du moins, juste de réputation.
L’occasion de cette rencontre permet de me rattraper et d’en savoir plus sur l’histoire de Jaffa Music (qui est son label au passage, ce que je ne savais pas) et de découvrir un producteur à coeur ouvert, abordable et respectueux. Cela fait toujours plaisir et du bien de voir des professionnels toujours aussi passionnés, avec humilité, sans se faire engluer dans la spirale du Star système.

Sans qu’il n’y ai de sonnettes d’agités, certains sont en train de manger, d’autres y vont et le restaurant se remplit.
C’est dans ces conditions que des amis à Nico s’invitent à mettre de l’ambiance à coups d’effets : ce sont The Sound Soldiers.
Un duo aussi à l’aise en house qu’en électro (leur titre “My love” est toujours en attente de label pour ceux que cela intéresse), ils dégagent une très bonne dynamique et enchaînent des disques dansants….même s’ils n’ont pas eu l’écho relatif à leur prestation.
Dans tous les cas, un duo à retenir en mixes mais également dans la production.

Ah les joies du live, de l’improvisation et des absences amènent le live des Wumm à être reculé.
C’est un bienfait, puisqu’en attendant un ping pong géant s’organise entre Mike & Tess, Nicolas Vautier de nouveau en pleine forme et Dj Kik, vice président d’Universdj et bidouilleur de talent. Preuve en est, avec un Chic “Good Times” survitaminé, enthousiasmant les personnes revenues de leurs repas.
Un aller et retour à l’hôtel, avec une énième douche à la clé et voilà que je me retrouve, une glace à la main, devant la vague, à la nuit tombée. Ce coup-ci, j’entends Nico, seul, alors que les Wumm se préparent pour leur live.
Les claviers maîtres sont de sortis, les deux Wumm, Kya et All Over penchés derrière leurs machines, lancent des éléments de morceaux, pour attirer la piste grâce à un spectacle interactif.
Simplement, c’est bien connu, on regarde un spectacle mais on ne danse pas dessus. Marlène va faire en sorte que cela en soit autrement.
Après une année de live autour des soirées Deep Is Our Soul (DIOS pour les intimes….la prochaine le 15 Octobre au Tribar), les deux Wumm et la chanteuse Marlène Rodrigues ont collaboré de nouveau à la création de morceaux. Et ce soir, le premier live extrait de ce nouvel album promo (distribué gracieusement lors de ces 3 jours) met de l’ambiance.
D’un “Flow of life” de l’an dernier en passant par un “Still” nouveau très bon cru en version Backup instinct, tout est là. Y compris les émotions de l’instant d’un live, les erreurs, les improvisations ou les moments où les personnes sont hypnotisées par la prestation musicale.
Un voyage allant des sonorités de Chicago des premières années (”Dipadiction”), d’un Kerri Chandler en influence (”Underdance”), d’un coup de gueule sur l’entrée des clubs (”Let me in”) ou même broken beat (”Sauhome”), c’est un résumé du programme que nous a réservé le trio durant leur live.

Il y avait moins de monde visible dans l’enceinte de la Vague puisque nous étions un dimanche. Un peu moins de monde aussi pour accueillir un mix ping pong inattendu de la part des Housadiction.
Ce n’est qu’une petite mise en bouche avant un live improbable et totalement imprévu (du fait des absents et de la rencontre). Celui des Wumm en versus avec Logan sur la même texture sonore, mélangeant leurs divers univers.
Et cette rencontre abouti sur un résultat inattendu. Mais il y a de quoi faire avec les nappes de Logan, tandis que les Wumm s’occupent des rythmiques, qui nous propulsent dans un voyage des plus dansants, tout en étant planant ou au contraire dévastateur.
Il faut surtout s’imaginer que le live est délivré totalement au feeling. Kya envoit des séquences rythmiques jumelées à des gimmicks ou des nappes provenant du travail passionnant de Logan. Parfois, c’est le contraire. Mais la création en direct des deux producteurs est agrémenté d’un All Over au clavier en improvisation et même de Jedset, préparant des accapellas en accord avec tout ce mélange créatif. Et il y a vraiment des moments magiques dans cette prestation unique.
Il fallait écouter, voir et percevoir ces êtres humains secouant la tête en rythme, tout en mettant de l’âme et de l’émotion dans leurs machines.

Mais ce moment passe très rapidement alors que l’ambiance du public, resté fidèle, remonte en flèche dans le club juste au moment où le trio trouve leurs marques. Mais Mike & Tess veut faire passer tous ceux qui souhaitaient mixer et c’est sur cette fin de spectacle incroyable, qu’ Hill’G reprend le contrôle de la table de mixage, pour un set sans concession.
Le fidèle acolyte relié à la Vague et à l’équipe Sunslice (j’ai pu faire sa connaissance l’an dernier) fait un set lourd, brut, underground et efficace à base de deep underground, de techno, de tech house ou de minimal. Une facette que je ne lui connaissais pas et qui m’a surpris mais ravi.
Ou comme disent certains “Cela tapait” alors que d’autres diraient “cela envoyait de la cagette”….c’est au choix messieurs et mesdames.

A un peu plus de 2 heures au matin, Dj Bool, grand manitou de la vague par sa casquette de directeur artistique du lieu, indique la migration de la dernière soirée du Soulful meeting. Le chemin n’est pas fléché mais telle une rave qui s’arrête à un endroit, le mouvement est déplacé et la fête continue.
C’est dans le club Le César, juste en face de la vague (il n’y a juste qu’a traverser la route). Après l’entrée, un son Housey joué par Orel1 et Fukiflex (initiateurs des soirées Jus’dance et créateur du site de music, danse urbaine et djaying http://www.housedancer.net) nous accueille en nous invitant à la danse, sur une piste glissante et déserte.
Car le club a laissé ses portes ouvertes après deux heures exceptionnellement un dimanche soir, pour accueillir l’after et fin du festival Soulful meeting 2009.
Un set assuré par le tandem avec de la deep underground, en passant par de l’afro gigolo pas loin des contrées Mojuba ou même de la house matinée de rn’b….ou alors le contraire.
Il faut savoir que le son n’est pas très percutant, que la cabine est bas de plafond (d’ailleurs un des dj ne rentrait pas debout dans la cabine), que la piste est étincelante, brillante, lustrée et vitrée (ah les fameux clubs où l’on peut voir son reflet pour se faire de l’auto satisfaction sur ses pas de danse) et son carré “Consommateurs de bulles via CB”, heureusement vide.
Pour autant, la deuxième prestation de Hill’G ramène, les quelques passionnés encore debout, dans les contrées garagisante et même discoïde. C’est sur le morceau d’Inner Life “Ain’t no mountain high enough”, reprise du titre de Marvin gaye et Tammi Terrell, que s’achève mon week-end musical avec passion.

Et voilà que vient le moment difficile des “Au revoir” à tous les participants, de la difficulté de tourner les talons loin de cette vibe, mais avec la promesse de remettre cela, très vite. On peut aisément voir les émotions sur les visages des personnes présentes. C’est un mélange de tristesse, de sourire jusqu’aux oreilles, ce week-end a été un grand moment d’intensité musicale, encore plus grand qu’imaginé en tête.
Lorsque l’on vit des moments pareil, on se dit c’est bon de vivre des instants aussi intense volés à la dure réalité de la vie. Et cela permet également de conserver certaines valeurs un peu trop en perdition dans le 21 ème siècle : les relations humaines réelles. Et tout cela en améliorant sa culture, en invitant le mélange d’individus différents, rassemblés autour d’un même élément : la Musique.

Au réveil le lundi matin, le rêve n’en était pas un. Le soulful Meeting édition 2009 a bien eu lieu et m’a amené à un état de joie instantanée dans ce monde de merde.
Les derniers instants passés dans la région de Toulon se déroulent sur la terrasse d’une restauration rapide avec Yohan Esprada, Polem et une discussion avec les Sound Soldiers avant leurs départs de la région.
L’éloignement de cette région est un soulagement par rapport à la souffrance solaire que je subis encore, pour retrouver des montagnes plus confortable en fraicheur (quoi que ce n’est pas dis en été !).
Au revoir SOULFUL MEETING mais pas adieu et surtout merci qui?
MERCI UNIVERSDJ !!!!

LPR …encore dans la vibe Soulful…même 3 mois après.

DJ KAM

POLEM

MIKE & TESS  with DJ KIK

WUMM featuring Marlène Rodrigues & guest Rachel claudio Live

WUMM & LPR

LOGAN DATASPIRIT, WUMM & JEDSET Full Live Improvisation

HILL’G

OREL1 & FUKIFLEX

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All Day Long avec Gilles Peterson, Ashley Beedle, Phil Asher & The BPM @ Piscine du Rhône – Lyon 21/05/2009

Posted in Festival on mai 21st, 2009 by admin

LPR PISCINE DU RHONE AGAIN REVIEW

Un an que je n’étais pas revenu à Lyon.
La dernière fois que je suis venu, c’était pour ce même événement : All Day Long dans le cadre du festival des Nuits Sonores de Lyon.
Mais au lieu de l’équipe de la Body & Soul, voici un conglomérat venu tout droit d’Angleterre, voyez plutôt :
Gilles Peterson, Phil Asher, Ashley Beedle et The BPM.

La LPRtomobile, partie en ce jeudi matin férié, arrive 4 heures plus tard dans le centre de la cité Lyonnaise.
En traversant le pont de l’Université, j’entends et ressens les énormes basses venant de la piscine du Rhône toute proche, sous une abominable chaleur.

Me voilà devant l’entrée et on me demande, une fois de plus, de jeter une bouteille de boisson toute neuve. Je ne faisais pourtant, que tendre mon billet pour rentrer dans la piscine. J’ai vraiment du mal avec la politique d’obliger les gens à consommer dans l’endroit, même si je comprends qu’il y a une partie des frais qui sont remboursés grâce à cela. Je n’accepte pas l’imposition d’un seul choix unique. Du coup, cela sera gâteaux et eau du robinet toute l’après midi pour tenir.

Je reprends mes marques dans cette piscine que j’avais côtoyé un an auparavant pour la Body & Soul. Une draperie blanche distendue, accrochée au plafond, coure le long de la pièce faisant office d’accueil et de vente de boissons.

J’arrive enfin sur la terrasse, l’endroit où se trouve le spectacle, avec son plateau de Dj’s qui s’affairent déjà pour créer de la vibe, devant peu de monde.
C’est reggae/ragga, voir dub à mon arrivée. Un Mc toaste de son flow rapide ou lent, en suivant la vibe de la musique diffusée.

Je reconnais les dj’s que j’ai trop souvent vu dans les journaux, magazines ou dans des reportages spécialisés. Gilles Peterson a un air élégant avec sa petite veste argentée et sa coupe de cheveux très proprette malgré la chaleur. Phil Asher est reconnaissable par un tee-shirt jaune prônant son amour pour New York et sa barbe de quelques jours. Ashley Beedle, quand à lui, arbore une paire de lunettes de soleil et un béret à la Louie Vega’s classic style !
Je ne connais pas The BPM, alors que deux personnes d’ébènes se présentent sur la scène. L’un est le Mc à casquette et l’autre ne pouvait qu’être The BPM.

Cette assemblée musicale nous sert, spectateurs, aficionados ou tout simplement audiophiles de tout âge, une musicalité diversifiée remplit de bons grooves. Que cela soit du dubstep, du ragga, du dub, du disco ou de la soul.
Je n’oublie pas, comme toujours, de faire un tour d’horizon aux visages qui me sont connus : Something Magic, la bande à Jibi Martinez et Mr JP ou les deux Jerk House Connection, Therry et Dj Bool.

L’ambiance s’amplifie, au fur et à mesure de l’arrivée de nouvelles personnes, dans ce lieu joli et parfait, pour du clubbing d’après-midi.
Les gens y dansent, prennent un verre, discutent ou y font connaissance, prennent des bains de soleil (il faut aimer…).

Les percussions de la House débarquent et la foule s’amenuise devant la scène. Un “One dream” bien placé de Louie Vega et sa femme Anané entrainent les gens à siffler et à danser. Et lorsqu’Ashley Beedle reprend les platines, ce n’est que pour mieux nous faire suer à coups de grooves Funky à la Funkadelic. Gilles en retire sa veste tellement il y faisait chaud d’un seul coup.
Il faut dire que ce grand rassemblement consiste plus en un ping pong géant qu’à un véritable set de 2 heures de chaque Dj.
C’en est une force, je trouve, ce mélange et ce dynamisme des personnages et de leurs cultures musicales propres, qu’ils partagent avec le public.

Un exemple est celui où Ashley tente de partir sur de la House 4 temps et dancefloor, grâce à l’inusable “Deep Inside” en version remix.
Phil reprend derrière pour balancer, après ce Hardrive tenu et retenu jusqu’a créer l’impatience des danseurs, le classique transgenre “Altered States” de Ron Trent. Et pendant celui ci, il rajoute un extrait d’un Stevie Wonder, une espèce d’entracte pour montrer l’étendue de sa culture.

Tout en vivant ce moment musical, je me fais de nouvelles connaissances en rencontrant Luka, l’acolyte des Wumm chez V mix. Il me présente à des personnalités hautes en couleurs et riches en connaissances musicales.
D’un autre côté, je suis tiraillé par une petite bande enthousiaste de jeunes gens qui organisent, à intervalle non régulier, une battle.
Et c’est ainsi, que je vis et ressens ma première battle en House dance. Certes, c’est en simple amateur, que j’enchaîne quelques pas, au côté de Something Magic et d’autres danseurs talentueux. C’est un grand moment de partage lorsque le cercle se forme et que les concours de danse s’improvisent.

Gilles Peterson annonce, lui même, une petite surprise, en invitant le tout jeune Ramadan Man, non crédité à cet évènement du All Day long 2009.
On aurait dit un Anglais (pourtant j’ai crû l’entendre parler en Français en aparté par la suite) qui ramène toute la culture du moment, de là bas : le Dubstep. D’ailleurs, il est l’un des Dj’s emblématique de ce mouvement sur l’île de Shakespeare.
Ce style a l’air d’être un phénomène un peu foutraque à comparer du 2step ou autre speed garage.
Basse monumentale sur fond de dub accéléré en breakbeat speedé ou en 4temps hypnotisant, voilà ce que serait le Dubstep, d’après ce que j’aurais aperçu dans mes oreilles.

Il y a vraiment beaucoup de monde maintenant, au point qu’il est parfois difficile de circuler sur la terrasse baignée dans l’ombre.
Des petits groupes deci delà navigue un petit peu partout. Les bières se vident à la vitesse de l’exécution de la danse des gens. Mais le public n’a pas l’air très connaisseur ou du moins, pas autant que lors de la Body and Soul. En plus, ils viennent surtout pour Gilles Peterson uniquement. Pourtant, Ashley Beedle a été responsable d’usines a hits, rien qu’avec son projet X-Press 2, et Phil Asher, le précurseur en Deep house et Broken beat anglais.
Musicalement, c’est diversifié et surtout surprenant de voir Gilles jouer parfois des morceaux club, presque trop club pour lui. Il y avait un peu moins la touche “noire” que je lui connais dans ses émissions “Worlwide” diffusée sur Nova.
Par contre, je ne savais pas qu’il maîtrisait terriblement bien la langue Française. On a tout de même droit à un passage salsa, sur lequel certains ont une terrible envie de danser.

Peu avant 23heures, je sors de ce cadre estivale pour partir vers l’extérieur de la cité Lyonnaise. Au programme, quelques heures de route qui m’attendent, dans un décor magique et particulier. Des éclairs tombent toutes les deux minutes illuminant le ciel, tel un feu d’artifice sur une toile noire pendant quelques heures.

LPR qui a passé un moment éclectique sur un fond de Rhône sans la côte, tout en clubbant en pleine journée.

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Soulful Meeting 2008 @ La Vague – Six Fours 15-16-17/08/08

Posted in Festival on août 15th, 2008 by admin

LPR SOULFUL MEETING 2008 IN FRONT OF THE SEA REVIEW

Voici qu’arrive enfin ce rendez vous attendu depuis longtemps :

La seconde édition du Soulful Meeting, à l’initiative d’Universdj, s’est associée cette année à l’équipe de l’ex- festival Sunslice à Toulon.

Lieu prévu du rassemblement :

Un bar restaurant au nom évocateur situé au devant d’une des plages de Six Fours. La Vague est le nouveau bunker pour l’ancienne équipe du festival Toulonnais, dont une partie est un collectif de House Soulful, Jerk House Connection.

But :

Toujours le même principe de rassembler durant un week-end end, des passionnés de musique, avertis ou novices, des danseurs, des Dj’s amateurs autant que professionnels, des bidouilleurs en herbe autant que des producteurs qui vendent, autour de toutes les musiques dites « Soulful », celles qui ont de l’âme.

VENDREDI 15 AOUT

Premier jour de ce festival, dont la nouveauté 2008 est d’être passée à un week-end end de 3 jours (jour férié oblige). Je vais vous faire une petite présentation du lieu, pour améliorer votre imagination durant la lecture de cette review.

Le restaurant est situé en bord de chemins piétonniers et de pistes cyclables d’un côté et de l’autre, il est planté sur le sable face à la mer Méditerranée.
Le bâtiment possède une façade dynamique, où à la nuit tombée, est suspendue une lumière bleutée fluorescente parcourant les toits, indiquant « Restaurant Bar La Vague ».
L’entrée s’effectue au bas de 3 marches, un vendeur de gaufres et de glaces (à l’italienne oblige, vive l’été pour cela), s’affaire juste avant la porte d’accès au lieu. Au dessus de cette dernière, une planche de surf en bois poli, peinturluré d’une façon dynamique en rouge vif, est disposée en hauteur avec l’indication en gros caractère « La vague ».

Je débute ce festival, en étant accompagné, en début de soirée vers 21 heures. Je remarque déjà quelques visages familiers à quelques mètres de là ; le patron d’Universdj, Tuxxl, son acolyte en radio et en soirée, Mike (sans Tess pour le coup), s’affairent derrière les platines dans un carré appelé communément cabine Dj (c’est plutôt un rectangle qu’un carré, et c’est un meuble alloué pour cela et un ancien piano qui forment la cabine à proprement parler). La cuisine se trouve sur ma droite, avec sa porte battante frappant, tel un métronome, les 400 pas des serveuses et serveurs, faisant craquer au passage le parquet à certain endroits.
Devant moi, quelques fauteuils et tables sont disposés, avant de zoomer sur un bar en bois en arrière plan, posé dans sa longueur. Il permet de faire une salle disposé en L, avec une seconde partie dans sa continuité.

A ma gauche, la partie restauration avec des tables et des chaises en bois sont posés sur ka terrasse sous une sorte de barnum géant, protégeant des petites intempéries du week-end.
En m’avançant, je vois d’autres personnes avec lesquels j’ai certaines affinités tel le vice président d’Universdj (il ne faut pas l’oublier) Dj Kik, et un fidèle de l’an dernier, une des moitié du duo Wumm, Kya.

Les quelques instants consistent en la découverte du lieu, tout en menant quelques discussions avec les premiers copains et en n’oubliant pas une écoute furtive de bonnes sonorités.
Je fais aussi la découverte de la petite bande de Montélimar/Grenoble, pour la première fois dans ce festival, amenés par les chefs de files Jibi Martinez, son fidèle acolyte Mr JP et leurs amis venues pour l’occasion.

Nous commençons à s’asseoir avec un petit groupe sur la terrasse pour prendre un verre. La nuit se fait plus sombre, quelques sonorités de vagues fracassés sur le sable s’entendent derrière moi, des bourrasques de vent font trembler le barnum, ce qui me fait bien plaisir (et tirer la tête à d’autres). C’est dans ce contexte que débarquent le Parisien Housedancer Dj Crew, avec ses représentants Orel1 et Fukiflex.

En petit comité, le long repas prit autour d’une table s’anime des mixes ping pong de Tuxxl, Mike, Mr Sam, (grand frère physiquement d’Orel1) et Dj Bool, directeur artistique de la Vague. Il est membre de l’association Sunslice ainsi que du collectif musical Jerk House connection, pour un son House, soulful, club, tapage, latino, mais bien bon dans l’ensemble.

Alors que notre repas s’achève enfin, le lieu fermera ses portes à deux heures en ce samedi matin, avec quelques premières impressions, des discussions, des déconnades, des découvertes, de la bonne humeur et un bon temps météorologique (seulement pour moi). L’eau est, même tard dans la nuit, extrêmement chaude (à ma sensibilité).

SAMEDI 16 AOUT

Après un réveil tardif, s’instaure l’organisation d’un covoiturage pour amener un petit groupe de la famille UDJ à la vague en cette deuxième journée.
On me tannait la veille pour savoir si je mixais le samedi et effectivement je retourne à la Vague en ce jour, avec un sac à vinyls en bandoulière et une valisette a cd à la main, prêt à être dégainés pour diffuser du son.
Il est un peu plus de 16 heures, Jibi Martinez s’occupe du mixouillage lorsque j’arrive sur les lieux.
Chacun notre tour nous prenons les platines, pour terminer sur un ping pong à une heure avancée du début de la soirée, devant un décor magnifique qu’est la vue de la méditerranée. Nous avons mixés du coup toute l’après-midi, du fait de certains chamboulements de la programmation et des horaires prévus.
Nous nous sommes fait plaisir en mixant House, garage, deep, latino avec la vision de quelques gens familiers ou non, venus boire un verre ou se détendre à La Vague.

Nous laissons place au Dj attitré du lieu, Dj Therry qui mixe 5 morceaux avant de lancer le live du collectif Jerk House Connection.
Tony Lee (qui n’est pas le même que celui des années Disco), sorte de grand homme d’ébène portant un haut de forme et une chemise décontractée, est au micro accompagné du bassiste d’un grand artiste de Reggae. Ensemble, ils jouent sur les instrumentaux des morceaux lancés par Dj Therry et Dj Bool aux platines.
Il est vrai que je m’attendais à un peu plus d’interaction, des machines ou un live avec un ordinateur (l’an passé les Wumm avaient fait sensation par leur dynamisme et l’interaction avec leurs machines). Ce ne fut pas le cas cette année avec les Jerk House Connection.
Cependant, le live consiste en une House Deep, douce et mielleuse, bercée par la voix de Tony, pour exemple ce « So good » du prochain EP du collectif à venir.
5 titres chantés, un solo de basse et 25 minutes plus tard, voilà que le live se termine. Je trouve qu’il a été placé un peu au mauvais moment, puisqu’à 21 heures, beaucoup de gens mangent. C’est bien dommage, car c’était bien dansant et agréable.

Après le live de la Jerk House, c’est un dj (inconnu pour moi) de la région, Yvan le Bleu, de la radio électronique Marseillaise Radio Grenouille qui entame son set, uniquement en vinyles. C’est bien deep à la Moodymann, en ce début et cela fait aussi du bien de voir des gens qui jouent en vinyles.
Malheureusement pour moi, je n’assiste pas à l’intégralité de son set. Pour autant, d’après les divers avis, son set a été « positif, propre, deep, pointu, éclectique, enjoué et avec une bonne culture ». Intéressant ce garçon alors !

Lorsque je suis de nouveau présent, j’arrive sur le relais d’Yvan et une demoiselle, en provenance de New York, Annex. Affiliée au Label Wave Music, de sa bonne humeur communicative et un son puissant, elle amène l’ensemble de l’établissement dans une euphorie de cris et de danse.
Mixant des morceaux club bien efficace, dansant elle même, casque sur les oreilles en agitant les bras en tous sens, elle communique véritablement avec son public. Voilà un dj (ou djette), qui de son sourire et de ses disques parle avec et pour le public, tout en restant concentrée sur sa sélection, alliant Club et vocal, tapage électronique et passage plus instrumentalisés.

Il est assez dur de passer après cette grande dame au teint halé et de garder la piste dans l’état, alors que des battles House Dance s’improvisent. Les jambes de Something Magic sont toujours présentes pour relever les défis.
C’est Pal Joey qui reprend après Annex. Sans grande conviction, il mélange des mixes difficiles, il part parfois en sélection et il est parfois difficile de comprendre la cohésion de la construction de son set. Pour exemple, il passe d’un morceau très pointu, à de l’abordable, de la deep hypnotique, à un passage sur de la vieille House (chère à Todd Terry de l’époque), jusqu’a des C & C Music Factory. On dirait qu’il a du mal à trouver ses repères, je pense, mixant uniquement sur vinyles.

La petite bande se retire pour se reposer, même si elle discute quelque peu avant d’aller officiellement se coucher. Et pendant ces discussions, des échos de personnes sortant de la Vague ont dis que la fin de set de Pal Joey était terrible. J’aurais peut-être dû rester jusqu’au bout finalement.

Une nuit de sommeil mouvementée et un réveil encore plus tardif que la veille, amène au dimanche, dernier jour de cet évènement estival en cette année 2008.

DIMANCHE 17 AOUT 2008

Je reçois un appel m’indiquant qu’il est possible de mixer à nouveau durant ce dimanche après-midi, car il y a des personnes qui ne peuvent venir. Jibi et moi même reprenons la direction des platines, juste après un passage éclair de Dj Tom que je n’ai même pas eu la possibilité de croiser.

Pour cette nouvelle occasion qui nous était donné de jouer ensemble, Jibi et moi même avons sorti l’apparat Latino, à base de Joe Claussel et d’Elements Of Life en tête de file, le tout en mix ping pong.

Nous vivons le coucher de soleil devant la baie vitrée du restaurant, tout en étant aux platines pour des mixes en ping pong. Nous savourons ce moment privilégié avec délectation. Nous jouons des sons pas trop agressifs mais pour autant dansant, tout en nous plaisant aussi beaucoup.

Le vibe nous prend par les deux bras et nous amène à enchainer quelques pas de danses et des chants en choeur, les mains en l’air. Jibi et votre serviteur, se complaisent et se complètent bien dans l’art du mix, à la culture commune et aux références appréciés par les passionnés.

Un relais s’effectue à la tombée de la nuit. La clique Parisienne squatte l’espace Dj, en commençant par mister Fukiflex. Il a d’ailleurs ramené son attirail du futur, pour nous concocter un mix éclectique comme il s’est très bien le faire. Pour comprendre son éclectisme, son set a été un croisement batard de House, de Deep, de musiques Urbaine tel un peu de rythme Hip Hopesque et groovisant autant que du Broken Beat. La touche Fukiflex quoi !
Ce qui est un peu dommage pour lui, comme la veille, son set s’est situé à l’heure de manger. Qu’importe, cela ne m’empêche pas de faire quelques pas de danse sur le Tamia « Still » que Fuki s’amuse à diffuser.
Pendant ce temps, une grande tablée s’installe sur la terrasse et permet à toute la famille Universdj & friends de se retrouver réuni au moment du repas. C’est vrai que durant tout le week-end end, chacun souhaitait faire ce dont il avait envie et par conséquent, nous n’avions jamais été tous ensemble. Nous profitons donc de ce moment de partage humain autour d’une assiette de grillade, réalisée par le chef cuisinier sur son grill posé à même la plage.

Fukiflex lance son dernier disque et c’est un George Michael qui ambiance la Vague. Il le lance avec une idée en tête, sachant que c’est Dj Kik qui reprend derrière (en remplaçant au pied levé de Dj Matt répondant absent). L’idée en tête, c’est la diffusion de l’edit tout chaud de ce même George Michael « Everything she wants » en version Dj Kik. Merci Fuki !
Un set 100 % Dj Kik, avec quelques edits maisons et un « Bar A Thym » signé Kerri, fait en l’honneur d’un lieu de la région, font secouer les occupants de la Vague.

Dj et acteur de la scène House Parisienne œuvrant dans l’ombre, Orel1 reprend derrière Dj Kik. Malheureusement, je n’étais pas présent à ce moment là mais on m’a rapporté que le set a été en grande majorité Afro et Disco de qualité.

Le parrain de ce rassemblement estival pour cette seconde année, Yass, termine la soirée. Il joue tantôt des sonorités latines, tantôt des morceaux Classiques et souvent des nouveautés. Avec sa culture et son humilité, il fini de mettre tout le monde en sueur dans ce petit lieu en bord de plage, malgré le peu de monde en ce dimanche soir.

Il est un peu moins de 3 heures au matin, lorsqu’une voix assez forte et sèche nous indique la fermeture du lieu, respectant les lois et les arrêtés préfectoraux pour éviter que des sanctions tombent.

Quelques mots sont échangés, des remerciements, des bises et des « Au revoir » se font entre les membres alors que des idées de projets et de collaborations s’étalent au devant de l’entrée du Bar/Restaurant. Voilà, c’est fini, les derniers membres se séparent et c’est la clôture de ce Soulful Meeting 2008 organisé par Universdj en partenariat avec Sunslice, la Vague et Groovesession.

LPR qui a partagé la passion de la musique avec d’autres passionnés, des inconnus, tout en découvrant des gens et des sons autour des enceintes et des platines, dans un cadre charmeur et naturel, sous la bannière d’Universdj.

 

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Body & Soul @ La Piscine du Rhône – Lyon 08/05/2008

Posted in Festival on mai 8th, 2008 by admin

LPR « BODY & SOUL VIBES » IN LYON REVIEW

Ce jeudi 8 Mai, jour férié en mémoire à la victoire de la deuxième guerre mondiale, est un jour qui laissera de très bons souvenirs, pour les participants vivant pour la première fois cet évènement en France :
La venue de la mythique soirée Body & Soul.

Pour rappel, voici ce qu’est le concept de la soirée et collectif, je cite :

« Body & Soul a été créé en 1996 par François K. et John Davis. La Sunday Afternoon Party, qui avait lieu au Club Vinyl dans le quartier de Tribeca à New York, est vite devenue l’un des événements hebdomadaires les plus prisés de la métropole. Les trois DJs, Danny Krivit, Joaquin “Joe” Claussell et François K. savaient y déverser un mélange émouvant et unique de grooves très organiques et spirituels jusqu’à devenir des standards et des porteurs de la house new-yorkaise. Chaque dimanche, chez Body & Soul, des gens de toutes classes, de tous âges, de toutes ethnies, levaient leurs mains au ciel et honoraient la force d’unification de cette musique en revenant semaine après semaine. »

Bien évidemment, Body & Soul est une équipe, qui comprend trois Dj’s et producteurs/remixeurs. Il y a donc trois personnalités et trois cultures musicales, où les spécialités de chacun s’entremêlent pour créer un mélange des genres et des gens, caractéristiques de la Body & Soul.

Petit descriptif des Dj’s, je cite :

« Danny Krivitt a acquis son statut de Dj au Loft, à New York, le club où il a débuté une collaboration de long terme avec Larry Levan et François K.
À trente ans de carrière derrière lui, Danny est célèbre pour ses édits et a une connaissance très pointue en raretés jazz et disco.

Joaquin « Joe » Claussell est un des personnages les plus emblématiques et respectés de la dance music new-yorkaise, pour ses travaux en tant que Dj, producteur et remixeur, ainsi que pour son label Spiritual Life Music, qui a pour style , le style très Claussellien d’un mélange des influences latines, africaines, brésiliennes couplées au jazz, au rock, et à la disco.

La carrière de François K., mise en toute lettre François Kevorkian (regarder quelques crédits de pochettes de disques disco) dans les musiques électroniques remonte aux années 70, dans les clubs de New York et chez le label disco Prelude.
Il a mixé pléthore de disques de la scène électro / new wave européenne dans les années 80, et a monté son propre label, Wave Music, dans les années 90.
Il a travaillé sur environ un millier de disques à ce jour, et en explore aujourd’hui les côtés dub et techno de l’électro en tant que DJ et producteur.

Le son de Body & Soul a généré la sortie remarquée d’une série de compilations éponymes où le collectif a pu expérimenter quelques collaborations incroyables, avec Jocelyn Brown, Incognito Eddie Palmieri, D-Train, Kenny Bobien, Julie Mc Knight, Byron Stingily et Lee John d’Imagination pour ne nommer qu’eux.

En 2002, après avoir rassemblé plus de 1000 personnes chaque semaine pendant six ans, les Sunday parties s’arrêtèrent.
En 2004, juste avant que le bâtiment du Vinyl Club ne soit vendu pour devenir un complexe résidentiel et le club à proprement parler un café, une dernière » party » fût organisé une dernière fois dans le lieu original. »

C’est dans ce contexte là que pour la première fois dans l’hexagone, Body & Soul foule le sol Français et pour le coup, s’inscrit dans le cadre du festival des Nuits Sonores, festival de musique électronique qu’accueille la ville de Lyon depuis 2003.

Et après la création d’un All Day long en 2006 pour Laurent Garnier et en 2007 pour El Maestro Louie Vega, voici le tour de Body & Soul et son équipe de mixer toute une après midi durant, dans le magnifique cadre de la piscine du Rhône.

Il est aux alentours de 9h en ce jeudi matin et le convoi explosé Parisien prend l’autoroute A6 en direction de la ville de Lyon.

Un regroupement s’effectue plus ou moins dans un Hôtel aux abords de la Saône, à 20 minutes du centre et de la piscine à pied.
Première découverte, des Cheersiens sont également dans l’hôtel et donc de la partie Soulfuleuse qui s’organise hors de Paris.

Le départ d’un petit groupe nous amène devant la piscine aux alentours de 15h30, devant ce joli site de la piscine…qui était dans le même état que lors de notre venue en Février.

Une mauvaise nouvelle nous attend une fois l’entrée passée : toute sortie est définitive et il n’y a qu’un stand de boissons, mais pas d’alimentations.
Un mauvais point lorsque l’on sait que l’évènement commence à 15h pour se terminer à 22h. Donc le ventre hurlera sa faim et la bouche son mécontentement aux organisateurs pour ce point là.

Après avoir passé les hommes de la sécurité, un plan séquence en Steadicam pourrait se tourner de la sorte : la vision d’un petit hall tout en largeur, qui du côté gauche, se présente comme l’accueil original, reconverti pour l’occasion en bar éphémère et de l’autre, tout à droite, des toilettes.

Faisant dos à l’entrée de la piscine, l’avancé se fait vers une grande baie vitrée, qui pour l’occasion, avait revêtu une parure adhésive fushia avec tout un tas de tendances musicales écrites dessus et sur les portes battantes ouvertes, des gros logos Body & Soul en forme circulaire. Au sortir de ces portes, les protagonistes de cette soirée me font face sur une scène surélevée, devant un parterre de gens enthousiastes déjà en petit nombre.
François Kevorkian est rivé sur un ordinateur portable, les lunettes sur le bout du nez à la façon d’un picsou, Danny Krivit a le cou cassé sur l’épaule avec entre les deux, un casque mono oreillette (ce que certains appellent les « Lollipops ») en train de caler le prochain disque à venir et Joe claussell, assis tranquillement en arrière, avec son bandana version long et sa tenue dans une tradition Africaine.

Pour définir le lieu, on va continuer cette description à la première personne.
De chaque côté des trois protagonistes, des murs d’enceintes, qui nous permettent, à nous public, d’avoir l’écoute de bonnes sonorités.

A ma gauche et à ma droite, il y a des parties où il est possible de se mettre un peu à l’écart du son directement, de s’asseoir sur un transat et de savourer une boisson fraîche ou de brûler au soleil. Heureusement, au dessus de moi, il y a un toit et de l’ombre ; je ne bougerais pas de cet endroit !

A la hauteur de la scène, de chaque côté, des escaliers mènent en contre bas sur la piscine à proprement parler.
Il y a un bassin de chaque côté, fermés pour l’occasion.
Néanmoins un grand espace avec transats, brûlures, petites discussions en groupes et rafraichissements du gosier sont possible à cet endroit, le tout avec vue sur le Rhône. On peut également apercevoir les hauteurs de la ville de Lyon, avec une tour de communication, qui ressemble, à s’y méprendre, à la pointe de la Tour Eiffel et une Eglise juste à ses côtés.

Le cadre idyllique pour cette « party » de style New Yorkaise est installé dans cette belle ville de Lyon et mes lignes écrites ont, je l’espère, imagés le lieu (si vous avez du mal avec mes lignes, regardés les photos d’Orel1….héhé).

En cette année 2008, le passage de cet évènement Soulful en France, au principe fédérant des passionnés, des connaisseurs, des curieux ou des audiophiles de bonnes musiques fonctionne véritablement bien.
Pour preuve, Universdj, Groovesession, Cheers et ses membres respectifs se sont déplacés en nombre, pour cet évènement exceptionnel.

Ainsi j’ai pu voir, croiser, discuter, partager avec et sans ordre chronologique :
Orel1, Something Magic, Fukiflex, Mike & Tess, Vince, FDC, So Deep, Mr Eric, Djool, Lord J, Jibi Martinez, Mr JP, des membres du collectif Soulbag Crew, Jenny, Etreange, Jean Marc, NFP, G+L, Djengisan, les patrons du Bar Restaurant La Vague……et tout un tas de personnes enthousiastes, qui pour la plupart savent où ils sont et ce qu’ils vont voir et entendre.

Je commence à vivre cet évènement aux alentours de 15h30, avec Danny Krivitt, placé à l’intérieur d’un tee shirt objektivity, mixant de la House.
François K à ses côtés, au tee shirt noir représentant l’Afrique, fouille son ordinateur portable, à la recherche d’un morceau. Les lunettes sont relevées sur sa chevelure et à côté de lui, il prépare sa console Evolution, un contrôleur midi pour lancer des séquences, des effets ou autres sources sonores. Joe commence à avoir la démangeaison des filtres.

Entre des discussions avec différentes personnes connues ou inconnues, des ballades sur le site ou des pas de danses, l’accompagnement sonore est toujours bien bon.
Du Garage avec du Peven everet, de la House un peu plus Club avec Dj Technics ou un titre avec le même sample que Gusto « disco’s revenge » ou même du disco.
Voilà la formule est lancée pour le reste de la soirée pour le Body et Le Soul.

Un « Jeware » joué par Claussell amène une « standing Ovation » lancé par Orel1 pour Franck Roger, venu parmi les dj’s et producteurs de la scène house. Il y a également Dj Matt et Dylan de That’s House, la team The 5 Beats, Manoo qui a été visible pendant un moment et deux frères jumeaux noirs, que j’ai confondu avec Master H (pourtant cela n’est pas la première fois que je les vois, même si je ne sais pas qui sais).

Cette Body & Soul est restée classique dans sa formule et c’est ce qui force le respect, l’admiration mais qui porte aussi sa signature.
Danny Krivitt exécute des mélanges mi-House avec ce « Days like this » de Shaun Escoffery remixé par Spinna ou mi-Disco comme le « Bourgie bourgie » en version instrumentale ou le Dan Hartman « Relight my fire » d’une façon super propre.

Joe Claussell est le personnage charismatique du trio qui se démarque par sa bonne humeur, ses postures entrainantes, son enthousiasme et son énergie qu’il met au mix musical comme à la pauvre table de mixage. Il retransmet le tout au public, en se cassant le coup dans ses déhanchements de folie.
On dirait qu’il a un orgasme à chaque fois qu’il touche un bouton et il est considéré comme un « Mister Filter », en s’amusant à filtrer les morceaux.
Il est à double sens énervant et écoeurant, tout autant qu’il force l’admiration.
Il filtre néanmoins beaucoup trop et rend perplexe certains frileux du filtre. Mais il est capable de multiplier l’énergie et le vibe d’un morceau comme sur « »What a sensation » de Kenlou 3, où il s’amuse carrément sur le jeu des percussions. Sur son remix de SnowBoy « Casa forte », il rejoue carrément les solo de clavier ou de trompette avec le filtre et donne une ampleur aux morceaux, au point d’en faire vibrer les gens et de les faire hurler. C’est l’effet Claussell, avec une programmation Afro, House Vocale, Instrumentale, deep ou plus rentre dedans et parfois Discoïde.

Francois K est le plus ouvert musicalement et cela s’en ressent même si ce n’est pas toujours au bon moment et pas toujours de très bon goût.
Pour preuve, il a joué un morceau limite Euro Dance ou Trance Anglaise en coupant le Kenlou que jouais Joe et a cassé l’ambiance. Ou lorsqu’il joue un morceau Electro façon tendance 2008, cela fait crier certains jeunes ravis d’entendre ce style là, mais pas tous.
Pourtant, c’est lui qui joue le « Jaguar » d’Aztec Mystic, « Groove La Chord », le titre classique d’Aril Brikha dans la Body & Soul volume 3 ou Laurent Garnier et Bugge Wesselsoft en version live pour « The man with red face ». Donc la qualité et l’éclectisme du monsieur sont bien là.
Il est tout de même à l’origine de la création du concept Body & Soul et quand bien même l’on devient exigeant à force de soirées de qualités, il faut minimiser et indiquer des passages où il y a moins de cohérence. Le public est partagé, mais je ne peux juger des artistes qui n’ont plus rien à prouver et qui ont apportés plus qu’énormément à la Dance music en général et au partage musicale que nous vivons, en tant que public receptif.

Le coucher de soleil sur la ville de Lyon est un moment magique de la soirée. François Kevorkian prend le micro pour dire quelques mots par dessus la musique, au devant d’un coucher de soleil et d’une parure lumineuse que revêt le cadre de la piscine, tout en commençant à se baigner de bleu et de violet lors de la disparition de la lumière, le tout en dansant. Soulful Attitude.

La soirée se poursuit dans la nuit naissante, avec un public qui suit le trio.
Ce dernier suit d’ailleurs, de bout en bout, avec le sourire. On voit  beaucoup de personnes ravis, qu’elles soient blanches, noires ou dorés au soleil, hétérosexuel ou homosexuel, jeunes et moins jeunes. Cela fait plaisir à voir.
Peut-être qu’à Lyon, les participants des soirées connues à New York sont peut être moins multi ethniques, mais il n’empêche qu’il y a une ambiance plus que délectable, avec des vibes desservi par un plateau admirable. Il y a même quelques surprises comme un Bob Marley « Could you be love » lancé en plein milieu d’une série House ou une improvisation de notre ami Jean Mark, avec son clavier Playskool.

Aux alentours de 22h30, le son s’arrête et un énorme son de claquements de mains en rythme et des hurlements en choeur ont raisonné sous le toit de la piscine. Les remerciements à ses maîtres du vibes pour cet évènement marquant le début de cette année 2008 sont je l’espère à la hauteur de l’évènement. François K en est resté ému et s’est incliné à plusieurs reprises pour nous aussi, de les avoir suivis dans le partage du vibe.

C’est prévu pour 22 heures mais cela s’est terminé à 23 heures, puisqu’après ces remerciements François K seul, décide de faire une petite sélection et non de mix, certainement de morceaux qui lui tiennent à coeur et à moi aussi.

Il recommence avec Galaxy 2 Galaxy  »High tech jazz », morceau de Detroit produit par Mad Mike, qui me touche particulièrement avec ce saxophone prenant à souhait.
Un virage disco avec Chaka Khan « Any love », re édité par Dimitri bien sûr from Paris, le roi des edits disco.
Pour finir avec le sacro saint…Nuyorican Soul  »It’s alright I feel it ». C’est le morceau de clôture de cette première Body & Soul à la Française !

Il est près de 23 heures, les lumières se rallument. François K nous invite de son micro à sortir de notre dose de vibes prise pour une semaine, Joe et Danny nous faisant des yeux doux et des mercis de la tête. C’est la faim au ventre que je sors car depuis 14h, pas de goûters, pas de dîners et j’ai dû tourner à l’Oasis, aller aux toilettes toutes les 30 minutes (plus pour me mettre la tête sous l’eau qu’autre chose) et attendre de pouvoir manger. C’est un blâme pour la direction.

Un dernier merci à tous ceux qui sont venues de toute la France (Aix, Grenoble, Paris, Montélimar, Normandie, Pays Basque, etc…) et de pays étrangers puisque j’ai entendu des Italiens et des Anglais dans le coin. Merci à toutes ces discussions que j’ai eu avec un peu tout le monde puisque forcément j’ai passé un certain temps à cela aussi.

LPR conquis, qui a passé un moment classique dans la sélection, mais avec une dose de vibe pour des jours et des jours, concocté par 3 dj’s de qualité, dans un lieu adapté pour l’évènement, grâce aussi à un public qui suit.

 

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