Tribute To Olivier Oxo (ex Soulful Meeting) @ La Vague – Six Fours Les Plages 14 au 17/08/2013

Posted in Clubbing, Festival on septembre 27th, 2013 by admin
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Radio Tongues 2013 avec Mike & Tess, Dj Mrik, Arthur Pujol & pleins d’autres dj’s @ RGA Fm – 10/08/2013

Posted in Festival, Radioshow on septembre 27th, 2013 by admin
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BBQ Summer sessions avec Mike & Tess, Luke Skywalker, Sam Sixty Sam, Tuxxl & Lydia Scarfo (Live) @ Top Fm – 31/07/2013

Posted in Festival, Radioshow on septembre 27th, 2013 by admin
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Fete de la musique @ La Vague – Six Fours Les Plages 21/06/2013

Posted in Clubbing, Festival on septembre 27th, 2013 by admin
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Winter Souful Meeting 2013 @ El Latino Loco – Les Arcs 2000 20-21/01/2013

Posted in Festival on janvier 22nd, 2013 by admin

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Winter Soulful Meeting 2012 @ Yes Club – Prague 30/11/2012 et 01/12/2012

Posted in Festival on janvier 5th, 2013 by admin

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Summer Soulful Meeting @ La Vague – Six Fours Les Plages 13-14-15/08/2012

Posted in Festival on août 20th, 2012 by admin


LPR Return’s review

Après avoir consacré beaucoup de temps à différentes activités musicales et extra musicales, me voici de retour à l’un de mes premiers amours : l’écriture.
Les fameuses reviews, autrement dit « Revues » (de soirées, de festivals ou d’évènements) sont de retour, toujours à la sauce LPR.

Universdj, le site le plus soulful, avec son forum sympathique (même s’il vient de se faire hacker), organise pour la 6ème fois, le Soulful Meeting.
Ce festival rassemble des passionnés, des dj’s amateurs, des audiophiles ou des curieux, avec des dj’s à la renommée internationale.
Pendant 3 jours, tout ce petit monde va se retrouver autour des platines du bar/club/restaurant La Vague à Six Fours Les Plages et les galets de sa Brutal Beach.
Toujours parrainé par Yass et Dj Rork, le festival voit se rajouter dans la liste des partenaires, la Webradio Parisienne Beatwinus spécialisée dans les musiques Soulful, ainsi que une radio de la région RGA Fm.

En introduction à cette review, je tiens à indiquer que celle-ci sera traité de mon point de vue qu’à partir du mardi et que des évènements seront relatés par différents acteur(trice)s ou spectacteur(trice)s qui m’ont fait part de leurs ressentis. Ceux-ci complèteront la review dans mes moments d’absences.

Une nouvelle édition du festival peut commencer parfois par une complication.
C’est ce qui arrive lorsque la nouvelle LPRtomobile fait des siennes et me fait arriver tard dans la nuit de lundi.
Au lieu de participer au premier soir de l’évènement, je consacre quelques (longs) instants à la découverte de mon colocataire de chambrée, Olivier Gopheller.
Débarqué de sa Belgique natale, le Bruxellois me fait part des premiers traits de sa personnalité musicale et personnelle autour d’une petite douceur sucrée et fraiche de la région.
Nous nous accordons un temps de repos, avant de vivre nos premières émotions le lendemain (du moins dans quelques heures).

Mardi 14 Août

La première surprise de ce mardi est un évènement, qui plus est même, un sacré évènement : la venue de Dj Floy au Soulful Meeting.
Oui, oui, vous avez bien lu !
Le monsieur « Grippe A » (seul cas en France cette année là) ou le monsieur « J’ai mal au doigt à cause du vide ordure » est enfin avec nous. Miracle !

Réceptionné en bonne compagnie et sous surveillance, le quatuor Franco-Belge débarque à La Vague.
Pour certains, c’est la découverte, pour d’autres le terrain est déjà connu et les marques se retrouvent.
C’est un Ivan Something Magic, en pleins déhanchements, qui fait face à notre entrée.
Il mouille déjà le maillot le garçon et toujours aussi appréciable.
Les bonjours, les bises et les bribes de discussions s’amorcent avec certains alors que d’autres s’adonnent aux joies de la baignade en méditerranée.

Je retrouve avec grand plaisir Mike Sans Tess, Tuxxl dit Le Platiniste, Dj Kik (la base d’Universdj), Dj Kam, Didier (le paparazzi officiel des évènements Soulful), Bool et Therry (en fait la Jerk House Connection), Carole (la jeune femme aux yeux turquoises) et Deeper Eric (le dj à la structuration Soulful).
Un bon son house tourne depuis quelques temps, même s’il est très dommage que l’on ne peut pas l’entendre convenablement en étant installé sur la plage.
Mais pourquoi diable, une enceinte ou deux n’ont-elles pas été sortie du bar pour diffuser de la House Soulful à l’extérieur en direction de la plage ?
Et je dirais même plus : pourquoi les dj’s ne peuvent ils pas mixer à même la plage, sous des parasols, comme sur certaines photos visualisées quelques jours plus tôt ?
C’est une partie de ma réflexion au moment même où je pose mes fesses autour du Soulbag Crew presque complet (Miss Moon, Olivier Oxo, Harlem B), ainsi que Sam Sixty Sam, trouvés par hasard sur les galets.

La chaleur gagnant nos corps et nos motivations, nous décidons la petite bande, Olivier Gopheller et moi-même, de poursuivre ces discussions immergé aux ¾ dans l’eau salée, avec même en tête des idées conceptuelles qui peuvent faire du chemin.
Comme installer des platines sur une plateforme, flottant sur l’eau, le dj mixant en pleine mer. Un concept à suivre donc.

Les sets de Jerome M, Yan Gordo et Dofre s’enchainent avant que le collectif Housadiction, en la présence de Dj Floy et de votre serviteur, débarque pour deux heures de musiques soulful d’affilée.
Est-ce que c’est une coïncidence ou non, mais nous avons été programmé l’un derrière l’autre, comme la diffusion de nos émissions respectives sur une radio sur laquelle nous sommes tous les deux résidents. Mystère…
Dj Floy mixe du néo disco, de la House aux airs disco, de la Soulful House à la sauce disco. Bref, des influences disco quelques soient le style adoptés avec de très bonnes références tel que le « Golden Era » de David Morales avec la voix de Moloko, Roisin Murphy.

C’est sous l’œil de caméra et d’appareil photo que je seconde mon acolyte, pour une session en vinyl dans un lieu presque vide.
A peine le premier disque calé et lancé, qu’il y a déjà une remarque qui tombe : « Désolé que cela tombe sur toi, mais est-ce que tu peux jouer plus deep, ça c’est trop club ! ».
Le « ça » en question était Voices Of Life « The World Is Love » en version Mousse T Kinda Dope Remix.
Je ne savais pas que cela était trop club, car il y a une voix envoutante dans les chanteuses à voix (Sharon Pass), un piano accrocheur de cœur et une rythmique qui effectivement peut faire danser.
Il est 20h, c’est le début de soirée et c’est une occasion de passer une étape dans la journée pour faire danser les gens. C’est un peu le principe même de la Dance Music.
Qu’importe, je continue mon mix, quoi qu’il en coûte, j’ai choisi ma route et mes disques vinyls. Donc cela est et restera une session Soulful, comme le nom du festival.
D’ailleurs plus tard, j’aurais un avis sur les sets de Dj Floy et le mien, qui auraient été les plus représentatifs des musiques Soulful et en phase avec le nom et le concept du festival « Soulful Meeting ».
Il est vrai que je n’ai pas lésiné pas dans cette session sur la House Soulful avec : Reel People « Can’t Stop » (Dennis Ferrer Mix), Mariah Carey « Always Be My Baby »  (le remix de David Morales sur lequel Didier est en transe en train de chanter le morceau tout comme moi) ou encore l’ultra classieux Key To Life « Find Our Way » (Jazz Path Mix).  Yass, au passage, me tape la bise au moment où il tique sur un des morceaux (Romanthony presents Naida « It’s On 2Nite »).

Dans ce set uniquement en vinyl, je fais pour autant deux entorses à ce format là avec deux cd’s.
Le premier est le morceau que certains ont appelés l’hymne du Soulful Meeting, puisqu’il s’appelle « Soulful Meeting Theme ».
Produit par le collectif Housadiction, le morceau est effectivement un hommage au festival que nous aimons.
Le deuxième morceau diffusé en cd est une exclusivité, puisque c’est le prochain morceau du collectif Housadiction (encore ?) remixé par Serious Man. A sortir prochainement.

Après un ou deux calages manqués (j’ai la franchise de le dire), je termine avec Funky Chocolate « Deep Moods ».
C’est Bruno ADN qui reprend la session en vinyl, avec un peu de mix, un peu de House, un peu de bizarrerie musicale et un peu de sélection.

Tout en avalant une brochette de poulet, j’entends une analyse assez poussée d’une curieuse sensible, qui amène au débat sur ce qu’est être dj et ce qu’est un mix.

Après le repas, un moment de détente autour d’un verre sur les galets est bien sympathique, surtout lorsque l’on est entourés de personnes cool et ouvertes.
On croise des fidèles tels que la bande de Grenoble/Lyon avec les Jean Phi, Jibi Martinez (et son jumeau en plus grand) et même de nouvelles têtes.
C’est aussi cela le Soulful Meeting, des rencontres, de la musique, un bon esprit et de bonnes vibrations.
Cela ne m’empêche pas d’entendre pour autant l’ensemble du set court du Soulbag Crew (1h30 à 3, c’est serré).
Mes oreilles accrochent sur le quart d’heure old school, quelques petites choses deep mais je décroche parfois à certains moments.

La nuit suit son court et bat son plein avec Djinxx alors que je retrouve quelqu’un que je n’avais pas vu depuis longtemps.
La fin de la nuit s’annonce et avant de partir, je tape la bise à Dj Rork en plein mix, avec des edits de folie réalisés par ses soins.
Le covoiturage Franco-Belge peut aller maintenant se coucher.

Mercredi 15 Août

Au matin, lorsque les yeux s’ouvrent, mercredi avait déjà pointé son nez et annonçait la dernière journée du festival.
Le quatuor se retrouve à midi (enfin 14h, nous sommes dans le sud) pour festoyer convenablement, parler, débattre de la musique et de la vie.

Ensuite tous à La Vague et tous à l’eau.

J’ai croisé Dofre (je suis désolé, on ne s’est pas vu plus que cela, navré), Nicolas Vautier (en plein bronzage) ainsi que des habitués du festival.
C’est fou le nombre de dj’s au kilomètre carré lors du festival, qui plus est, en tout simplicité.

Alors que la veille, une personne m’avait regardé avec un peu d’insistance pendant mon set, au moment de la diffusion du « Soulful Meeting Theme », j’en ai déduis que c’était Expanded People, le patron du label Expanded Records, qui accueille le morceau.
Et pour preuve, il m’appelle pour que l’on discute un peu aujourd’hui.
C’est bien la première fois que je discute contrats, projets, artistes, avec un patron de label.
Il y a un peu de Miami finalement dans ce Soulful Meeting.

Encore quelques minutes la tête sous l’eau et c’est déjà le départ pour quelques uns.
Je raccompagne notre Dj Floy national et son double au féminin et commence la séance des « Au Revoir ». C’est vraiment une chose que je n’aime pas faire, surtout dans les moments que l’on apprécie.
Il est attachant ce Dj Floy, mine de rien, on a du mal à s’en séparer !

De retour à La Vague, Olivier Gopheller et moi-même se posons la question « Mais où allons nous manger » ?
Pendant la réflexion, je crois entendre la voix de Lady Bird en Live, alors que je croyais qu’elle avait chanté avec le producteur Anglais Andy Compton, de The Rurals, le lundi.
Bizarre !
Finalement, nous optons pour une tablée non prévue et organisée à l’arrache (Full) de tapas, de poulets, et de frites sur un confortable U de transats.
C’est une tablée multi régionale (Clermont Ferrand/Nîmes/Paris/Grenoble) et même internationale avec un Bruxellois et un futur Chinois.
Le débat est long et enrichissant, parlant du festival, de son organisation, des bons moments (ces rencontres musicales et humaines) et des moins bons (Dj Kam arrêté en plein mix) et même de son avenir.

La discussion amène déjà à cet état d’esprit, vous savez celui où l’on est prêt à dire que l’on a passé de bons moments, que l’on aime tout le monde et que l’on a pas envie que cela s’arrête.
Mais heureusement, nous rencontrons les mystérieux Dj pervers et Dj Goldorak, avec qui on rigole jusqu’à en avoir mal au ventre. A suivre sur Mozinor Mi Amor.
Enfin, comme Dj Rork est dans le secret des dieux,’il nous indique, presque sous forme de conclusion, quelques nouvelles sur le futur album des Daft Punk.
Merci à lui pour nous avoir fais partager sa source.

Il est 1h15, je me dis que c’est l’heure à laquelle il faudrait rentrer dormir, en vue d’un long périple qui m’attend le lendemain.
Pourtant, c’est seulement à ce moment là que je commence à dire « au revoir », à l’ensemble des personnes que j’ai vu, reconnu, découvert ou avec qui je n’ai échangé que quelques mots.
Et en fait cela me prend presque…1h30 à le faire. Je crois bien que je ne veux pas partir d’ici !

Le lendemain, je conduis Olivier Gopheller à la gare de Toulon.
Une découverte humaine, intéressante, des points de vue enrichissants et différents dans la méthode, ainsi qu’une musicalité à toute épreuve, voici comment j’ai pu percevoir et apprécier le Bruxellois pendant ces quelques jours.
Allez, la prochaine fois, il descend de sa contrée avec le Marocain le plus soulful de Belgique, U-Ness. Promis !

En partant, j’ai cette drôle d’impression : un mélange de nostalgie et de regret.
J’ai découvert des personnalités, j’en ai approfondi quelques autres, j’ai passé des bons moments et c’est dommage que cela s’arrête.
Mais je sais qu’il y en aura d’autres et différents.
Je regrette du coup de pas avoir être présent le lundi car j’y ai loupé Jayffe (désolé, je me rattraperais un jour en allant à Strasbourg voir comment est la soulful), Lydia Scarfo (on devait se voir et discuter longuement, ce n’est que partie remise) et Dj Céline (j’aurais bien donné suite à la discussion de l’an dernier).
C’est pour cela que j’ai eu une pensée pour eux, une pensée à tous ceux et celles qui ont participé, organisé, soutenu de près ou de loin le festival (merci à toi Dj Zeus, mais un jour il faudra que tu viennes), qui en est à sa 6ème édition.
Je sais que les occasions ne manqueront pas pour se voir les uns et les autres et même de créer ces occasions pour les partager plus rapidement.

La scène soulful continuera à s’épanouir tant que des passionné(e)s, des résistant(e)s, des  amateur(trice)s continueront de partager, de respecter, de soutenir, quelque soit la forme, l’ensemble des acteur(trice)s, des collectifs, des initiatives autour de la matière première qui nous réuni, la musique.

LPR, un simple passionné et humain avant tout.

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Winter Soulful Meeting 2011 @ Yes Club – Prague 25-26/11/2011

Posted in Festival on décembre 4th, 2011 by admin

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Soulful Meeting 2011 @ La Vague – Six Fours Les Plages 12-13-14-15/08/2011

Posted in Festival on août 30th, 2011 by admin

SM2011

Vidéos

Body & Soul avec Danny krivitt, Joe claussell & François Kevorkian @ Pisicine du Rhône – Lyon 15/05/2010

Posted in Clubbing, Festival on mai 26th, 2010 by admin

LPR WINTER’S BODY & SOUL ’10 REVIEW

Depuis 8 ans maintenant, la ville de Lyon accueille le festival des Nuits Sonores. Un festival à la pointe des musiques électroniques, investissant le centre ville de Lyon et ses structures parfois surprenantes. Pour la seconde fois, l’équipe de la Body & Soul revient dans l’antre de l’extraordinaire et surprenante piscine du Rhône à Lyon.

François Kevorkian, l’un des initiateurs du projet de cette fameuse soirée le dimanche après-midi à New York, est toujours accompagné des fidèles et emblématiques Danny Krivitt et Joe Claussell. A eux trois, ils vont soulfulisés la piscine Lyonnaise en bordure de Rhône comme jamais.

Débarqué dans la ville grâce à un train à grande vitesse, je me retrouve pris en charge par les Wumm et Polem. Ce n’est qu’une petite partie de la bande Soulful la plus déjantée que je connaisse. Puisque l’autre partie est constituée de Psykokwak et Luka. Une restauration rapide est avalée par certains en écoutant une annonce de colis suspect sur les lignes de Tramway. On se demande si Lyon va devenir le nouveau Baghdad. Pour autant, cela ne nous empêche pas de nous diriger vers l’événement musical de cette journée à petits pas.

La piscine du Rhône s’offre à nous, simples spectateurs, de cette piscine extérieure en bordure du fleuve traversant la ville de Lyon. Il faut dire qu’elle possède une architecture particulièrement haute et intéressante. Cela avait été traduit en détails durant ma première venue dans son antre, il y a déjà quelques années maintenant.

La petite bande retrouve un Mr Eric emmitouflé dans un coupe vent, digne d’un navigateur venant de s’amarrer à la terre. Il est surtout très embêté puisqu’il lui manque des places pour d’autres personnes qui souhaitaient venir. Un bonjour enjoué et une présentation entre les différents membres (étonnant mais les Wumm et la moitié de l’équipe des Soirées Different de Poitiers ne se connaissaient pas encore) et nous voici à l’entrée de la piscine.

Cela fait du bien de revenir dans un cadre comme celui-ci. Je ne vais pas le cacher, j’aime cet endroit. Il est à l’air libre, tout en étant protégé des intempéries, dans un cadre architecturale plaisant à regarder. Elle ne devient plus seulement le lieu de rendez-vous pour mâles en manque de femmes objets par exemple. Je rappelle que cette piscine est en extérieur et n’est entretenu qu’en été. Par conséquent, l’événement ressemble à s’y méprendre, à la transformation d’un lieu public en fêtes géantes, autrement dit les raves des années 1990 (voir la rave dans la piscine Molitor à Paris).

Un petit comité de gens se pressent dans le hall d’entrée, où circulent des verres, des discussions et des rencontres, avec un fond sonore aux accents latins. Les portes sont passés et revoici, 2 ans plus tard, le trio américain aux manettes de la journée / Soirée la plus soulful du festival Lyonnais.

La première particularité est de voir Joe Claussell en tenue « d’hiver ». Il a troqué sa djellaba contre un sweat à capuche et un bonnet de ski à la place de son éternel foulard autour de la tête. Danny Krivitt quand à lui, protège son crâne bien dégarni, pour ne pas attraper froid. La seconde particularité amène la compréhension de la première. Nous sommes au mois de Mai, le 15 et contrairement à la précédente édition, la température est de 13 degrés et le ciel est grisâtre, avec un risque d’averse. Cela n’a pas dégonflé les trois dj’s, prêt à nous faire plonger dans leurs contrées musicales à tendance électroniques mais également éclectique.

Le début est gentillet, avec une puissance de sons raisonnable servi par quelques percussions, marque de fabrique de Joe Claussell. La montée s’effectue tranquillement jusqu’à un certain Detroit Experiment « Think Twice » remixé par Henrik Schwarz. L’ambiance devient plus chaude, les gens commencent à lâcher quelques cris d’enthousiasme lorsque la machine Joe en mode filtre s’active. D’ailleurs, les enceintes crachent plus de décibels à ce moment là. Ce qui n’a pas apparemment plus aux organisateurs, ni aux enceintes. Il y a une coupure et les gens crient, ne comprenant pas trop bien ce qu’il se passe. Quelques instants plus tard, les murs vibrent à nouveau, face au jeu des filtres de Claussell, pour deux fois plus de « Think twice ».

Les corps se mouvent, se rassemblent, se réchauffent en se serrant les uns aux autres par le pouvoir de la musique. Les 3 Dj’s se réchauffent eux, comme ils le peuvent. Joe en se tournant vers le projecteur planté derrière lui et Danny tendant les mains vers les platines comme vers un bidon enflammé (c’est véridique, il y a des photos de ce cliché mythique où on croirait voir Danny et Joe en sans domicile fixe reconverti). François avait l’air un peu plus à l’aise dans son pays d’origine, qu’est la France.

Le programme de la journée avance et me voilà nez à nez avec des gens que j’apprécie. La petite bande entourant Jibi Martinez et Mr JP, ainsi que ces deux protagonistes fait plaisir à voir. Les nouvelles de chacun ainsi que de son actualité personnel et musical est partagé sur le fil, mais se terminant avec la promesse de se retrouver durant la journée pour en profiter plus longuement.

Musicalement, le son est afro et latino. Les percussions s’entremêlent, les voix vont et viennent au rythme des différents relais entre les trois dj’s. Ils pratiquent toujours l’art des mixes en ping pong. C’est toujours aussi bordélique, puisque l’un mixe, les autres non, mais cela finissaient toujours par beaucoup de vibes.

Alors que Joe fait son show, je pars faire mes explorations aux alentours. De fréquents arrêts aux toilettes pour me tremper (il fait chaud lorsque l’on danse coller) à de grandes discussions, il n’y a qu’un pas !

Je retrouve un Lord J complètement épuisé par le festival Lyonnais, mais toujours bien bavard (c’est dur d’en placer une, mais quel intéressant orateur). Avec un grand plaisir, je retombe nez à nez avec Something Magic, qui a déserté Paris pour s’installer à Lyon. Cela ne l’a pas pour autant changé, il danse toujours et aussi bien !

Un Orel1 et un Fukiflex aka Smoke in the city plus loin, je tombe sur Remi Ribe. Rencontré lors du premier Soulful Meeting, ce passionné progresse chaque jour durant à sa culture toujours plus grande, toujours plus jazzy et même nouvellement dans la production. Il est accompagné d’un producteur indépendant en Nu Jazz et musique de films. J’ai tout simplement accroché sur la discussion et les idées de ce producteur discret et pourtant durable (15 ans qu’il fait des albums).

Mais voilà, je ne résiste pas à l’appel de la musique. Je me mêle de nouveau dans la foule, à la recherche de bonnes vibrations, tout en le partageant avec d’autres passionnés. J’y retrouve les Wumm et Polem et ensemble, nous dansons sur un son un peu plus vocal, un peu plus disco pour mieux faire agiter les mains en l’air : Kenny Bobien « Oh landlord », Elements OF life « you brought the sunshine in my life » ou encore Teddy Pendergrass (repose en paix l’artiste) avec Harold Melvin et les Blue Notes pour « The Love I lost ». Mais cela donne chaud, j’en suis à la limite d’enlever le tee-shirt qui colle sur ma peau. C’est la conséquence lorsque l’on trémousse son corps en osmose avec d’autres.

Pour autant, je n’ai pas compris et ne comprends toujours pas ce que je viens de voir. Il est 19 heures, le temps est gris et il fait 15 degrés). Joe assure le spectacle derrière les filtres, tandis que le couple Danny et François s’occupent de la sélection. Le public réagit maintenant au quart de tour, prit par la force et la puissance de la musique lancés dans leurs oreilles pour toucher leurs coeurs. Tout se passe bien et pourtant, je vois encore un événement qui me choque, tout en paraissant invraisemblable. Dans la foule, je danse au milieu de centaines de personnes. Et à mes côtés, je vois une personne qui amène sa main droite à la hauteur de sa narine droite. Il renifle plusieurs fois de suite, en n’oubliant pas de vérifier qu’il ne reste plus aucune traces de poudre de couleur blanche.

Je sais bien que Joe peut paraître allumé puisqu’il se casse le cou à chacun de ses déhanchements mais cela méritait-il de prendre de la drogue dure pour être dans un état similaire ? Il y a une grande majorité du public qui d’après leurs réactions, n’avaient aucunement besoin de produits supplémentaires à la musique diffusée pour apprécier la prestation.

Lyon serait-il la nouvelle plaque tournante de la drogue dure en France ?

Je préfère me consacrer à l’événement lui même et aux relations humaines, en discutant avec les divers protagonistes, tandis que le son est plus dansant et plus contemporain. La preuve en est avec le tubesque « Hey hey » de Dennis Ferrer. Ce disque a fait réagir le public en le faisant chanter en choeur « Hey Hey !!!! » et le faire danser jusqu’à plus soif.

La nuit tombe sur la ville de Lyon et les classics arrivent. Leela James « Joy » remixé par Quentin Harris ou Mondo Grosso « Star suite » le remix de Blaze sont autant de disques dits « Classics » joués dans les soirées du collectif.

Mais tout l’intérêt de cette édition est qu’elle est différente de la précédente. C’est justement ce que j’en retiens puisqu’elle  est moins classique et beaucoup plus tapage. Certaines personnes n’ont pas accrochés sur le début avec les percussions peut être déjà trop entendu. Mais pour le reste, tout le monde est unanime sur les bonnes vibrations promulguées par le trio. Ils ont réussi à chauffer le public et se réchauffer eux au passage, avec un son actuel et éclectique. Et la nouveauté, c’est la profusion de lunettes anti ultra Violet lorsqu’il n’y a pas de soleil et surtout en pleine nuit. Victimes de la mode, tel est peut être ce nouveau phénomène ?

Malheureusement la fin approche. C’est Diana Ross qui nous indique qui est le « Boss » à savoir François K, qui prononce quelques mots en Anglais. Le public est encore chaud et en redemande mais il indique en Français qu’une venue prochaine du collectif est peut être possible à l’avenir…..Body & Soul troisième édition, à suivre…

La sortie est particulière. Je retrouve Mr Eric, parti quelques minutes avant, qui doit faire une autre soirée du festival. Quand à moi, je pars vers un bar de nuit où la petite bande entoure déjà Luka qui y fais un set. Mais des problèmes avec les dealers va gâcher la fin de soirée et faire en sorte d’ajouter une nouvelle ombre au tableau que je peignais de Lyon concernant la drogue.

Nous nous séparons Mr Eric et moi même, avec la promesse de nous revoir assez rapidement. Mais l’un et l’autre, nous repartons avec le vibe et des images pleins la tête, malgré des gens aux comportements étranges lorsqu’ils titubent ou hurlent en pleine rue (à cause de certains produits ?).

Est ce que la ville de Lyon va t’il devenir la nouvelle ville des vices? Peut être que ce n’est que le temps du festival. Je ne pourrais donner réponse à cette question. Mais pour autant, mon retour vers Paris s’effectuera après une nuit de sommeil bien mérité.

LPR qui reprend goût à la culture club, surtout lorsqu’il y a du partage dans les émotions, en découvrant la puissance des relations humaines autour d’un rassemblement musical.

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