Soulful Meeting 2009@La Vague-Six Fours 14-15-16/08/09

Posted in Festival on août 14th, 2009 by admin

LPR SOULFUL VIBES IN THE MEETING OF 2009 REVIEW

Voici la review de cet évènement estival lié à Universdj pour sa troisième édition. Le festival des musiques Soulful, soutenu par des passionnés, se voit reconduire pour la seconde fois au Bar/Restaurant/Club La Vague à Six-Fours Les Plages.
Il s’étale durant les 3 jours du week-end du 15 août et avec je vais essayer de vous retranscrire les émotions vécues par des mots virtuels.

  • Vendredi 14 Août 2009

Voici le programme du premier jour du Souful Meeting 2009 et de ces festivités.
L’après-midi a été assuré par Anonyme Garden, pour sa première prestation au Soulful Meeting.
Le Dj, lié à l’équipe de Poitiers, s’est fait plaisir en mix, après sa visite l’an passé, en tant que touriste. Il ouvre le bal des Dj’s et des mixes Soulful à souhait en journée.
Stephane De Toulon a découvert depuis quelques temps la petite bande du Sunslice et de La Vague. Et depuis, le voici venu au festival pour l’édition 2009 en répondant présent à l’exercice du mix, juste après Anonyme Garden.

J’aurais déjà dû être arrivé lorsque les deux frères Seb et Thomas de Rouen ont commencé à mixer. Mais il n’en était rien puisque j’étais, en bonne compagnie, toujours sur la route en direction de l’événement.
Pour autant, les frères se payent une tranche de Houseries relevé par l’habitué des après midis, l’acolyte Jibi Martinez.
La soirée commence et les deux équipes se préparent pour un combat à la recherche du vibe ultime. Universdj team avec Tuxxl, Mike & Tess et Mr Sam d’un côté. La représentation de l’association Sunslice se fait par les deux grandes pontes de la Jerk House connection, les biens nommés Dj Therry et Dj Bool.

J’arrive finalement au meeting dans un état de transpiration intense, aux alentours de 23h. C’est juste au moment où les Wumm, avec la chanteuse Marlène Rodrigues, finissent leurs mix & live sur une de leurs compositions “Still”.
Enfin, je retrouve toute la bande de fous furieux. Allant du Frank Savannah à un dj Kik en pleine forme, tout en passant par Yohan Esprada, les discussions s’organisent à même la plage.
Croyant avoir tout loupé, et surtout leur live, je m’excuse auprès des Wumm, de ma non présence. Heureusement, plus de peur que de mal, c’était du mix essentiellement…..ouf !!!

Mais à l’intérieur du bar, cela ne chôme pas. J’arrive au moment bouillonnant de la soirée, puisque Nicolas Vautier est déjà installé derrière les platines tandis que Rachel Claudio empoigne le micro pour amorcer la folie.
Et c’est parti pour une chevauchée efficace et endiablée. Nicolas utilise la technique du ressort (ou kangourou comme vous préférez) puisqu’il saute en rythme sur le parquet, jusqu’à en casser même un petit peu. Et la grande Rachel est magnifique en prêtresse de la soirée, avec une puissance vocale impressionnante, le tout en improvisation totale.
L’ambiance devient d’un seul coup explosif dans le bar. Il était plein et les gens qui y sont suivent la vibe que le duo maîtrise parfaitement. Jusqu’au point de faire crier la joie et faire briller les sourires de ces derniers.
Nous avons droit à un “Freedom” en version instrumentale lancé par Nico (pour les intimes) mais chanté en live par Rachel, ainsi qu’un hommage à Chaka Khan, “Any love” produit par Dj Mémé. Ce n’est que du bonheur malgré le fait qu’un peu de trop de vocal, peut tuer le vocal.
Après 1h30 d’improvisation live et de complémentarité sur le mix, la constatation est flagrante. Nicolas Vautier et Rachel Claudio est un duo impeccable, dynamique et ultra efficace.
Mais autant se reposer un peu les oreilles pour les voix…

Et voilà que Bibi fait son arrivée pour ce qui pourrait être une émission de Better Days en live !!!
Il tient le dancefloor avec un programme musical des plus intéressant et varié. Il y met tout son savoir faire grâce en partie aux classics qu’il a joué durant une dizaine d’années sur une radio nationale en trois lettres et avec pour l’autre moitié de son set, des sons que seul Bibi mixe.
Il a même joué quelques sonorités Zouk…..avant de repartir sur de la house avec le “Voices in my mind”. Les gens dansent toujours tandis que mes yeux commencent à fatiguer. C’est tout naturellement que je me dirige vers l’hôtel pour me reposer, en m’éloignant de la Vague pour ce premier soir.
Une fois là bas, une surprise m’attend. Je vois une cascade (réalisée sans trucage) d’un Dj à la sortie d’une voiture en roulé boulé façon Starsky & Hutch sur le parc de stationnement de l’hôtel. Etrange vision que voilà, juste avant de se coucher.

JIBI MARTINEZ

SEB & THOMAS DE ROUEN

NICOLAS VAUTIER & RACHEL CLAUDIO Mix & Live

BIBI

  • Samedi 15 Août 2009

Un lever tardif, un petit déjeuner transformé en déjeuner, voici comment commence cette journée avant mon arrivée à la vague en début d’après-midi. Mais trop de chaleur m’amène à me jeter à l’eau pendant que le relais entre Stephane de Toulon et Anonyme Garden puis avec les deux frères de Rouen se pratique sans anicroches.
Aujourd’hui pour ces derniers, c’est un concentré de pure vibe latina mouvementés par ses percussions, ambiançant la Brutal Beach de Six-Fours les plages et ses occupants.
Jibi Martinez, quand à lui, discoise le lieu avec de bons morceaux à l’ancienne.

Après ma baignade, c’est à moi de prendre les platines pour un set vocalisant, comme je les affectionne.
Quelques clins d’oeils sont parsemés de ci, de là à Sir Esprada, le couple Floy/ Frank Savannah (ce dernier se tenait devant moi) ou le mystère autour de ce nom : Housadiction.
Yohan Esprada me suit, avec il faut le dire, grande conviction. Ayant la maîtrise de son engin futuriste via deux disques tournant sur un écran, il fait cracher les enceintes du bar.
Un set deep tech, hypnotique et pumping à 18h. Cela enthousiasme le Jedset en survibe, même si l’horaire et la qualité du set du Dj Normand aurait été plus adéquat en fin de soirée.

Après une douche bien méritée face à ce soleil de plomb, la (re)venue sur la plage de Six-Fours concorde avec la prestation en live du collectif Jerk House Connection.
Une chanteuse (jouant parfois d’un instrument en forme de clavier, dans lequel elle souffle également dedans comme une flûte), un guitariste et un claviériste/Ingénieur son/lanceur d’ambiance sont réunis sur une petite scène posée à même la plage.
Le petit trio nous fait découvrir, tout en douceur, le nouvel album de la Jerk House connection. Que cela soit des morceaux deep house ou carrément lounge, c’est vraiment agréable d’entendre de la musique Soulful devant un coucher de soleil au bord de la jolie mer méditerranée.
Par conséquent, le live peut s’écouter le fessier enfoncé sur un transat, un verre à la main et le regard posé sur cet horizon lointain. Mais pour ma part, je décide de danser à même les cailloux, quitte à en rendre les chaussures blanches (plutôt que le noir d’origine).
D’autant plus lorsqu’un deuxième chanteur, du nom d’Akram, enfourche sa guitare autour du cou et nous joue en solo, une petite ballade à la nuit tombante. Pour la Jerk House, c’est enfin le signe de la reconnaissance en rapport à ce “Each & every day” de 6 ans d’âge.
La collaboration, entre le collectif de Six Fours et ce chanteur originaire d’un groupe arabo- électronique, se voit relifté par Rocco et Raw Artistic Soul sur le label parisien Antho. Le Soulful meeting est une occasion de découvrir cette voix (masculine et non féminine comme je l’aurais cru en version studio) boostant en live, la version instrumental du Rocco Deep mix.
Au break, il reprend même le texte du Modjo “Lady”.

Mais je ne peux l’entendre qu’au travers des baies vitrées du bar puisque j’aide l’acolyte Logan du collectif Rennais Dataspirit à débuter son live. C’est le premier live en public du producteur et qui plus est, lors de sa première venue au Soulful meeting.
Pour cet événèment, il ne fait justement pas les choses à moitié. Environ 80% de son live est tout nouveau, tout frais sorti des machines, quelques semaines plus tôt.
Avec plus d’une heure de sonorités Loganesque, ce live est un concentré de house, d’électronica, d’ambient et de tech house. En clair, ce sont toutes les influences à coeur ouvert du producteur Rennais, nouvellement Parisien.
Des sons hypnotiques sur lesquels on danse….à l’heure du barbecue géant organisé à même la plage. C’est justement dommage d’avoir programmé son live à cette heure-ci, alors qu’il y avait un potentiel de programmation en pleine soirée.
Ces propres productions “Seven forty eight” ou “Electrical field”, autant que des remixes (comme celui pour M-Wood…..repose en paix) ont dynamités le bar et sa plage en version live grâce au logiciel Reason ! Cela en épate plus d’un tandis que d’autres sont pris par le charme.

Une passe d’arme mémorable se pratique avec un Jedset survolté sur les CDJ. D’ailleurs le respect entres les deux producteurs les amènent à se faire une accolade des plus amicales, un grand moment.
Le producteur parisien Jedset pratique l’art du mix depuis plus de 10 ans. On sent le second amiral du bateau Soulheat à l’aise dans cet exercice. Il enchaîne les morceaux vocaux, instrumentaux soulful, house et club mais toujours d’une façon énergique.
Au point qu’un événement inattendu se passe dans le dos du dj (ah, la magie des improvisations !).
Marlène Rodrigues, chanteuse collaborant avec le collectif WUMM, surbooste un instrumental du mystérieux collectif Housadiction. Encore plus étonnant, c’est l’improvisation, nus pieds de Rachel Claudio sur le parquet du club/restaurant, rétorquant à la voix de Marlène.
L’ambiance devient électrique, la sueur devient palpable mais les sourires se multiplient lorsque la soirée se poursuit en battle vocale. C’est la première de ce genre, à laquelle j’assiste et c’est le summum lorsqu’Akram vient également.
Les deux chanteurs expérimentés nous amènent très loin dans la vibe, tandis que Marlène, la petite nouvelle, arrive à suivre, tout en étant guidée par ses grands frères/soeurs d’un soir. La petite chanteuse prend du grade.
Cette battle n’amène pas de perdant mais un résultat hallucinant : les cris de joies, les sourires et les bonnes vibrations se multiplient à La Vague. Comme certains ont pu dire avec le recul, “les prestations vocales en improvisation étaient un grand moment. Tellement grand qu’ils mettaient encore la banane pendant des jours.”

La suite du programme de la soirée a été légèrement modifiée par la non présence de Dj Floy. Dj Bool et Dj Thery débutent un set en ping pong, soutenu par la bataille vocale des trois chanteurs.
Tant qu’Akram est présent, il use et abuse de sa présence, pour chanter le “tube” de ce meeting version 2009, “Each & everyday”, une fois de plus. Malgré leur court set, ils continuent l’exploration de la house vocale, tout en préparant l’arrivée du duo Nico et Rachel, pour la seconde soirée de ce week- end très….soulful.

Enfin, la nuit se fait prendre par un dj de qualité durable. Déjà plus de 15 ans qu’il sillonne le globe, Dj Rork, patron du label Stalwart, nous concocte un set très large : de New York des MAW à des clubs tracks plus récent tel gel abril sur Defected (autres buzz du meeting), il crée une ambiance qui amène à secouer le bassin en rythme.
Pendant ce temps là, à quelques mètres de là, à plus de minuit, une nouvelle danse est inventée : la water House dance et est pratiquée entre trois dj’s et producteurs passionnés en mer méditerranée .
“Bien bien bien profond, bien profond….yeah !”

Alors que les vêtements sèchent sur les trois participants de ce nouveau mouvement, Rork n’amuse pas la galerie. Il continue sa mission de faire danser les gens toute la nuit durant.
Malheureusement, trop d’émotions et de fatigue m’amène à retourner à l’hôtel vers 2h30. Mais la soirée n’est pas finie pour tout le monde, rassurez vous.

STEPHANE DE TOULON

ANONYME GARDEN

YOHAN ESPRADA

LOGAN DATASPIRIT Live

JED SET

DJ RORK

  • Dimanche 16 Août 2009

Au matin d’une dure journée de soleil et de sueur, un élan de motivation vient cogner à ma porte pour visiter la région. Hélas, la chaleur me rappelle à l’ordre et la motivation s’envole dans la douche froide prolongée.
L’après-midi s’ouvre de nouveau aux mixes et aux baignades certes ensoleillés mais ambiancées par les Dj’s.
A plus de 15 heures, je retrouve Seb et Thomas de Rouen menant un set enthousiasmant comme je les aime, différent de la veille.
Lorsque vient mon tour, je n’ai qu’une idée en tête : réanimer mon projet LPR SOULFUL SELECTION. Le principe est de faire une sélection de morceaux à l’esprit Soulful, sans pour autant être de la House. Puisque Frank Savannah a subi l’échec de la non réalisation de son film “Qu’est ce que la Soulful version 2009″ la vielle, je me suis dis : “Je vais leur faire écouter ce qu’est l’esprit Soulful”.
Et pour preuve, voici un “Pacifica” donnant le LA à un Sinatra, un cowboy de l’espace flirtant avec les libérateurs du jazz, tandis qu’un Saint Germain retrouve son gang du Kool pour une partie de “Summer madness”.
Je ne résiste pas au fait de rediriger la sélection vers un mix aux sphères House et deep, avec des amis, des voix, des instruments et du Soulheat pour ne pas changer.
L’arrivée de Jibi Martinez (ex-Grenoblois) à mes côtés indique la relève de la direction des platines. Ce dernier les bichonne avec un côté très deep, tandis que moi, je pique une tête dans l’eau toujours chaude mais bien plus fraîche que face à ce satané soleil.

A ma remontée de l’eau et après séchage, voici un petit nouveau rencontré mais non prévu au programme : Dj Kam.
Il est un peu tendu car c’est son premier mix en public. Mais il assure un très bon set vocal et garage, avec même du Kings Of Tomorrow de haute facture dans le genre.
Suit le normand Yohan Esprada, toujours aussi concentré sur sa musique énergique diffusée alors qu’il déclenche une énième coupure de courant. Un set résolument deep tech m’amène à enchaîner quelques pas sur le parquet mais rattrapé bien vite par la chaleur outrancière. Son set se termine par un “Rhodes Island” des plus prenants (en savoir plus, direction http://www.yohanesprada.com).
Pendant qu’une discussion passionnante avec Kya des Wumm s’installe, un Dj venu à la dernière minute, assure sa prestation en remplacement de Karltone : Polem.
Le passionné provenant de Besançon est investi dans la webradio Paris One et sur la radio Belge Vibration FM. Il a profité de ce week-end estival pour délivrer une partie de sa culture musicale avec un concentré de Kerri Chandler, un bouillon de Jovonn et beaucoup de vibes vocales Françaises et Américaines.

Le Soulful meeting est un évènement musical mais aussi et surtout la rencontre du public, des passionnés, des producteurs, humainement parlant.
Après avoir passé deux jours déjà, à découvrir le monde musical de Nicolas Vautier et sa technique façon Kangourou, je me décide enfin à l’aborder. Il faut dire que c’est une des seules personnes que je ne connais pas vraiment, du moins, juste de réputation.
L’occasion de cette rencontre permet de me rattraper et d’en savoir plus sur l’histoire de Jaffa Music (qui est son label au passage, ce que je ne savais pas) et de découvrir un producteur à coeur ouvert, abordable et respectueux. Cela fait toujours plaisir et du bien de voir des professionnels toujours aussi passionnés, avec humilité, sans se faire engluer dans la spirale du Star système.

Sans qu’il n’y ai de sonnettes d’agités, certains sont en train de manger, d’autres y vont et le restaurant se remplit.
C’est dans ces conditions que des amis à Nico s’invitent à mettre de l’ambiance à coups d’effets : ce sont The Sound Soldiers.
Un duo aussi à l’aise en house qu’en électro (leur titre “My love” est toujours en attente de label pour ceux que cela intéresse), ils dégagent une très bonne dynamique et enchaînent des disques dansants….même s’ils n’ont pas eu l’écho relatif à leur prestation.
Dans tous les cas, un duo à retenir en mixes mais également dans la production.

Ah, les joies du live, de l’improvisation et des absences amènent le live des Wumm à être reculé.
C’est un bienfait, puisqu’en attendant un ping pong géant s’organise entre Mike & Tess, Nicolas Vautier de nouveau en pleine forme et Dj Kik, vice président d’Universdj et bidouilleur de talent. Preuve en est, avec un Chic “Good Times” survitaminé, enthousiasmant les personnes revenues de leurs repas.
Un aller et retour à l’hôtel, avec une énième douche à la clé et voilà que je me retrouve, une glace à la main, devant la vague, à la nuit tombée. Ce coup-ci, j’entends Nico, seul, alors que les Wumm se préparent pour leur live.
Les claviers maîtres sont de sortis, les deux Wumm, Kya et All Over penchés derrière leurs machines, lancent des éléments de morceaux, pour attirer la piste grâce à un spectacle interactif.
Simplement, c’est bien connu, on regarde un spectacle mais on ne danse pas dessus. Marlène va faire en sorte que cela en soit autrement.
Après une année de live autour des soirées Deep Is Our Soul (DIOS pour les intimes…la prochaine le 15 Octobre au Tribar), les deux Wumm et la chanteuse Marlène Rodrigues ont collaboré de nouveau à la création de morceaux. Et ce soir, le premier live extrait de ce nouvel album promo (distribué gracieusement lors de ces 3 jours) met de l’ambiance.
D’un “Flow of life” de l’an dernier en passant par un “Still” nouveau très bon cru en version Backup instinct, tout est là. Y compris les émotions de l’instant d’un live, les erreurs, les improvisations ou les moments où les personnes sont hypnotisées par la prestation musicale.
Un voyage allant des sonorités de Chicago des premières années (”Dipadiction”), d’un Kerri Chandler en influence (”Underdance”), d’un coup de gueule sur l’entrée des clubs (”Let me in”) ou même broken beat (”Sauhome”), c’est un résumé du programme que nous a réservé le trio durant leur live.

Il y avait moins de monde visible dans l’enceinte de la Vague puisque nous étions un dimanche. Un peu moins de monde aussi pour accueillir un mix ping pong inattendu de la part des Housadiction.
Ce n’est qu’une petite mise en bouche avant un live improbable et totalement imprévu (du fait des absents et de la rencontre). Celui des Wumm en versus avec Logan sur la même texture sonore, mélangeant leurs divers univers.
Et cette rencontre abouti sur un résultat inattendu. Mais il y a de quoi faire avec les nappes de Logan, tandis que les Wumm s’occupent des rythmiques, qui nous propulsent dans un voyage des plus dansants, tout en étant planant ou au contraire dévastateur.
Il faut surtout s’imaginer que le live est délivré totalement au feeling. Kya envoit des séquences rythmiques jumelées à des gimmicks ou des nappes provenant du travail passionnant de Logan. Parfois, c’est le contraire. Mais la création en direct des deux producteurs est agrémenté d’un All Over au clavier en improvisation et même de Jedset, préparant des accapellas en accord avec tout ce mélange créatif. Et il y a vraiment des moments magiques dans cette prestation unique.
Il fallait écouter, voir et percevoir ces êtres humains secouant la tête en rythme, tout en mettant de l’âme et de l’émotion dans leurs machines.

Mais ce moment passe très rapidement alors que l’ambiance du public, resté fidèle, remonte en flèche dans le club juste au moment où le trio trouve leurs marques. Mais Mike & Tess veut faire passer tous ceux qui souhaitaient mixer et c’est sur cette fin de spectacle incroyable, qu’ Hill’G reprend le contrôle de la table de mixage, pour un set sans concession.
Le fidèle acolyte relié à la Vague et à l’équipe Sunslice (j’ai pu faire sa connaissance l’an dernier) fait un set lourd, brut, underground et efficace à base de deep underground, de techno, de tech house ou de minimal. Une facette que je ne lui connaissais pas et qui m’a surpris mais ravi.
Ou comme disent certains “Cela tapait” alors que d’autres diraient “cela envoyait de la cagette”….c’est au choix messieurs et mesdames.

A un peu plus de 2 heures au matin, Dj Bool, grand manitou de la vague par sa casquette de directeur artistique du lieu, indique la migration de la dernière soirée du Soulful meeting. Le chemin n’est pas fléché mais telle une rave qui s’arrête à un endroit, le mouvement est déplacé et la fête continue.
C’est dans le club Le César, juste en face de la vague (il n’y a juste qu’a traverser la route). Après l’entrée, un son Housey joué par Orel1 et Fukiflex (initiateurs des soirées Jus’dance et créateur du site de music, danse urbaine et djaying http://www.housedancer.net) nous accueille en nous invitant à la danse, sur une piste glissante et déserte.
Car le club a laissé ses portes ouvertes après deux heures exceptionnellement un dimanche soir, pour accueillir l’after et fin du festival Soulful meeting 2009.
Un set assuré par le tandem avec de la deep underground, en passant par de l’afro gigolo pas loin des contrées Mojuba ou même de la house matinée de rn’b…ou alors le contraire.
Il faut savoir que le son n’est pas très percutant, que la cabine est bas de plafond (d’ailleurs un des dj ne rentrait pas debout dans la cabine), que la piste est étincelante, brillante, lustrée et vitrée (ah, les fameux clubs où l’on peut voir son reflet pour se faire de l’auto satisfaction sur ses pas de danse) et son carré “Consommateurs de bulles via CB”, heureusement vide.
Pour autant, la deuxième prestation de Hill’G ramène, les quelques passionnés encore debout, dans les contrées garagisante et même discoïde. C’est sur le morceau d’Inner Life “Ain’t no mountain high enough”, reprise du titre de Marvin gaye et Tammi Terrell, que s’achève mon week-end musical avec passion.

Et voilà que vient le moment difficile des “Au revoir” à tous les participants, de la difficulté de tourner les talons loin de cette vibe, mais avec la promesse de remettre cela très vite. On peut aisément voir les émotions sur les visages des personnes présentes. C’est un mélange de tristesse, de sourire jusqu’aux oreilles, ce week-end a été un grand moment d’intensité musicale, encore plus grand qu’imaginé en tête.
Lorsque l’on vit des moments pareils, on se dit que c’est bon de vivre des instants aussi intenses volés à la dure réalité de la vie. Et cela permet également de conserver certaines valeurs un peu trop en perdition dans le 21 ème siècle : les relations humaines réelles. Et tout cela en améliorant sa culture, en invitant le mélange d’individus différents, rassemblés autour d’un même élément : la Musique.

Au réveil le lundi matin, le rêve n’en était pas un. Le soulful Meeting édition 2009 a bien eu lieu et m’a amené à un état de joie instantanée dans ce monde de merde.
Les derniers instants passés dans la région de Toulon se déroulent sur la terrasse d’une restauration rapide avec Yohan Esprada, Polem et une discussion avec les Sound Soldiers avant leurs départs de la région.
L’éloignement de cette région est un soulagement par rapport à la souffrance solaire que je subis encore, pour retrouver des montagnes plus confortable en fraicheur (quoi que ce ne soit pas dis en été !).
Au revoir SOULFUL MEETING mais pas adieu et surtout merci qui ?
MERCI UNIVERSDJ !!!

LPR …encore dans la vibe Soulful…même 3 mois après.

DJ KAM

POLEM

MIKE & TESS  with DJ KIK

WUMM featuring Marlène Rodrigues & guest Rachel claudio Live

WUMM & LPR

LOGAN DATASPIRIT, WUMM & JEDSET Full Live Improvisation

HILL’G

OREL1 & FUKIFLEX

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